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Fiat Coupé (1993-2000) : style et raffinement mécanique, dès 4 000 €

Dans Rétro / News rétro

Renouant avec une tradition abandonnée dans les années 70, Fiat a étonné en 1993 avec son Coupé au style très fort. Doté d’un bon châssis et de moteurs parfois bouillants, il se dégotte à des prix très attractifs… pour le moment !

Ces flancs lacérés ne finissent pas de diviser les avis. Imaginez leur impact en 1993, année où le Coupé Fiat, ici en Turbo 16v, a été lancé !
Ces flancs lacérés ne finissent pas de diviser les avis. Imaginez leur impact en 1993, année où le Coupé Fiat, ici en Turbo 16v, a été lancé !

On s’extasie souvent devant les créations de Pininfarina, pourtant, le grand maître italien s’est parfois fourvoyé dans des designs effroyablement banals. Et paradoxalement, c’est ce qui a favorisé le style radical du coupé Fiat.

Au début des années 90, le géant italien entame une renaissance, et c’est à ce moment que Pininfarina, qui vient de perdre la production de la Cadillac Allanté, propose de lui dessiner et de lui fabriquer un coupé. La direction de Fiat, voyant en cela un joli symbole pour son retour aux affaires, accepte de renouer avec ce genre abandonné à Turin dans les années 70.

Pour le design, elle met tout de même en concurrence ses propres designers avec ceux de Pininfarina, qui livrent une première maquette ultra-conventionnelle. Au Centro Stile Fiat officie alors un certain Chris Bangle, qui décide d’en prendre le contre-pied total. Inspiré par les œuvres flamboyantes de Gandini quand il faisait les beaux jours de Bertone, il produit des dessins qu’il reconnaîtra plus tard comme très laids mais qui reçoivent l’aval de Roberto Testore, alors patron de Fiat.

Un des sketchs de Bangle, en 1991. Si les grandes lignes sont là, il reste bien du travail pour les rendre acceptables.
Un des sketchs de Bangle, en 1991. Si les grandes lignes sont là, il reste bien du travail pour les rendre acceptables.

Estimant qu’un style tranchant mettra mieux en valeur le renouveau de Fiat, il donne le feu vert au projet de Bangle, qui, à force de travail avec les modeleurs, aboutit à un prototype très séduisant, aussi original qu’équilibré grâce à des volumes qui rendent vivantes les lignes abruptes et radicales des sketchs initiaux. Pininfarina réussit tout de même à imposer le style du cockpit, intégrant brillamment des éléments stylistiques des années 60, comme ce bandeau couleur carrosserie entourant les passagers avant, et assurera dans son usine de Grugliasco la production du coupé.

Techniquement, celui-ci reprend la plate-forme flexible étrennée par la Tipo mais pour bien remplir ses ailes, on élargit ses voies au moyen de bras de suspension spécifiques, même si les épures ne changent pas (jambes McPherson à l’avant, bras tirés à l’arrière). Sous le capot officie en deux variantes un bloc bien connu : le 2,0 l Lampredi, en 142 ch (atmosphérique) et 195 ch (turbo).

Le Coupé, dans sa version définitive en 1993. Notez la largeur progressive des prises d’air de bouclier, une originalité de plus dans un dessin déjà très personnel.
Le Coupé, dans sa version définitive en 1993. Notez la largeur progressive des prises d’air de bouclier, une originalité de plus dans un dessin déjà très personnel.

Quand elle est dévoilée au salon de Bruxelles fin 1993, l’auto, simplement nommée Coupé, surprend par son look, assemblage invraisemblable de lacérations latérales surplombant les passages de roues, d’un capot intégrant les projecteurs et les ailes, ainsi que d’un museau très agressif affichant sur le bouclier des prises d’air de dimensions progressives. Pour sa part, la poupe, très sobre, se signale par ses feux ronds, un bouchon chromé façon années 50 obturant l’entrée du réservoir.

Les essayeurs sont élogieux : le Coupé se montre sain et efficace, mais aussi terriblement performant en version Turbo. Celle-ci adopte en un viscocoupleur sur le train avant ainsi qu’un limiteur puissance agissant sur les trois premiers rapports pour améliorer la motricité. En outre, de série, elle intègre la sellerie cuir, la climatisation et les jantes de 16 pouces. Autant dire qu’à 172 000 F (36 600 € actuels), on n’est pas volé ! Le Coupé devient même la sportive de l’année du magazine Échappement, mais, malgré tout, son succès, certes estimable, n’est pas fulgurant. Évidemment compétitif, son prix reste élevé pour une Fiat dans l’esprit du public, et sa ligne incroyable ne fait pas l’unanimité.

