2. Toyota bZ4X Touring - Sur la route : sobre et confortable

Pour notre essai, nous prenons en main la version d'entrée de gamme Design, avec son moteur traction de 224 ch et ses 591 km d'autonomie annoncés. C'est clairement la combinaison qui sera la plus vendue, Toyota tablant même sur 78 % des ventes totales du modèle. Une entrée de gamme loin d'être au rabais.
Déjà, les performances sont consistantes. Seule la vitesse de pointe, limitée à 160 km/h, pourra devenir un handicap sur certains marchés (pas tellement en France), mais le 0 à 100 expédié en 7,3 secondes sur le papier est crédible dans la réalité. Car le bZ4X Touring décolle avec vigueur au feu rouge, faire montre de force aux vitesses intermédiaires, et expédie les dépassements avec des reprises musclées. Plus musclées que ne laisserait supposer le couple assez réduit de 268 Nm. Mais c'est qu'il est disponible immédiatement. Non essayée, la version 380 ch 4x4 bimoteur et ses 537 Nm de couple doit envoyer sévère, avec un 0 à 100 en 4,5 s. !
Le rival Peugeot E-5008, en version 210 ch 73 kWh, est moins veloce, avec un 0 à 100 km/h en 9,7 s ! Un gouffre. Il faut dire que la nouveauté Toyota est particulièrement légère. Pour un VE s'entend... Mais face aux 2 218 kg d'un E-5008 d'entrée de gamme, c'est une vraie ballerine, du haut de ses "seulement" 1 900 kg à vide.
Un consommation parfaitement maîtrisée

Ce poids explique aussi probablement que la consommation moyenne lors de notre essai s'est montrée particulièrement intéressante. Alors oui, nous n'avons pas emprunté l'autoroute, un type de voie rare en Slovénie, théâtre de notre essai. Mais parvenir à afficher 15,5 kWh de moyenne, sans avoir fait aucunement attention, et sur un parcours valonné, c'est vraiment bien, et ça permet de parcourir, avec 71 kWh nets de capacité de batterie, près de 460 km. Loin des 591 km promis, oui, mais la concurrence est dans les choux. On rappelle qu'avec 73 kWh, le E-5008 210 ch promet 477 km, et en parcourt moins de 390. Toyota démontre ici des progrès remarquables par rapport à la première mouture du bZ4X, en 2021.
Cette moyenne cache un appétit encore plus léger en ville, où avec un minimum d'anticipation, et en utilisant à bon escient les palettes pour moduler la régénération au lever de pied (sur 3 niveaux, mais pas de mode One Pedal), on peut descendre autour de 11,5 kWh/100, ce qui offre dès lors 617 km d'autonomie. Un constat peu surprenant, puisque nous avions constaté il y a peu un appétit également très maîtrisé sur le petit frère C-HR+.

Côté comportement, et si l'on met de côté une maniabilité grêvée par les dimensions en hausse, le bZ4X Touring se débrouille globalement bien. Il se montre à la fois confortable de suspension, avec un roulis bien maîtrisé et une caisse bien tenue, mais pas raide, et aussi suffisamment dynamique, avec une direction sans reproche et un freinage facile à doser et puissant. Le poids ne se fait d'ailleurs pas trop sentir.
Quand on hausse le rythme, la nouveauté nipponne continue à bien se tenir, sans se désunir, avec une direction qui devient consistante, et un bon accord des suspension. Bien sûr, à la limite, apparaît un comportement sous-vireur facile à maîtriser.
Par contre, qu'est-ce que les aides à la conduite sont envahissantes ! Les bips incessants agacent, l'aide au maintien dans la voie semble ne jamais vouloir se désactiver complètement. Il est de plus complexe de tout mettre en sommeil, via le système multimédia peu ergonomique. Il faudra se pencher, pour les vrais propriétaire, sur la notice d'utilisation.
De rares bémols

A rythme tranquille, on profite d'une bonne insonorisation globale des bruits de roulement et de la machine électrique. Pour les bruits d'air, c'est moins bon, et notre modèle d'essai laissait passer comme un filet d'air au niveau de la portière conducteur, en haut de la vitre. Le vent latéral pouvait l'expliquer, à moins qu'un réglage de la porte n'ait été nécessaire. Rien de rédhibitoire toutefois.
Seul véritable bémol on y revient, c'est la maniabilité en ville. Le gabarit est imposant, et le diamètre de braquage, pourtant pas indigent sur le papier ( 12,2 m entre murs), est dans la réalité insuffisant pour réaliser certaines manoeuvres en une fois, il faut s'y reprendre.
Au final, le bZ4X Touring est en tout cas un bon compagnon de route, facile à prendre en main et utiliser, avec le bémol du gabarit.
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