Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

2. Sur la route, le MGS9 est confortable, tient ses promesses mais est peu performant

 

Le MGS9 c’est 299 ch, 100 km en électrique et un équipement fou pour 39 990 €. Mais comment fait-il ?

Premier contact du MGS9 avec la route, après en avoir fait le tour. Et premier constat : oui, il est énorme. Son gabarit ne conviendra pas à tou(te)s, c'est une évidence. Même avec de l'habitude, on se prend à évoluer à toute petite vitesse en manoeuvre, en ayant peur de raper une jante sur les trottoirs ou les bordures de rampes de parking. On est assis haut, il y a des angles morts à l'avant, et il est difficile de savoir où sont les coins. Les rétros et la présence des caméras 360° en série sont alors une bénédiction. Et circuler en ville demande de l'attention, car la largeur se ressent. C'est aussi le cas sur les petites routes de campagne assez étroite du bocage normand, par lesquelles nous sommes passés lors de notre périple entre la région parisienne et le Havre.

Le MGS9 est imposant, et sa conduite en milieu urbain requiert de la vigilance. Cela dit, en mode EV, le silence et le confort en ville est appréciable.
Le MGS9 est imposant, et sa conduite en milieu urbain requiert de la vigilance. Cela dit, en mode EV, le silence et le confort en ville est appréciable.

Il faut donc être attentif. On peu se relacher sur nationale et autoroute. Sur ces terrains, le MGS9 est plus à son aise, et démontre tous ses talents de confort. En effet, la suspension est configurée pour assurer de la souplesse, pour absorber les irrégularités du bitume, plus que pour pouvoir assurer du dynamisme de conduite. En effet, dès qu'on active le mode "pilote" (on ne peut pas s'en empêcher, faut bien tester les limites), les mouvements de caisse se font amples, la motricité avoue ses faiblesses (les pneus "verts", des Michelin e-Premacy, en sont en partie la cause), et cela devient désagréable. D'autant que la direction n'est pas précise, et que le poids important se fait sentir.

Près de 300 ch sur la fiche technique, certes, mais volant en main, on a plutôt l'impression d'en avoir 200. C'est inhérent au système hybride de MG, où le moteur thermique sert surtout de générateur, et entraîne rarement les roues avant avec son homologue électrique.
Près de 300 ch sur la fiche technique, certes, mais volant en main, on a plutôt l'impression d'en avoir 200. C'est inhérent au système hybride de MG, où le moteur thermique sert surtout de générateur, et entraîne rarement les roues avant avec son homologue électrique.

On remarque aussi dans ces conditions que les 299 ch cumulés revendiqués par la fiche technique ne sont pas tous présents, loin s'en faut. Et pour cause, le 1.5 thermique n'apporte son aide et ses 143 ch qu'à partir de 80 km/h environ, faisant du MGS9 une SUV plus performant quand on roule vite qu'au décollage au feu. Bien sûr, en conduite de bon père de famille, les 231 ch du moteur électrique, seul à entraîner les roues près de 90 % du temps, suffisent amplement. Même les dépassements se font sans arrière-pensée. Mais disons que quand on a près de 300 ch sous la pédale de droite, on pense qu'on va être un peu collé au siège à l'accélération. Que nenni, la sensation au volant est d'avoir 200 ch grand maximum. La concurrence est indéniablement plus performante, mais pas forcément plus dynamique niveau châssis.

On prend donc assez naturellement un rythme de conduite tranquille, sur tous les terrains. Et ainsi, ce gros SUV démontre son confort, sa très bonne insonorisation, que ce soit au niveau des bruits de roulement ou d'air, et ses bonnes dispositions pour le transport de troupe. Même le moteur thermique, quand il se met en route, reste discret, et les transitions sont transparentes pour le conducteur.

Nous avons parcouru 88 km en 100 % électrique, en ayant emprunté de l'autoroute à 110 et 130. Sur parcours mixte, les 100 km promis sont parfaitement à portée. Batterie vide, nous avons relevé 6,6 litres/100.
Nous avons parcouru 88 km en 100 % électrique, en ayant emprunté de l'autoroute à 110 et 130. Sur parcours mixte, les 100 km promis sont parfaitement à portée. Batterie vide, nous avons relevé 6,6 litres/100.

Côté consommation, chapitre important s'il en est, nous avons mesuré 6,6 litres/100 km batterie vide (en ayant remis à 0, donc une vraie consommation batterie vide), ce qui n'est pas mal du tout par rapport au gabarit de l'engin. Et même accumulateur vide, le fonctionnement hybride réserve de nombreuses et longues phases en électrique.

Partis de région parisienne avec 99 % de batterie, nous avons parcourus exactement 88 km en 100 % électrique, en ayant pourtant emprunté près de 15 km d'autoroute à 110, et 15 km à 130 km/h. En clair, sur un parcours mixte, et en faisant attention, il est parfaitement possible de parcourir les 100 km promis par la fiche technique, et même un peu plus. L'autonomie cumulée que nous avons calculée est de plus de 950 km entre batterie et réservoir de 65 litres. Pas mal.

Pour r&sumer, le MGS9 est un bon compagnon de route au long cours. Il est confortable, bien insonorisé et sobre, tout en tenant ses promesses. Mais il ne faut pas lui demander de l'efficacité dynamique, il en est dépourvu.

Photos (81)

Mots clés :

Commentaires ()

Déposer un commentaire

En savoir plus sur : Mg Mgs9

Mg Mgs9

SPONSORISE

Essais Mg Mgs9

Guides d'achat 4X4 - SUV - Crossover

Toute l'actualité Mg Mgs9