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Route de nuit - Et si Netflix avait sauvé la Formule 1 ?

Dans Loisirs / TV

Après la descente aux enfers de son audience, la discipline reine des sports mécaniques connaît un regain d'intérêt depuis trois ans. Un sursaut qui pourrait bien être lié à la série documentaire Formula 1 : drive to survive proposée depuis trois saisons par la plateforme aux 200 millions d'abonnés.

Route de nuit - Et si Netflix avait sauvé la Formule 1 ?

La Formule 1 ? Selon ses détracteurs, c'est un sport de boomers nostalgiques, biberonnés au son des V12 ou V10, au mythe d'Ayrton Senna et aux grands duels entre Gilles Villeneuve et René Arnoux. Une époque qui s'est terminée tragiquement dans la courbe de Tamburello, à Imola, en 1994. Depuis ? La discipline reine s'est étiolée petit à petit, conservant malgré tout, année après année, ses inconditionnels qui ont vieilli avec elle, sans que la génération suivante ne reprenne le flambeau de la passion.  Doucement, mais implacablement, les scores d'audience se sont effrités. Jusqu'en 1018.

Un souffle nouveau

Cette année-là, et surtout la suivante, un curieux phénomène se produit. Pour la première fois depuis 2012, l'audience est en hausse. En 2019, elle atteint même +9 %, du jamais vu depuis vingt ans. En Italie, c'est un carton, avec une augmentation du nombre de téléspectateurs de 29 %. Un score qui atteint même + 56 % aux Pays Bas. Que s'est-il passé ? le sixième titre de Lewis Hamilton, une fois de plus champion du monde cette année-là, aurait-il enthousiasmé les foules ?

Des images bluffantes et dramaturgie efficace : la recette gagnante pour faire revenir les spectateurs vers la F1.
Des images bluffantes et dramaturgie efficace : la recette gagnante pour faire revenir les spectateurs vers la F1.

En fait, la réalité est plus médiatico-économique que sportive. C'est que, jusqu'en 2017, la F1 est cantonnée dans l'ancien monde. Celui de Bernie Ecclestone, le taulier de la discipline qui n'a pas vu que le monde avait changé, que les réseaux sociaux avaient pris beaucoup de place et, surtout, que la télé aussi s'était transformée. Quand Bernie lâche enfin son affaire, il la revend à Liberty Media. Le géant américain, côté au Nasdacq et propriétaire de Tripadvisor, connaît parfaitement les nouvelles pratiques médiatiques. Il propulse la F1 sur le web et, surtout, dès la reprise en main, signe avec Netflix.

le carton drive to survive

Pour un montant estimé entre 5 et 10 millions de dollars, la plateforme américaine a accès à tout : à la piste, aux paddocks, aux pilotes et aux staffs des écuries. Il se permet même de coller ses gopro sur, et sous les voitures, et de se glisser dans les réunions ultra-privées des teams. Le résultat s'appelle Formula 1 : drive to survive (maladroitement traduit en France par Pilotes de leur destin), déboule sur Netflix au printemps 2019 et réalise d'emblée un carton. Et pour cause. La série est réalisée comme un thriller. Le spectateur entre dans les coulisses des paddocks, des tractations entre les teams. Les courses sont dramatisées par des effets de montage que les retransmissions en direct sur Canal+ en France ne peuvent évidemment pas permettre. Des directs ou la plus grande tension dramatique tient souvent au nombre de secondes nécessaires au changement de pneus dans les stands.

Charles Leclerc, l'une des stars de la troisième saison.
Charles Leclerc, l'une des stars de la troisième saison.

Cette mise en scène paie. Non seulement l'audience de Netflix (qui ne livre jamais ses scores) semble au beau fixe. La troisième saison est désormais disponible et le géant américain n'aurait pas prolongé l'expérience sans de bons résultats. Mais en plus, la plateforme, forte de ses 200 millions d'abonnés à travers le monde, a réconcilié les moins de 40 ans (ses principaux clients et téléspectateurs) avec la F1. On peut regretter le côté spectaculaire de la série et son extrême scénarisation, mêlant les embrouilles économiques et sportives dans des décors de rêve, tel un House of cards au pays des pistons, mais grâce à Netflix, la Formule 1 est enfin entrée dans le XXIe siècle.

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