2. Sur la route, le Jaecoo 5 montre qu’il a beaucoup appris des références européennes

Habituellement, lorsqu’un constructeur chinois nous invite à prendre le volant de l’une de ses nouveautés, il choisit un terrain de jeu relativement facile. L’Ile de France et les Pays-Bas ont, ainsi, souvent leurs faveurs. Aussi, lorsque Jaecoo nous a indiqué que ces essais avaient lieu en Corse, impossible de ne pas penser que le bilan roulage du 5 risquait d’être des plus médiocres.
Mais avant de confirmer, ou pas, cette idée, il faut passer par l’indispensable séance de déconnexion des multiples aides à la conduite. Le manque d’intuitivité de la tablette tactile se fait immédiatement sentir même si, au fil des démarrages, on retrouve plus rapidement ce que l’on cherche.

Le démarrage se fait en silence pour peu que la petite batterie de traction (1,83 kWh) contienne assez d’énergie pour parcourir les premiers mètres par sa seule force. Rapidement, le moteur thermique se met en route, dans la douceur la plus totale. Aucune rupture de couple à craindre puisqu’il sert alors de générateur à son homologue électrique et, donc, que les 295 Nm restent totalement disponibles. Le choix fait par Jaecoo pour la transmission, une unité à rapport unique, abonde également en ce sens.
La souplesse du Jaecoo 5 rend la prise en mains aussi simple que possible. On apprécie alors la douceur de la mécanique, le silence qui règne à bord (le vitrage acoustique, et c’est unique dans ce segment, est livré de série) et le bon travail effectué par la suspension. En courbes, la direction manque toutefois un peu de fermeté, y compris si l’on bascule sur le mode Sport.
Celui-ci se justifie lorsqu’il s’agit d’engager un dépassement le plus rapidement possible. La pédale d’accélérateur répond alors plus franchement, la direction louvoie un peu moins, mais la transmission donne alors l’impression de fonctionner par à-coups. Un peu comme si le SHS-H était doté d’un interrupteur on/off commandé par la pédale de droite. C’est très rapidement lassant, et on revient alors au mode Eco. Ce qui nécessite de renoncer à l’idée de tout dépassement, ou presque. Clairement, il manque à ce chinois un mode de conduite intermédiaire.
Mené au rythme d’un bon père de famille, ce SUV apportera toutefois satisfaction. Il récompensera alors son conducteur avec un appétit extrêmement contenu. Durant notre essai, parfois mené à un rythme plus effréné, la consommation moyenne s’est établie à 5,2 l/100 km. Un excellent chiffre.
Et si ce n’est pas la perspective de voir votre budget carburant grimper en flèche qui vous dissuade de hausser le rythme, les pneus à flanc très haut (des 235/55 R18) le feront tout aussi efficacement. Maltraités, ils n’hésitent ainsi pas à provoquer un sous-virage prononcé, mais rapidement, et efficacement, rattrapé par l’ESP.
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