Du chômage technique à l’enfer : pourquoi les ouvriers italiens de Fiat se mettent en grève ?
Pour la première fois depuis longtemps, les ouvriers de l’usine Stellantis de Mirafiori en Italie n’ont plus à craindre pour leurs emplois. Hélas, les bonnes nouvelles pour ses salariés ont aussi eu des répercussions néfastes !

L’usine de Mirafiori en Italie produit la Fiat 500 de troisième génération depuis 2020. Tout avait d’ailleurs commencé pour le mieux là-bas avec un bon carnet de commandes et un rythme de production prometteur, avant que la situation ne se dégrade fortement avec la baisse vertigineuse de la demande pour la nouvelle micro-citadine électrique italienne. Depuis la fin de carrière des Alfa Romeo MiTo et autres Maserati Levante également assemblées dans cette usine, la situation locale était devenue catastrophique avec des arrêts nombreux de la production pour éviter les surproductions.
Heureusement pour les salariés de cette usine de Mirafiori, le groupe Stellantis a pris il y a quelques années une décision importante pour sauvegarder leurs emplois : celle de concevoir une inédite version thermique de la 500 de troisième génération, lancée sur le marché à la fin de l’année 2025. Le but ? Augmenter la production annuelle du modèle au niveau des 100 000 exemplaires.
Ça coince !
Une bonne nouvelle, donc, mais qui s’est traduite à Mirafiori par d’énormes problèmes d’organisation. Comme le rapportent les spécialistes d’ItalPassion, les ouvriers de l’usine se sont brutalement retrouvés confrontés à une surcharge de travail.
Ce lundi 2 février, ils ont stoppé la production pendant une heure dans la matinée afin de protester contre des conditions de travail devenues intenables, la faute d’une cadence de production impossible à assurer avec les effectifs actuels.
Les ouvriers demandent des renforts
La direction de Stellantis prévoit bien d’augmenter à nouveau les effectifs dans l’usine de Mirafiori mais après des années passées à proposer des plans de départs à cause d’une demande insuffisante sur la 500e, les recrutements ne suivent pas pour l’instant et les efforts consentis par le groupe ne permettent pas de faire fonctionner l’usine correctement avec ces cadences. Les ouvriers exigent ainsi un accroissement des effectifs plus rapides et davantage de moyens mis sur le site. Certes, ces problèmes sont sans doute plus solvables que ceux liés à l’absence de demande à l’époque où la Fiat 500 n’existait qu’en version électrique.
















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