Les feux arrière ronds et la trappe à essence chromée font référence aux GT italiennes des années 50-60. L’essuie-glace équipera très peu de modèles.
Les feux arrière ronds et la trappe à essence chromée font référence aux GT italiennes des années 50-60. L’essuie-glace équipera très peu de modèles.

Fin 1996, le Coupé évolue. Exit les moteurs, places aux nouveaux groupes Pratola Serra inaugurés sur la Lancia Kappa en 1994. L’offre se compose désormais d’un 4-cylindres 1,8 l de 130 ch, et surtout d’un 5-cylindres 2,0 l, développant 147 ch en atmo et 220 ch quand il est suralimenté sur la 20v Turbo. Celle-ci, atteignant 250 km/h, devient la Fiat de route la plus rapide de l’Histoire, et prodigue ses performances dans une sonorité envoûtante. Mais cela ne suffit pas à relancer les ventes.

Néanmoins, les améliorations continuent. En 1999, alors que le 2,0 l 20v passe à 155 ch, la déclinaison 220 ch gagne une boîte 6, un bouton de démarrage, des sièges Recaro et un kit carrosserie (douteux). D’abord dénommée EL, pour Edition Limitée, elle se pérennise sous l’appellation Turbo +. Mais ce sera le bouquet final du Coupé dont la production s’arrête à l’été 2000. 72 762 unités de cette auto très particulière ont été vendues.

Le bandeau couleur carrosserie ajoute une touche délicieusement rétro à ce cockpit plutôt raffiné. Ici, en 1993.
Le bandeau couleur carrosserie ajoute une touche délicieusement rétro à ce cockpit plutôt raffiné. Ici, en 1993.

Combien ça coûte ?

Des Coupé Fiat, il y en a à tous les prix. Comptez 4 000 € pour une 1,8 l ou une 2,0 l 142 ch, 4 500 € pour une 2,0 l 20v, 7 000 € en turbo 195 ch et 8 000 € pour une 220 ch. Ces tarifs s’entendent pour des autos en bon état, mais pas concours. Et si vous souhaitez un très bel exemplaire totalisant moins de 100 000 km et profitant d’un historique complet, ils peuvent sérieusement grimper, les meilleures 220 ch dépassant déjà les 15 000 €.

Un Coupé 20v Turbo de 1997, avec ses étriers de freins avant signés Brembo.
Un Coupé 20v Turbo de 1997, avec ses étriers de freins avant signés Brembo.

Quelle version choisir ?

Évidemment, pour le plaisir et les performances, les 2,0 l turbo en 195 et surtout 220 ch sont à privilégier. Les versions atmosphériques ne sont pas à fuir pour autant, même si la 130 ch est un peu juste côté puissance. La 2,0 l 20v représente un joli compromis entre style, sonorité et prix.

Les ultimes Turbo + apparues en 1999 sont les versions les plus recherchées, même si le kit carrosserie dénature un peu l’esthétique.
Les ultimes Turbo + apparues en 1999 sont les versions les plus recherchées, même si le kit carrosserie dénature un peu l’esthétique.

Les versions collectors

Incontestablement, ce sont les 2,0 l 20v turbo, EL ou Turbo +, équipées de la boîte à 6 vitesses.

Sur cet éclaté, on voit bien les suspensions héritées de la Tipo. Sur la même base, l’Alfa Romeo GTV 916 aura droit à un essieu arrière multibras… pas plus efficace !
Sur cet éclaté, on voit bien les suspensions héritées de la Tipo. Sur la même base, l’Alfa Romeo GTV 916 aura droit à un essieu arrière multibras… pas plus efficace !

Que surveiller ?

Contrairement à ce que la mauvaise image de Fiat suggère, les Coupé sont très fiables, à condition bien sûr d’avoir été bien entretenus. Surtout, on évitera les Turbo trop modifiées, malheureusement très courantes, et sujettes à des casses de turbo ou de boîte de vitesses. Sur la 220 ch, on note également une faiblesse du collecteur d’échappement, alors que la distribution de la 195 ch est à surveiller de près. Le plastique de la console centrale a tendance à peler et les glaces des projecteurs à s’opacifier. Rien de rédhibitoire cependant, d’autant que le Coupé ne rouille que très rarement.

Le Coupé 20v de notre essai appartient à Alexis Tissier, président du très chaleureux Fiat Fan Club. Un grand merci à lui !
Le Coupé 20v de notre essai appartient à Alexis Tissier, président du très chaleureux Fiat Fan Club. Un grand merci à lui !

