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Voiture électrique, un nouveau fiasco environnemental ?

Voiture électrique, un nouveau fiasco environnemental ?

L'an passé, la Tesla Model S s'est arrogé la troisième place du marché français de la grande berline de luxe. Elle s'est mieux vendue que l'Audi A6, la Mercedes Classe S, la BMW Série 7 ou la Porsche Panamera. L'électrification du parc automobile n'est plus une hypothèse, elle est en marche et comme toute innovation, s'impose d'abord par le haut de gamme.

Et pendant ce temps, Carlos Tavares s'interroge sur la pertinence du tout électrique, assumant seul le rôle de Cassandre, celui du vilain râleur. Et c'est tout à son honneur si l'on songe que dans le même mouvement, le bonhomme engage à fond son entreprise sur cette voie hasardeuse mais obligée.

Le patron de PSA pose les bonnes questions.

Voiture électrique, un nouveau fiasco environnemental ?

Après avoir, au salon de Francfort 2017, qualifié de "folie", l'électrification du parc automobile planifiée par principe idéologique par les pouvoirs publics, il a réitéré au salon de Genève la semaine dernière : "Sommes-nous sûrs de ce que nous faisons ? s'est-il interrogé. Est-ce que l’on ne va pas se dire, dans 10 ans, que l’on a loupé quelque chose de fondamental ?" Cette marche forcée, et quasi réglementaire, vers la "watture" est-elle soutenable écologiquement ? Pourrons nous préserver notre indépendance économique et technologique face à la Chine qui a préempté les ressources minérales, fabrique les batteries, et convertit de force son marché automobile - le premier du monde.

"Il faudrait, dit Carlos Tavares, une approche à 360° avec la dimension énergétique, la dimension matières premières rares, la dimension empreinte carbone de la fabrication et du recyclage des batteries. Il y a de multiples questions qu’il faut se poser, d’ordre technologique, juridique, géopolitique. Pour toutes ces questions-là, je me demande qui aujourd’hui est en train d’assembler ce puzzle ? Il est important que quelqu’un le fasse."

 Un puzzle pour l'Europe et ses gros doigts ?

 Qui assemble le puzzle ? Carlos Tavarès connaît la réponse mais ne peut la donner : ce sont les mêmes grands esprits qui, quarante ans après l'invention du catalyseur, sont parvenus à faire en sorte qu'au lieu d'être un lointain souvenir, la pollution automobile soit encore un sujet brûlant. Ou plutôt fumant et même fumeux.

Ce sont ceux qui ont instauré des normes de pollution imbéciles car basées sur des tests d'homologation irréalistes et les ont maintenues pendant des décennies. Les mêmes qui ont été avertis, voici des lustres, des tricheries et manipulations des constructeurs lors de ces tests et ont feint de s'étonner quand le scandale Volkswagen a éclaté. Les mêmes qui, plus récemment, ont autorisé, en leur accordant une dérogation de filtre à particules, la mise sur le marché de petits moteurs essence archi-polluants. C'est l'Europe, qui sur le sujet de la régulation automobile s'est montrée d'une ignorance crasse et d'un laxisme écœurant, qui dictera à Carlos Tavarès quoi fabriquer dans ses usines.

 Un puzzle pour des énarques myopes ?

 Ceux qui assemblent le puzzle de l'électrique, ce sont aussi, en France, les descendant de ceux qui ont jadis décidé que nos voitures brûleraient le fioul que les centrales électriques, devenues nucléaires, ne consommeraient plus. Puis longtemps après, comme si cela ne suffisait pas, deux gouvernements d'affilée et une poignée de ministres de l'Environnement qui ont littéralement "diesélisé" les grandes agglomérations, convertissant les citadins et les petits rouleurs au gazole, par la magie du bonus-malus. Un choix décidé alors que l'on connaissait en détail les nuisances de cette motorisation.

Ce sont les mêmes qui maintenant le proscrivent au moment où ce moteur devient (presque) propre.

Les mêmes encore qui ont établi les critères de la vignette Crit'air en dépit du bon sens. Ainsi, nos petits moteurs essence à injection directe sans fap (filtre à particules) ont droit aux vignettes 1 tout en émettant jusqu'à dix fois plus de particules que des diesels de même ancienneté labellisés Crit'air 2. Des petits moteurs essence qui, tout bien pesé, polluent davantage que d'anciens moteurs essence conventionnels depuis longtemps catalysés - aujourd'hui, avec les GPL, les moteurs thermiques les moins sales du parc automobile -, lesquels sont classés en Crit'air 3,4 et 5. On n'a pas fini de parler de ce classement imbécile, ni d'en tousser.

Ceux aussi qui, puisqu'on évoque le GPL, ont favorisé fiscalement ce carburant tout en prohibant la soupape de sécurité de ses réservoirs. Deux spectaculaires explosions plus tard, elle fut rendue obligatoire, mais trop tard, puis le malus acheva le malade.

Bref, si l'on juge "ceux qui assemblent le puzzle" de l'électrique à l'aune de ce qu'ils ont déjà commis, il ne faut pas seulement être inquiet comme l'est le patron de PSA, il convient d'être terrifié.

 

 

Commentaires (189)

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:ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr::ptdr:

Par

Je l'ai toujours dit que c'est un arnaque écologique pas si écolos que ça un peu comme le diesel.

Par

Plutôt d'accord avec pas mal de point.

En revanche le :

"Pourrons nous préserver notre indépendance économique et technologique face à la Chine qui a préempté les ressources minérales, fabrique les batteries, et convertit de force son marché automobile"

Ça fait très "La mondialisation et l'économie de marché on veut bien, mais pas quand c'est les autres qui gagnent"...

