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171 scientifiques mondiaux écrivent à l'UE sur les bénéfices "surestimés" de la voiture électrique

171 scientifiques mondiaux écrivent à l'UE sur les bénéfices "surestimés" de la voiture électrique

Une lettre ouverte à la Commission européenne, écrite par 171 scientifiques du monde entier, démontrerait que les calculs de l'UE sur les avantages environnementaux de la voiture électrique sont erronés si l'on prend en compte la production d'électricité.

C'est un document foisonnant de calculs mathématiques poussés, qui amène à une conclusion : les calculs faits par l'UE sur les bénéfices environnementaux de la voiture électrique sont erronés, et trop optimistes. Ils ne tiendraient en effet pas compte d'une donnée essentielle, à savoir la production d'électricité, le fameux "mix", ce mélange de diverses sources (nucléaire, renouvelable, fossile...). Selon les calculs réalisés par ces scientifiques du monde entier, les "émissions de CO2 seront deux fois plus élevées en 2030 que les prévisions de Bruxelles".

L'étude se base notamment sur la part encore non négligeable de charbon et de produits fossiles dans la production d'électricité en Europe. Depuis l'accident de Fukushima, les Allemands n'ont eu de cesse de fermer des sites nucléaires : l'équivalent de près de 15 GW de production nucléaire ont été supprimés en 10 ans. Le renouvelable a certes progressé, mais la part du gaz et du charbon combinée, aussi. Contestable sur certains points, le nucléaire, s'il n'avait pas été autant boudé par l'Allemagne, aurait pu ainsi permettre d'économiser des millions de tonnes de CO2. Et améliorer le bilan de la voiture électrique sur le second marché mondial en la matière après la Chine.

Nos confrères de Focus citent par ailleurs un physicien sur la thématique : "en fait, les voitures électriques supplémentaires doivent être considérées comme de nouveaux clients d'électricité supplémentaires sur un marché dont la part d'électricité provenant des énergies renouvelables est déjà occupée, et à travers lequel la capacité supplémentaire disponible (charbon ou éventuellement gaz) doit être utilisée. Le législateur le sait et a donc décrété que de tels calculs « défavorables » ne devraient pas être effectués officiellement. Des valeurs moyennes doivent être utilisées."

Dit autrement, ce document explique qu'une voiture électrique en l'état actuel des choses, et même après un certain kilométrage, ne fait pas mieux qu'un diesel moderne en prenant en compte l'impact carbone total (production de l'auto, production de l'énergie...).

Pour autant, cette étude, aussi complexe soit-elle, doit être prise avec pincettes. Elle est en effet dirigée par Thomas Kloch, qui est le chef de recherche des moteurs à combustion à l'Institut des machines à piston et à combustion de Karlsruhe. Il n'est ainsi pas impossible que ses calculs soient en partie biaisé, conflits d'intérêts oblige.

Au delà du calcul du coût carbone total d'un véhicule électrique vis à vis d'un thermique, cette énième étude sur le sujet soulève surtout le problème de la précipitation de l'Europe et de Bruxelles à forcer les industriels et les Etats membres à passer au tout électrique. Trop vite pour certains, pas assez pour d'autres.

 

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