Au volant

C’est au volant d’un Coupé 2,0 l 5-cylindres de 147 ch que je m’installe. À l’instar de la carrosserie toujours spectaculaire, l’habitacle surprend par son design original qui a bien vieilli. Surprise, la qualité de fabrication s’avère de bon niveau, l’ensemble ayant traversé plus de vingt années sans autre dommage qu’un revêtement de console centrale qui a dû être refait. Autre qualité du Coupé : sa très bonne habitabilité et son coffre suffisant, deux éléments qui peuvent en faire le véhicule unique d’une petite famille. Grâce au volant réglable en hauteur et en profondeur, je trouve une excellente position de conduite, mais je constate que les rétros extérieurs sont trop petits.

L’habitacle de cet exemplaire vieillit bien et l’instrumentation apparaît très complète !
L’habitacle de cet exemplaire vieillit bien et l’instrumentation apparaît très complète !

Une fois en mouvement, j’apprécie la direction consistante et communicative ainsi que la commande de boîte douce et rapide. Je craignais un manque de vigueur du moteur, et elle se confirme à bas régime. Seulement, le bloc est d’une douceur étonnante et quand on passe les 4 000 tr/mn, en plus de trouver une nouvelle santé, il se met à chanter. Toujours soyeux, il charme les oreilles avec sa sonorité typique des 5-cylindres et monte sans faiblir jusqu’à 7 000 tr/min, en ajoutant toutefois à son timbre une touche métallique. On n’est pas collé au siège, mais la poussée est suffisante, et surtout, ce bloc procure un plaisir permanent par son raffinement étonnant. Quel dommage que Fiat l’ait abandonné !

L’habitabilité arrière se révèle très suffisante pour deux adultes. Rare pour un coupé sportif.
L’habitabilité arrière se révèle très suffisante pour deux adultes. Rare pour un coupé sportif.

Côté châssis, rien à redire, sinon que l’amortissement un peu trop sec nuit au confort. En revanche, il profite aux qualités dynamiques, le Coupé se montrant rigoureux, sûr et agile. En somme, cette version 2.0 20v ravit par son homogénéité, d’autant que la consommation moyenne de 9,0 l/100 km n’a rien de déraisonnable.

À 295 l, le coffre offre un volume convenable, et une large trappe ménagée dans le dossier de la banquette permet l’emport d’objets longs.
À 295 l, le coffre offre un volume convenable, et une large trappe ménagée dans le dossier de la banquette permet l’emport d’objets longs.

J’ai aussi pu essayer une 2,0 l 20v Turbo de 1997. Le cuir induit une position de conduite un peu plus haute, alors que le turbo étouffe un tantinet la musique du moteur. Mais quand on franchit les 3 500 tr/mn, c’est un autre monde. Ça pousse fort, très fort, bien que sans brutalité. L’agrément de conduite s’en trouve décuplé, même s’il est inutile de chercher les 7 000 tr/mn. Mieux vaut passer le rapport supérieur 1 000 tr/mn plus bas et apprécier la superbe vigueur du 5-cylindres. Surprise, le châssis encaisse plutôt bien les 220 ch, sans engendrer de grosses pertes de motricité ni d’agaçantes remontées de couple dans le volant. De plus, l’amortissement apparaît plus doux que sur la version atmo. Il faut dire que cet exemplaire totalise moins de 50 000 km d’origine, contre plus de 100 000 km à la 147 ch, ceci expliquant cela. La 20v Turbo constitue donc une formidable GT stylée, n’avalant que 8 l/100 km menée tranquillement. Mais si on cherche le sport, elle dépasse les 20 l, turbo oblige.

L’alternative youngtimer

Fiat 124 Sport Coupé (1967 – 1975)

La Fiat 124 Sport, ici une BC de 1969, présentait une définition similaire au coupé de 1993 : beaux moteurs, prix étudiés, habitabilité, bonnes qualités routières. Mais son style était sage.
La Fiat 124 Sport, ici une BC de 1969, présentait une définition similaire au coupé de 1993 : beaux moteurs, prix étudiés, habitabilité, bonnes qualités routières. Mais son style était sage.

Dérivant de la berline 124, le coupé Sport, présenté en 1967, s’en distingue par son bloc double-arbre 1,4 l de 90 ch. Ce même moteur se retrouvera, certes profondément modifié, dans la Delta Integrale mais aussi le Coupé de 1993 !

Joliment dessinée par Mario Boano au Centro Stile Fiat, la 124 Sport reçoit fin 1969 une calandre à 4 projecteurs ainsi qu’un 1,6 l de 110 ch. Elle n’est plus codée AC mais BC. Avec sa boîte 5 et ses 4 freins à disques, c’est une petite sportive polyvalente efficace quoiqu’un peu rude de suspension (essieu arrière rigide).

