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Une association charge Mercedes dans le dossier des moteurs truqués

Dans Economie / Politique / Marché

Une association charge Mercedes dans le dossier des moteurs truqués

Une association allemande d'information sur l'environnement, supportée par l'UE, a apporté la preuve de la présence de 8 dispositifs jugés illégaux sur un moteur diesel Mercedes. Problème : le KBA, l'autorité allemande des transports, vient d'annoncer qu'elle était au courant de leur présence, et qu'ils ne sont justement pas... illégaux.

La DUH (Deutsche Umwelthilfe) charge à nouveau Mercedes. Le constructeur allemand avait déjà été sous le feu de critiques, soupçonné d'avoir lui aussi truqué certains de ses moteurs diesels depuis la sortie de l'affaire du dieselgate. Mais en novembre, l'affaire repart de plus belle : la DUH annonce avoir trouvé 8 dispositifs qui dégradent le fonctionnement des systèmes de dépollution (vannes EGR, catalyseur SCR). Et cela induirait un dépassement des limites d'oxydes d'azote en conditions réelles de l'ordre de 500 % selon l'association.

Mercedes a réagi en expliquant que ces dispositifs et paramétrages n'étaient pas illégaux. Et la marque est maintenue plus ou moins soutenue par le KBA, l'organisme officiel responsable des transports en Allemagne, qui avait notamment contraint le groupe VW à rappeler les véhicules "truqués. Le KBA explique qu'il connaissait déjà ces dispositifs et qu'ils "n'étaient pas jugés non irrecevables". En clair : circulez, il n'y a rien à voir. L'un des responsables de l'enquête est Felix Domke, un habitué de ce genre de dossier qui avait travaillé pour le KBA dans le dossier du dieselgate en 2017.

Dans cette affaire, deux visions s'opposent : celle de la DUH, qui n'a plus à prouver la présence des systèmes de désactivation de la dépollution, mais qui doit maintenant démonter qu'il s'agit d'actions intentionnelles de la part de Mercedes, motivé dès le départ par une volonté de ne faire fonctionner ces éléments à leur pleine capacité que sur les tests d'homologation. En face, Mercedes, utilise un argument désormais classique : s'il y a de nombreuses phases de conduite où les systèmes de dépollution ne sont pas opérationnels à 100 %, c'est toujours pour protéger le moteur dans des circonstances particulières. L'intentionnalité, le point sensible du dossier, qui fait justement que les décisions en justice sont si complexes à prendre.

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