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Les politiques anti-voitures sont-elles néfastes pour le commerce ?

Dans Economie / Politique / Politique

Olivier Pagès

Les politiques anti-voitures sont-elles néfastes pour le commerce ?

De plus en plus de villes mettent en place des politiques afin de limiter la place de l'automobile. Si ces dernières ont le don d'exaspérer les conducteurs, de nouvelles formes de protestations commencent à apparaître de la part des commerçants.

Un centre-ville sans voiture est censé être plus séduisant. Pourtant, il en ressort que beaucoup de villes ayant fait le choix de réduire voire d'éradiquer l'automobile par l'interdiction de circulation ou en augmentant de façon significative le prix du stationnement commence à enregistrer une baisse d'affluence et donc de chiffres d'affaires de leurs commerces, mettant en péril beaucoup d'emplois. En effet, devant ces difficultés, beaucoup de clients se remportent vers les grandes zones commerciales où le stationnement est gratuit et facile.

Ainsi, pour essayer de contrer ces effets indésirables, certaines municipalités ont d'ores et déjà fait machine arrière. Ainsi, plusieurs d'entre elles proposent désormais des périodes de gratuité (deux premières heures par ex). Le dernier exemple en date est très significatif puisqu'il s'agit de la rue de Rivoli à Paris. Cette artère qui traverse Paris a été interdite aux voitures avec des voies réservées pour les bus, taxis et vélos depuis 2020. Et les conséquences de la décision d'Anne Hildalgo semblent importantes. Ainsi, certaines boutiques semblent être très impactées avec une baisse de 30 % à 40 % de leur chiffre d'affaires et on assiste à plus de 10 % de fermetures de magasins », déplore Thierry Véron, président de la fédération des associations d'artisans et de commerçants de Paris (FACAP). La clientèle des touristes a énormément baissé et il en est de même des familles qui évitent désormais le quartier.

Pour cette fédération, "Il faut l'ouverture d'une nouvelle voie de circulation pour les automobilistes". Une première réunion avec la mairie de Paris s'est tenue début avril, à propos d'un potentiel réaménagement de la rue. Une seconde rencontre devrait avoir lieu prochainement. Pas de confirmation de la part de la mairie, pour qui une modification pourrait être assimilée à une sorte de camouflet.

Certaines villes semblent prendre conscience que l'automobile n'a pas que des inconvénients.

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