Une troisième série CC apparaît en janvier 1973, signalée par ses feux arrière verticaux, sa nouvelle grille de calandre et ses pare-chocs épaissis. Moins jolie, elle compense avec son nouvel 1,8 l de 118 ch boostant les performances. 300 000 de ces séduisants coupés seront produits jusqu’en 1975, mais si leur mécanique est très robuste, leur hypersensibilité à la rouille les a décimés… Ils sont donc bien rares en bon état. À partir de 8 000 €.

Le capot englobant les ailes dégage l’accès à la mécanique, mais la courroie de distribution demeure délicate à changer sur les 5-cylindres.
Le capot englobant les ailes dégage l’accès à la mécanique, mais la courroie de distribution demeure délicate à changer sur les 5-cylindres.

Fiat Coupé 2,0 l 20v 1997, la fiche technique

  • Moteur : 5 cylindres en ligne, 1 998 cm3
  • Alimentation : injection électronique
  • Suspension : jambes McPherson, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AV) ; bras tirés, ressorts hélicoïdaux barre antiroulis (AR)
  • Transmission : boîte 5 manuelle, traction
  • Puissance : 147 ch à 6 100 tr/mn
  • Couple : 186 Nm à 4 500 tr/mn
  • Poids : 1 270 kg
  • Vitesse maxi : 212 km/h (donnée constructeur)
  • 0 à 100 km/h : 9,2 s (donnée constructeur)
Ce superbe Coupé 20v Turbo, très aimablement prêté par Albert Gondolfini, du Fiat Fan Club, totalise moins de 50 000 km.
Ce superbe Coupé 20v Turbo, très aimablement prêté par Albert Gondolfini, du Fiat Fan Club, totalise moins de 50 000 km.

> Pour trouver des annonces de Fiat Coupé, rendez-vous sur le site de La Centrale.

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Commentaires (55)

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Par

Les fameuses "lacerations" au dessus des passages de roues sont très audacieuses mais personnellement, je trouve ça hideux. Bon, c'est l'époque "multipla" donc....

Par contre, les moteurs sont exceptionnels. Surtout le fameux 2.0 5 cylindres T20.:cyp:

La motricité devait par être top, surtout sur le gras mouillé. :beuh:

Par

"..... d’autant que le Coupé ne rouille que très rarement."

Bah alors !!!! Une fiât de la grande époque qui rouille pas ?

Les kaskapointes vont en bouffer leurs bretzels de travers :biggrin:

Par Profil supprimé

Super caisse le 20v turbo peut-être préparé à plus de 300cv.

Par contre les train roulant cest Hollywood ice. Et les pièces sont pas donné.

J'ai une a refaire une 2.0 16v c'est le même moteur que les lancia delta hf de 1998

Par Profil supprimé

Petite précision sur le 5 cylindres pour la distribution faut déposer la mecanicien comme ça cousine la fiat stylot Abarth avec un 2.0 20v. Prévoir les capteur arbre came au passage c'est de la merde ça tombe en rade rapidement

Par

En réponse à Profil supprimé

Petite précision sur le 5 cylindres pour la distribution faut déposer la mecanicien comme ça cousine la fiat stylot Abarth avec un 2.0 20v. Prévoir les capteur arbre came au passage c'est de la merde ça tombe en rade rapidement

Stilo Abarth 2,4 atmo

Fiat coupé 2,0 turbo

J'ai possédé les 2...

En plus d'être analphabète, tu n'y connais rien

Par

Une voiture esthétiquement fantastique.

Osée, originale, je l'adore. Peut-être que des voies un peu plus larges n'auraient pas été de trop visuellement, mais bon.

Malheureusement pour en trouver une non massacree aujourdhui...

Par

Au passage, Bangle chez BM à fait couler beaucoup d'encre.

Mais quand on voit la gueule des BM d'aujourd'hui, y a de quoi le regretter ^^

Par

Quand on pense qu'à l'époque, Fiat avait dans sa gamme un coupé réussi sur tous les points et un joli petit roadster sympa...

Par

En réponse à halffinger

"..... d’autant que le Coupé ne rouille que très rarement."

Bah alors !!!! Une fiât de la grande époque qui rouille pas ?

Les kaskapointes vont en bouffer leurs bretzels de travers :biggrin:

J'adore cette voiture et les italiennes en général et je roule en kasskapointe. L'un n'empêche pas l'autre.

La 500x est l'une des mieux finies au niveau des soubassements et l'intérieur est pas dégueulasse non plus vu qu'on en a une.

Bref ya pas que des Talibans et vive la 20v turbo!

Par

En réponse à king crimson

Au passage, Bangle chez BM à fait couler beaucoup d'encre.

Mais quand on voit la gueule des BM d'aujourd'hui, y a de quoi le regretter ^^

:bien: Ç est ce que je me dis à chaque nouveau modèle .

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