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Land Rover : Quel modèle pour remplacer l’increvable serviteur de Sa Majesté prié de quitter l'armée après 75 ans de service

Après plus de soixante-quinze ans de service militaire, Londres vient d’annoncer la mise en    "retraite" du Land Rover. Sa succession s’annonce aussi stratégique que délicate. Parmi les héritiers potentiels, figure un modèle made in France.

Land Rover : Quel modèle pour remplacer l’increvable serviteur de Sa Majesté prié de quitter l'armée après 75 ans de service
Après plus de 75 ans de service de l'armée britannique, le Land Rover Defender prend officiellement sa retraite ©imageBROKER/FLPA/Wayne Hutchinson/Newscom/MaxPPP

Le plus iconique engin britannique tire sa révérence. Après plus de 75 ans à servir dans l’armée de Sa Majesté, le Land Rover "Defender " rend son uniforme.

Jeudi 19 mars, Londres a en officiellement fait l’annonce. La question de sa succession pose question et agite politiques et industriels.

Dès les années 1950, le Defender entre au service de l’armée britannique ©Maxppp
Dès les années 1950, le Defender entre au service de l’armée britannique ©Maxppp

Un vétéran de tous les fronts

En 1947, Maurice Wilks, ingénieur en chef chez Rover, imagine un engin polyvalent capable de suppléer la Jeep américaine. Un an plus tard, « le Series I » est officiellement présenté au Salon de l’automobile d’Amsterdam.

Le premier prototype, entre dans l’histoire sous le nom de Center Steer, avec son volant placé au centre de l’habitacle. Construit sur un châssis de Jeep recyclé, il abritait le moteur 4 cylindres de la berline P3 de Rover. La carrosserie en aluminium (restrictions sur le fer) se part d'une robe verte, issue des surplus de peinture des cockpits d’avions de la Royal Air Force.

Dès les années 1950, le Defender entre au service de l’armée britannique ©Maxppp. En Corée puis lors de la crise de Suez. Mais c’est dans le désert d’Oman, lors de la révolte du Dhofar (1962-1976), que la voiture acquiert ses lettres de noblesse. Les SAS adoptent alors le "Pink Panther ". Au lever et au coucher du soleil, ce Series IIA repeint en rose, se fond dans l’étendue désertique.

Grâce à sa robustesse et sa réparabilité -avec une simple clé anglaise- le Land Rover — devenu Defender en 1990 — s’est imposé comme un transporteur infaillible des Malouines aux sables brûlants de l’opération " Tempête du désert ".

Cette rusticité a pourtant fini par causer sa perte. Incapable de répondre aux normes antipollution et de sécurité, le dernier exemplaire est sorti des chaînes de Solihull le 29 janvier 2016 après 68 ans de production ininterrompue et plus de 2 millions d’exemplaires produits.

L'ineos Grenadier est assemblé en France dsur le site de Hambach ©Ineos
L'ineos Grenadier est assemblé en France dsur le site de Hambach ©Ineos

Un modèle « made in France » parmi les héritiers

Pour succéder au modèle militaire « Wolf », le gouvernement a lancé le programme Land Mobility Programme (LMP) pour moderniser et harmoniser une flotte militaire de 7 000 véhicules.

Parmi les prétendants, l’Ineos Grenadier de Sir Jim Ratcliffe fait figure de favori. Avec son châssis échelle (fait de longerons et traverses) et ses ponts rigides, il est l’héritier spirituel du Defender. Surtout Ineos bénéficie d’une capacité de " puissance industrielle immédiate " grâce à son usine française de Hambach. Ce site ultramoderne (ancienne usine Smart) racheté à Mercedes-Benz, permet de produire dès à présent des milliers de véhicules par an

Face à lui, l’américain AM General propose le « Saber », une version lourdement blindée du célèbre Humvee, capable de résister aux mines (IED) grâce à une cellule de survie monocoque et des sièges anti-souffle. Pour séduire Londres, l’Américain promet même l’ouverture d’une usine au Royaume-Uni.

Mercedes est également sur les rangs. La firme allemande s’est alliée au géant de l’armement Rheinmetall pour proposer le Caracal, un véhicule tactique ultra-moderne basé sur le châssis du Mercedes Classe G (modèle 464). Rheinmetall UK promet que 50 % de la valeur du véhicule sera britannique, avec la possibilité d’une fabrication réalisée au Royaume-Uni. 

Pioneer X est doté d'une autonomie de 7 000 km ©Fering Technology
Pioneer X est doté d'une autonomie de 7 000 km ©Fering Technology

La révolution technologique du Pioneer X

Les notes gouvernementales insistent sur « la transition énergétique » et la « discrétion acoustique ». Deux arguments en faveur de Fering Technology. Fondée par Ben Scott-Geddes, passé par Ferrari et McLaren, l’entreprise propose le Pioneer X. Ce véhicule électrifié de 1 650 kg — soit 800 kg de moins qu’un Defender moderne — utilise des méthodes issues de la compétition automobile.

Son architecture hybride associe deux moteurs électriques (un pour chaque essieu) à un petit générateur thermique (800 cm3) multifuel capable de « carburer » au diesel, biodiesel, éthanol et même au kérosène. Le tout avec une autonomie prodigieuse de 7 000 km et une capacité à approcher l’ennemi en silence total sur ses batteries.

Un Land Rover pour succéder au Land Rover

Jaguar Land Rover a fait savoir qu’il proposerait la dernière version de son  Defender qui, rapporte The Telegraph, serait le " seul véhicule du marché à avoir passé tous les tests de référence établis " par le Ministère de la défense. Fort d’une capacité de franchissement assistée par une intelligence artificielle qui analyse le terrain en temps réel, sa polyvalence, lui permet de passer aisément de l’autoroute aux dunes revêches.

En attendant, certains des actuels Land Rover devraient rester en service jusqu’en 2030. Un record de quatre-vingt-deux ans de service continu pour un véhicule qui, à l’origine, ne devait être que transitoire.

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