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Alpine : du Porsche français au Tesla français

Cette semaine, le directeur général de Renault devrait confirmer la réorientation d'Alpine vers une gamme de voitures sportives électriques.

Alpine : du Porsche français au Tesla français

- 76,5 %. Telle est la chute des ventes d'Alpine en France en 2020. Certes, l'année a été particulière, le marché ayant plongé de 25 % sous l'effet du Covid. Mais, après les débuts en fanfare de l'A110, le soufflé est vite retombé… au point de susciter des inquiétudes sur l'avenir de la marque. Le président de Renault avait d'ailleurs semé le doute en remettant en cause le futur du site historique de Dieppe lors de la présentation d'un plan d'économies pour le groupe en mai 2020.

Heureusement, les doutes ont vite été balayés par le nouveau directeur général, Luca de Meo. Peu après son entrée en fonction, en évoquant le repositionnement des différentes marques du groupe, il a rassuré sur l'avenir d'Alpine. Mieux, il en a vite renforcé son statut : il en a fait le porte-drapeau du sport pour l'ensemble du groupe.

L'une de ses premières décisions sur le plan marketing a ainsi été de renommer l'écurie de Formule 1. Exit Renault Sport à partir de cette saison 2021, place à Alpine F1 Team. Et ce sera un double engagement en tant que marque pour Alpine cette année, puisque la firme au A fléché restera en endurance. Elle va même y monter en grade, en rejoignant la LMP1. De quoi booster la renommée de la marque, avec l'idée de "gagner le dimanche pour vendre des voitures le lundi". Mais quelles voitures à part l'A110, qui semble avoir du mal à capter de nouveaux clients après le premier cercle de passionnés ?

Voilà plusieurs années que les rumeurs vont bon train sur le développement de la gamme. Du côté de la maison mère Renault, il n'était pas question de s'éparpiller dans les projets et de confondre vitesse et précipitation. Il a toujours été clair que la priorité était de réussir la mise au point et le lancement de l'A110. Une mission réussie, la voiture ayant été un succès critique, encensée notamment par l'exigeante presse auto anglaise.

Mais voilà bientôt quatre ans que l'auto a été officiellement présentée. Et depuis, à part une variante S et des séries spéciales, il ne s'est rien passé. On s'inquiète d'ailleurs du silence assourdissant de Patrick Marinoff, patron de la marque depuis septembre 2019 et débauché chez Mercedes-AMG. L'homme n'a jamais fait une annonce concrète sur le futur de la gamme, évoquant certes des projets, mais sans les détailler.

Sans surprise, il est beaucoup question d'élargir la clientèle avec un SUV. De quoi toujours faire hérisser les poils des puristes, mais de nos jours, c'est un incontournable que les labels les plus prestigieux ne se refusent plus. On imagine ainsi depuis des années un développement d'Alpine façon Porsche, qui est entré dans une nouvelle dimension au début du 21e siècle avec son Cayenne, puis avec le Macan. Des succès qui sont des machines à cash, qui permettent d'ailleurs de proposer toujours une vaste gamme de 911.

Pour donner un avenir à l'A110, il faudrait donc un baroudeur qui se vend davantage. Si le projet d'un SUV semble acté en interne, ce sera toutefois avec une particularité mécanique : le moteur électrique. Et ce repositionnement sur l'électrique a visiblement été accéléré par Luca de Meo. Selon les informations de Reuters, lors de la présentation de son plan de bataille pour la relance du groupe, la semaine prochaine, le DG devrait annoncer trois nouveautés électriques pour Alpine. De quoi faire de la firme de Jean Rédélé un Tesla à la française.

Ces modèles reprendraient ainsi la nouvelle base CMF-EV, qui sera implantée dans l'usine française de Douai (Nord) d'ici fin 2021. Les futures Alpine resteraient ainsi made in France.

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