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Les ventes de voitures électriques explosent : réel engouement ou contexte trompeur ?

De janvier à juin, les ventes de voitures électriques ont doublé et les autos branchées ont atteint une part de marché record, à plus de 6 %. Mais le semestre était particulier à plus d'un titre.

Les ventes de voitures électriques explosent : réel engouement ou contexte trompeur ?

Sans surprise, le bilan du premier semestre n'est pas bon, avec un plongeon des ventes de 38 %, ce qui est logiquement lié aux huit semaines de confinement. Mais tous les indicateurs ne sont pas au rouge. Les ventes de voitures électrifiées ont fortement progressé de janvier à juin par rapport à la même période de 2019.

Au point que les modèles hybrides et électriques ont quasiment représenté une immatriculation sur six, du jamais vu. Dans le détail, 80 735 hybrides ont été vendues, un score en hausse de 39,4 % et une part de marché passée de 5 à 11,3 %. Mais c'est le résultat des électriques qui impressionne le plus. Leurs immatriculations ont plus que doublé, atteignant 44 969 exemplaires. Et pour leur part de marché, cela a grimpé de 1,8 à 6,3 % !

De plus en plus de choix

La voiture électrique commence-t-elle à s'imposer en France et à quitter son côté marginal dans les ventes ? Assurément, 2020 marque un tournant pour le marché de la voiture branchée. Les ventes sont ainsi portées par le développement de l'offre. Plusieurs nouveautés ont débuté leur carrière commerciale ces derniers mois : DS3 Crossback E-Tense, Honda e, Mini Cooper SE, Opel Corsa-e ou encore Peugeot e-208 et e-2008. D'autres modèles à fort potentiel vont arriver à la rentrée, notamment les Fiat 500 et Volkswagen ID.3.

Il ne faut aussi pas oublier le rajeunissement de la Renault Zoé, opéré fin 2019. Et la petite du Losange continue d'écraser le marché, avec 17 650 immatriculations, soit une vente sur quatre ! D'ailleurs, événement inédit : la Zoé termine carrément dans le Top 10 des ventes du premier semestre, 9e, devant la Toyota Yaris. La Zoé devance la Peugeot e-208, dont 9 000 exemplaires ont été livrés.

Il faut toutefois nuancer ces résultats. Il y a plusieurs aspects particuliers sur ce premier semestre, en plus du confinement. Le début d'année avait déjà été spécial. Les ventes d'électriques avaient explosé dès janvier à cause de la norme CAFE. Qu'est-ce donc ? La CAFE va imposer aux constructeurs de respecter un quota de CO2 pour leurs ventes en Europe. Et si ce quota est dépassé, les groupes devront payer une amende.

Les premières amendes tomberont en 2021 sur la base des chiffres de ventes 2020. Ce qui explique que des marques avaient volontairement retardé la livraison de véhicules électrifiés commandés fin 2019 afin de les immatriculer en 2020 et ainsi améliorer leur bilan CO2.

Hausse des aides à l'achat

Autre aspect particulier du semestre : le renforcement des aides à l'achat en juin dans le cadre d'un plan de relance. Sur les véhicules de moins de 45 000 €, le bonus de l'État est remonté de 6 000 à 7 000 €. À cela s'est ajouté un assouplissement de la prime à la conversion, qui permet à un plus grand nombre de foyers de profiter de l'aide de 5 000 € pour l'achat d'une électrique. De quoi favoriser la vente d'électriques. La preuve encore avec la Zoé : 7 050 exemplaires ont été commandés en juin, soit 3,5 fois plus qu'en juin 2019 !

Bien sûr, les Français se convertissent plus facilement à l'électrique depuis quelques mois, d'autant que les conducteurs des modèles branchés sont leurs meilleurs ambassadeurs. Très souvent ravis de leur achat, ils en parlent à leur entourage. Mais le score de la Zoé en juin montre tout de même l'importance que représentent encore les aides à l'achat pour inciter les automobilistes à aller vers l'électrique.

Avec jusqu'à 12 000 € de coup de pouce, on fait plus facilement passer la pilule, car les électriques restent toujours bien plus onéreuses que leurs équivalents thermiques. Et les prix n'ont pas encore baissé, la preuve encore avec la Zoé, dont les tarifs de la version restylée sont semblables à ceux de l'ancien modèle. Il y a toutefois eu du progrès dans l'autonomie, la finition et les équipements de la voiture. Renault jouera la carte d'un prix plus accessible avec la Twingo Z.E, attendue à la rentrée.

Le marché a bien gonflé et semble avoir durablement décollé… mais reste sous la perfusion des aides. Or, l'État pensait diminuer petit à petit le bonus, annonçant fin 2019 une réduction à 5 000 € maximal en 2021 puis 4 000 € en 2022. Un calendrier qu'il ne devrait plus appliquer dans ce contexte de relance, même si le coup de pouce de 7 000 € doit prendre fin le 31 décembre.

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