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17 novembre : vers un succès gâché par la politisation du mouvement ?

17 novembre : vers un succès gâché par la politisation du mouvement ?

Les manifestations contre l'envolée des prix des carburants prévues samedi prochain devraient réunir du monde. Mais elles pourraient avoir moins d'impact si elles se transforment en rassemblements anti-Macron, d'autant que la tentation de la récupération politique est grande dans l'opposition.

J-5 avant la grande journée de mobilisation contre la hausse des prix des carburants. Plusieurs éléments laissent à penser que celle-ci devrait connaître un grand succès. La semaine dernière, 42 % des Français interrogés pour un sondage indiquaient qu'ils avaient l'intention d'y participer ! Surtout, plusieurs centaines de rassemblements ont déjà été répertoriées sur une carte.

Si les milliers de personnes inscrites sur les pages Facebook ne vont peut-être pas toutes faire le déplacement, les organisateurs de chaque événement espèrent avoir du monde. Beaucoup ont organisé un premier rendez-vous pour expliquer la forme que prendra leur manifestation : opération escargot, blocage de route ou de péage… Certains ont même distribué des tracts ces derniers jours pour battre le rappel.

Le mouvement du 17 novembre bénéficie d'un grand soutien de l'opinion publique, supérieur aux derniers mouvements de contestation, par exemple la grève des cheminots au printemps dernier. Logique, la hausse de la fiscalité sur les carburants touche des millions de Français, qui ont pu suivre la progression des prix dans les stations au cours de l'année, avec un pic en octobre, et ses effets sur le pouvoir d'achat. D'ailleurs, la journée de mobilisation a vraiment été portée par des citoyens et médiatisée par le succès de pétitions en ligne. C'est ce qui fait sa popularité.

Reste que la politique s'en est rapidement mêlée. Bien sûr, le but des rassemblements, c'est de pousser la majorité en place à faire un geste, et notamment renoncer à la future augmentation des taxes, prévue le 1er janvier. Il ne peut donc y avoir qu'une finalité politique. Mais pour certains, c'est devenu une occasion de manifester contre Emmanuel Macron en général, avec tous les motifs de contestation possibles. Et ils ne manquent pas : réforme des retraites, refonte de la fonction publique…

C'est bien ce qui pourrait devenir un problème pour le 17 novembre. Si la journée se transforme en un pot-pourri de revendications, son but originel risque, non pas d'être oublié, mais d'être quelque peu éclipsé. D'ailleurs, la semaine dernière, le Président de la République déclarait : "Je suis toujours méfiant sur ces grands appels à mobilisation pour tout bloquer, parce que généralement on trouve derrière un peu tout et n’importe quoi, des choses qui n’ont rien à voir ensemble". L'exécutif semble déjà tenir son argument pour minimiser l'impact du 17 novembre : mettre en avant le fait que cela est parti dans tous les sens et que le sujet prix des carburants était un motif parmi tant d'autres, loin donc d'unir les Français.

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Il y a de plus un parfum de récupération politique. Celle-ci pourrait bien faire les affaires de Macron, renforçant le sentiment d'une journée contre sa personne et non contre la fiscalité des carburants. Et la récupération est source de divisions. Très rapidement, le Rassemblement National et Debout la France se sont emparés du sujet. Ce qui l'a quasiment bloqué pour le reste de l'opposition, parfois gêné d'apporter son soutien à un mouvement qui a reçu les faveurs de partis d'extrême droite.

À l'extrême gauche, on est ainsi partagé. Jean-Luc Mélenchon a d'abord été distant, avant de souhaiter le succès du mouvement. Chez Les Républicains, on est aussi divisé, au point qu'une conférence de presse de Laurent Wauquiez sur le sujet des carburants a été abandonnée. Le parti a tout de même distribué un tract pour dénoncer la hausse des taxes. Mais comme beaucoup, la position est de soutenir le mouvement, pas l'appel au blocage, une sorte d'entre-deux. D'autant que certains préfèrent regarder ça de loin en cas de manifestations qui déborderaient.

Photo : France 3 Normandie

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