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Électrique d'un côté, thermique de l'autre : Renault bien parti pour se couper en deux

Électrique d'un côté, thermique de l'autre : Renault bien parti pour se couper en deux

Le groupe Renault a précisé son projet de création de deux pôles pour séparer ses activités électriques et ses activités thermiques.

Lors de la présentation des résultats financiers de 2021, Renault a fait une annonce importante : il a lancé une réflexion sur la séparation de ses activités électriques et thermiques en deux entités. Dans un communiqué de presse, le Losange vient d'en dire plus sur ce projet.

L'entité "Véhicules Électriques et Software" serait basée en France, la marque ayant décidé de produire en priorité ses électriques dans l'Hexagone (la nouvelle Mégane et la R5 sortiront des chaînes de Douai).

Cette entité englobe les éléments de toute la chaîne de valeur de la voiture électrique : ingénierie (une partie du Technocentre, Renault Software Lab, le centre d'essais de Lardy et d’autres sites à l’étude en Île-de-France), industrie (les usines du pôle ElectriCity dans le nord du pays et Cléon), ainsi que les fonctions support liées à ces activités. Cette partie pourrait rassembler plus de 10 000 employés dès 2023.

L'autre entité rassemblerait les activités liées aux moteurs et boîtes de vitesses pour les thermiques et les hybrides. Celle-ci sera basée hors de France, avec aussi 10 000 salariés environ. Cela comprend notamment les usines "Powertrain" de Motores (Espagne), Séville (Espagne), Cacia (Portugal), Bursa (Turquie), Pitesti (Roumanie), Curitiba (Brésil), CorMecanica (Chili), PFA (Argentine), ainsi que les sites de recherche et développement en Espagne, Roumanie, Turquie et au Brésil.

Cette organisation est pensée pour "renforcer l’efficacité et la performance opérationnelle" de deux business qui ne sont pas du tout sur la même longueur d'onde. En février, Luca de Meo expliquait au Figaro : "la motorisation électrique et la motorisation thermique sont deux sports différents. Dans le premier, il y a des percées technologiques à faire, et le marché est en forte croissance. Dans le second, il n’y a pas d’investissements massifs à faire, et l’activité est génératrice de marges".

Les deux pôles auraient ainsi un "business model" mieux adapté à leurs spécificités. Les séparer a aussi pour but de mieux les valoriser, alors que la valeur en Bourse de Renault a fondu (moins de 6,5 milliards d'euros de capitalisation). Le Renault électrique pourrait ainsi être introduit en Bourse fin 2023. Cette séparation est également faite pour attirer de nouveaux partenaires, de chaque côté.

L'étude de cette organisation d'une partie des activités (ce n'est pas tout le groupe, puisqu'on parle de 20 000 employés alors qu'il y en a au total un peu plus de 150 000 dans le monde) va se poursuivre, avec notamment les syndicats. Le projet sera détaillé à la rentrée.

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