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Vers un contrôle technique plus sévère pour les diesels

Dans Pratique / Contrôle technique

Hier triomphant, le diesel est aujourd’hui dans le collimateur des autorités : d’ici deux à trois ans, le contrôle des émissions polluantes s’annonce nettement plus sévère qu’aujourd’hui via un diagnostic « 5 gaz » bien plus complet que ce qui est actuellement pratiqué.

Vers un contrôle technique plus sévère pour les diesels

L’horizon continue de s’obscurcir pour le diesel, dont la part de marché en France ne cesse de s’éroder (53 % des ventes de voitures neuves depuis le début de l’année, contre 73 % en 2012). La semaine dernière, c’est la maire de Paris Anne Hidalgo qui au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV assurait viser « une interdiction complète des véhicules diesel en 2020 ».

Mais avant cela, les voitures roulant au gazole devront faire face à un contrôle technique nettement plus sévère qu’aujourd’hui, ainsi que l’annoncent nos confrères des Échos ce lundi matin. À l’horizon 2018-2019, nos chers diesels passant à la visite périodique devront se plier au contrôle dit « 5 gaz », qui comprend monoxyde et dioxyde carbone (CO et CO2), oxygène (O2), Oxydes d’azote (NOx), Hydrocarbures imbrûlés (HC), lequel permet un diagnostic plus fiable et rapide des dysfonctionnements mécaniques (injection, admission, turbo…). S’ajoutera au dispositif un contrôle des particules fines, tout ceci dans le but - louable – d’assainir le parc de véhicules diesel et de développer chez les automobilistes des reflexes préventifs qui présentent l’avantage d’être nettement moins coûteux que les mesures curatives. En effet, les mesures d’opacité des fumées actuellement en vigueur ne se montrent quasiment d’aucune utilité dans la mesure où la pollution visible n'existe quasiment plus, sauf sur des moteurs très usés.

Les décrets d'application de cette mesure prévue dans la loi de transition énergétique devraient être publiés prochainement, d'après les Échos. Premier écueil, la mise en oeuvre de ces contrôles durcis suppose un investissement important pour les centres : "les bancs de charge permettant de mesurer les niveaux de NOx coûtent de 25 000 à 30 000 €. De plus, il faut avoir de la place pour installer ceux-ci. Et même si on utilise des évolutions des appareils actuels, l'investissement varie de 3 000 à 4 500 €. Dans tous les cas, ce seront des sommes importantes", précise à Caradisiac Jacques Guillermin, Président contrôle technique du CNPA Rhône Alpes. Surtout, il s'agit d'établir les modalités concrètes d'application de ces nouvelles mesures : "l'Utac (l'organisme chargé d'homologuer les voitures, NDLR) va devoir établir une base de référence exploitable sur laquelle devront se baser les centres de contrôle technique, et ce au moment même où les bases d'homologation des constructeurs se voient remises en doute. Quant aux mesures sur route, elles sont difficilement répétibles", ajoute Jacques Guillermin. Sans ces références incontestables, diffiicle d'établir un seuil de tolérance suffisament fiable…

 

 

 

 

 

 

 

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