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Insolite : ambulance et police ou la guerre des gyrophares

Insolite : ambulance et police ou la guerre des gyrophares

Un gyrophare, les sirènes hurlantes, tout le monde sait ce que cela veut dire et implique : des secours sont en intervention et il faut leur faciliter le passage. Le Code de la Route, dans ces cas-là, est pour mémoire et il appartient aux intervenants d’user de cette prérogative avec discernement et prudence. Mais à Poitiers, il peut en être autrement. Une ambulance en fonction peut ainsi être poursuivie par la Police qui veut la contrôler. Une guerre des gyrophares qui a tout de même failli mal tourner.

Une ambulance qui se fraie un chemin dans la circulation aux deux tons poursuivi par une patrouille de police sirène hurlante qui veut l’intercepter, c’est la scène étonnante vécue dans les rues de Poitiers le 28 décembre dernier. On aurait pu en rire si, au terme de la cavale, un des policiers n’avait pas sorti son arme au moment du contrôle. De quoi motiver une enquête.

Selon les éléments recueillis, par le quotidien La Nouvelle République, un policier effectuait des contrôles de vitesse sur une avenue de l'agglomération, jusqu’au moment de contrôler une ambulance à 97 km/heure dans une zone limitée à 70 km/heure. L'ambulance, dont la sirène et les gyrophares étaient en fonctionnement, se frayait un chemin dans la circulation puis a franchi un carrefour au feu rouge.

Le policier a alors décidé d'intervenir, mais l'ambulancier a refusé de s'arrêter. Insistant, le policier a sorti son arme. L'ambulancier a fini par obtempérer. Il a expliqué être mandaté par le Samu pour transporter une femme en détresse respiratoire vers le CHU de Poitiers. Dans le quotidien, il donne sa version des faits : "je lui ai expliqué et répété que je faisais un transport pour une urgence vitale et que je ne pouvais pas m'arrêter. Le policier m'a demandé mes papiers. Il a pris mon permis en photo en m'indiquant que je recevrais un procès-verbal par courrier".

L'ambulancier a déposé plainte contre le policier. La Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) a commenté dans un communiqué que "l'utilisation des moyens sonores et lumineux d'une ambulance n'autorise toutefois pas le conducteur de celle-ci à se soustraire à un éventuel contrôle de police". Selon elle, "il est avéré que le transport opéré par l'ambulance qui était missionnée par le Samu, n'avait aucun caractère d'urgence vitale".

"Quant à la sortie d'arme du fonctionnaire se sentant menacé dans son intégrité face à une situation qu'il a qualifiée de refus d'obtempérer de la part du conducteur, il lui appartenait d'apprécier cette menace", a-t-elle ajouté. Parallèlement à l'enquête judiciaire, une procédure administrative a été ouverte, précise la DDSP.

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