Par

L'électrification pose un problème plus général que la simple fabrication des voitures.C'est d'une révolution dont on parle Il faudra choisir un moyen de fabriquer de l'électricité, de la distribuer, ce qui est déjà un défi important (une station de chargement rapide ne se branche pas comme ça sur le réseau "normal", il faudra tirer des lignes supplémentaires), mais il faudra, en plus, se poser la question de l'approvisionnement des matières premières et de la fabrication des batteries.

Nous pourrions mettre en place un tel système, mais ça va demander des investissements colossaux, l'ouverture de centrales, de mines en Europe ou ailleurs, le retraitement des déchets, la mise en place d'usines de fabrication.

C'est énorme!

On pourra effectivement tout acheter à l'étranger, mais ce sera se tirer une balle dans le pied...

Par

Que M. Tavares vienne cracher sur l'electrique

quand il sent qu'il n'est pas au niveau des meilleurs

c'est de bonne guerre...

.

Mais quand même, que le groupe qui a ete encore plus loin dans le tout diesel

que VAG en arretant quasiement tout developement mecanique en dehors de ce carburant

Vienne dire ensuite dire que l'on aurait tord de passer massivement à l'elecrtrique...

...

Ca ne manque pas de sel.

.

Surtout qu'evidemment le "massivement electrique" ca n'est pas pret d'arriver.

Je pense qu'il faudra encore une ou deux decenis avant que le 100% electrique represente

10% des automobile vendue en Europe.... et encore bien moins dans le monde.

.

Mise à part une monté exponentiel des prix des carburants petroliers, peut de chance que le marché

change à ce point là, et encore moins de chance que le parc automobile change lui aussi si vite

Par

Pour moi c'est certain....on va trop vite, et le Carlos à pas tort, attention de ne pas se retrouver dans le mur dans 10ans! En tous cas moi je ne suis pas prêt du tout à me lancer dans l'électrique, parce que je n'y crois pas et que pour le moment si je devais changer mes thermiques se serait plutôt vers l'hybridation que je me dirigerais....seul l'avenir nous le dira, mais nos grosses têtes pensentes se sont déjà tellement foutu le doigt dans l'oeil que dans le domaine automobile c'est encore difficile de faire confiance....

Par

Mr Tavares crie, hurle à la précipitation, au manque de réflexion !!!

Ce n'est pas comme si Tesla avait envoyé les premier signaux de ce changement de paradigme en 2012 avec le lancement de sa Model S, qui aujourd'hui, 6 ans plus tard, affole les constructeurs.

Ce n'est pas comme si Elon Musk avait été la risée de la bien-pensance lorsqu'il a décidé, seul et contre tous après le refus des constructeurs automobiles de s'associer, à cette époque, de construire son réseau de Super Charger pour rendre un service indispensable à l'électromobilité.

Que l'électrique ne soit pas parfait, c'est une certitude.

Qu'il y ait encore d'énormes progrès à réaliser, c'est probable.

Qu'il n'ait pas vocation à être la seule énergie de la mobilité à cours termes, c'est souhaitable.

Il n'empêche qu'il répond à une partie importante des besoins de la population en réglant bien des problèmes qui se posent à nous de façon aiguë, notamment dans les grandes agglomérations.

Il y a ceux qui sauront s'adapter, et ceux ... :coucou:

Par

En réponse à meliael

Plutôt d'accord avec pas mal de point.

En revanche le :

"Pourrons nous préserver notre indépendance économique et technologique face à la Chine qui a préempté les ressources minérales, fabrique les batteries, et convertit de force son marché automobile"

Ça fait très "La mondialisation et l'économie de marché on veut bien, mais pas quand c'est les autres qui gagnent"...

"Pourrons nous préserver notre indépendance économique et technologique face à la Chine qui a préempté les ressources minérales, fabrique les batteries, et convertit de force son marché automobile""

Parceque le petrole on est independant ?

Et puis pour l'etre un peut plus faut avoir les couille de faire comme Tesla monsieur Peugeot...

sa propre usine de batterie et negocier en directe les materiaux necessaire....

Par

En réponse à Franckche

Mr Tavares crie, hurle à la précipitation, au manque de réflexion !!!

Ce n'est pas comme si Tesla avait envoyé les premier signaux de ce changement de paradigme en 2012 avec le lancement de sa Model S, qui aujourd'hui, 6 ans plus tard, affole les constructeurs.

Ce n'est pas comme si Elon Musk avait été la risée de la bien-pensance lorsqu'il a décidé, seul et contre tous après le refus des constructeurs automobiles de s'associer, à cette époque, de construire son réseau de Super Charger pour rendre un service indispensable à l'électromobilité.

Que l'électrique ne soit pas parfait, c'est une certitude.

Qu'il y ait encore d'énormes progrès à réaliser, c'est probable.

Qu'il n'ait pas vocation à être la seule énergie de la mobilité à cours termes, c'est souhaitable.

Il n'empêche qu'il répond à une partie importante des besoins de la population en réglant bien des problèmes qui se posent à nous de façon aiguë, notamment dans les grandes agglomérations.

Il y a ceux qui sauront s'adapter, et ceux ... :coucou:

"Ce n'est pas comme si Elon Musk avait été la risée de la bien-pensance lorsqu'il a décidé, seul et contre tous après le refus des constructeurs automobiles de s'associer, à cette époque, de construire son réseau de Super Charger pour rendre un service indispensable à l'électromobilité."

.

.

Dans le meme ordre d'idée on se rapelle tous comment l'ancien dirigeant de PSA nous assurai à tous

que l'hybride etait une solution sans avenir...

Pour l'hybirde air ou l'hybride diesel de PSA ... c'etait vrai cela dit.

Par

Sur ce, tout le monde à vélo.

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