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Flottes : le prix des voitures en hausse de 7 % sur un an

Cela fait 10 ans que l’Arval Mobility Observatory (AMO) édite un cahier spécial dédié au coût total de détention (TCO, de l’anglais "Total cost of ownership") des flottes automobiles. Une analyse qui scanne l'évolution des coûts, le poids des différentes composantes, mais aussi le prix moyen des voitures et les motorisations a priori les plus rentables.

Le TCO Scope analyse l'évolution des coûts des flottes automobiles, aussi bien sur le canal des VP que sur celui des VUL - Crédit Fotolia
Le TCO Scope analyse l'évolution des coûts des flottes automobiles, aussi bien sur le canal des VP que sur celui des VUL - Crédit Fotolia

L’édition 2022 du TCO Scope vient de paraître avec pour enseignement principal une reprise globale de la hausse des coûts d’usage des véhicules en entreprise. 

Analysant dans un premier temps le canal des voitures particulières (VP), l’Arval Mobility Observatory précise qu’en 2021, « le prix de revient kilométrique (PRK) moyen pondéré est ressorti à 0,393 euro TTC », soit une hausse de 5,65 % par rapport à 2020, « qui était, il est vrai, une année atypique », concèdent les auteurs du baromètre.

Au-delà de la crise sanitaire, l’augmentation des coûts est à son record depuis 2012. A cette époque, le prix de revient/km se limitait à 0,373 euro TTC, selon les archives du TCO Scope.

TCO voitures : le budget carburant décolle de 21 %

En focalisant son attention sur les hausses qui ont été les plus impactantes pour les flottes de VP l’an dernier, le TCO Scope révèle que l’augmentation a concerné aussi bien le volet déprécation des voitures que le volet entretien/pneumatiques/assurances ou le budget carburant.

C’est d’ailleurs ce dernier qui, sans surprise au vu de la flambée historique des prix de l’essence et du diesel amorcée en 2021, aurait le plus souffert : + 21,53 % sur un an, ce qui le porte à 6 214 euros. Là-encore, il s’agirait selon l’AMO du « plus haut niveau atteint depuis la création du TCO Scope » il y a 10 ans.

Le deuxième poste le plus en hausse (à 7920 euros, soit 9,9 % de plus sur 12 mois) a été le poste entretien/pneumatiques, suivi du poste dépréciation, notion qui correspond à la différence entre la valeur immobilisée et la valeur prévisible de revente à la fin des 48 mois de détention, appelée valeur résiduelle chez les loueurs longue durée.

Ce poste dépréciation s’est établi à 15 481 euros en 2021. Il est en augmentation de 2,9 % par rapport à 2020. La progression s’explique notamment par la hausse des prix catalogues, la plus forte depuis 2016. Bilan : Le prix moyen d’un VP s’élève à 31 062 euros, soit une facture en hausse de 7,43 % sur un an.

Au final, le poids respectif des éléments du TCO reste toutefois stable d’une année à l’autre, selon l’AMO. L’Observatoire conclut ainsi que la dépréciation, avec une part de 39 %, demeure la principale composante sur le segment des voitures particulières, tandis que le poids des charges fiscales et sociales reste en 2e position (21 % des coûts totaux). En troisième position, on retrouve le poste entretien-pneumatiques-assurances avec environ 20 % du TCO, puis le budget énergie/carburant, qui a représenté chez les VP près de 16 % du TCO en 2021.

En 2021, le prix moyen d’une voiture particulière s’est élevé à 31 062 euros, soit 7,4 % de hausse sur un an. Crédit – Arval Mobility Observatory
En 2021, le prix moyen d’une voiture particulière s’est élevé à 31 062 euros, soit 7,4 % de hausse sur un an. Crédit – Arval Mobility Observatory

TCO utilitaires : progression record du prix de revient/km

L’indicateur, comme chaque année, s’est également intéressé aux véhicules utilitaires légers. Sur ce canal, la hausse du PRK en 2021 a atteint 14 % (s’établissant à 0,307 euro HT) par rapport à 2020. « C’est la plus forte progression enregistrée depuis la création du TCO Scope en 2012 », constatent les équipes de l’AMO.

Elles estiment que cette croissance des coûts d’usage des VUL s’explique « par la progression du poste énergie de 57 % sur un an, pour un coût total de 7 622 euros. » L’autre poste en surchauffe l’an dernier pour les entreprises utilisant des fourgons et fourgonnettes, c’est celui de l’entretien-pneumatiques-assurances. Il a fait un saut de 10,8 %, pour s’élever à 7 299 euros.

Outre le bond effectué par les prix du carburant, « on note aussi une évolution à la hausse des consommations moyennes des modèles composant l’échantillon des véhicules utilitaires immatriculés par les entreprises », pointe encore le TCO Scope 2022. Parallèlement, tout comme pour la catégorie des VP, ce cahier spécial retient « la hausse des prix catalogues liés à la crise des semi-conducteurs », précisant que celle-ci (+ 6,38 %) avait été plus manifeste dans la seconde partie de l’exercice.

Enfin, en récapitulant les principaux postes du coût d’usage d’un utilitaire léger, le TCO Scope 2022 atteste que la dépréciation (46,61 %), l’énergie (24,78 %) et l’entretien-pneumatiques-assurances (23,74 %) constituent les postes les plus coûteux. « A noter qu’il n’y a pratiquement pas de fiscalité sur les VUL, en dehors du certificat d’immatriculation », distinguent au passage les auteurs du baromètre.

 

Le Prix de revient kilométrique moyen chez les VUL (0,307 euro) est en hausse de 14 % par rapport à 2020  – Crédit AMO
Le Prix de revient kilométrique moyen chez les VUL (0,307 euro) est en hausse de 14 % par rapport à 2020  – Crédit AMO

TCO Scope 2022, le match entre motorisations

Comme chaque année en outre, en marge de ses conclusions sur le plan de l’évolution des coûts globaux, le TCO Scope livre par ailleurs les résultats de ses « matchs » organisés par motorisation et par modèle, notamment sur le segment des voitures particulières. L’Arval Mobility Observatory explique que cet état des lieux des coûts d’usage par véhicule a été réalisé en tenant compte de la fiscalité automobile en vigueur au 1er janvier 2022. 

Les relevés publiés mettent entre autres en évidence une domination des motorisations 100 % électriques. A la faveur d’une fiscalité avantageuse et d’une politique environnementale les mettant désormais clairement en avant à l’échelle européenne, celles-ci auraient gagné plus de la moitié des matchs, et ce « malgré un prix d’achat toujours bien supérieur aux versions essence ou hybrides », commente l’AMO. 

La Renault Twingo Life illustre cette poussée verte foncée dans la catégorie des VP « économiques ». Sa version zéro émission afficherait un coût d’usage inférieur de 7940 euros à la gamme essence pour un kilométrage de 120 000 km et une détention de 48 mois.

C’est le cas également de la Peugeot 208 Allure sur le segment inférieur. La citadine au lion devancerait ses consœurs essence et diesel quel que soit le kilométrage envisagé, affichant par exemple un PRK de 0,404 euro pour une détention de 48 mois et un kilométrage inférieur à 60 000 km.

 

A l’image de la Peugeot 208 finition Allure, les variantes 100 % électriques sont sorties majoritairement victorieuses des matchs organisés dans le cadre du TCO Scope 2022 – Crédit AMO
A l’image de la Peugeot 208 finition Allure, les variantes 100 % électriques sont sorties majoritairement victorieuses des matchs organisés dans le cadre du TCO Scope 2022 – Crédit AMO

 

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