La colère d'Enzo

Présentée au salon de Paris 1963, la LM est unanimement louée et admirée par tous les observateurs. Dans l'euphorie du moment, Ferrari annonce le lancement d'une série de 110 exemplaires et compte, comme d'habitude sur la nonchalante bienveillance de la CSI pour obtenir l'homologation en GT dès la mise en route de la production. Accusée d'avoir déjà bien servi les intérêts de Ferrari en accordant l'homologation à la GTO, la CSI doit cette fois tenir compte des intérêts américains. L'arrivée d'un concurrent comme Ford ne peut être prise à la légère ! La LM est bel et bien une toute nouvelle voiture et cette fois Ferrari ne peut user de la ruse qui avait fait passer la GTO pour une simple évolution de la 250 GT... Pour ne pas perdre la face, la CSI avait fini par avaler la couleuvre, mais souffrait depuis de "troubles digestifs".

En refusant de signer un nouveau chèque en blanc, l'instance internationale déclencha une tornade du côté de Maranello. Enzo Ferrari tempêta, se fit charmeur, alterna subtilement menaces, chantages et gémissements... Rien n'y fit, la CSI demeura inflexible même lorsque Ferrari décida d'abandonner la compétition jusqu'à la fin de l'année 64. A mi-chemin entre la tragédie et la comédie, tous ces évènements n'ont en rien profité à la LM. Elle n'intéresse plus grand monde à Maranello et les clients ne se bousculent pas, hormis les institutionnels " comme le NART, Maranello Concessionnaires, Francorchamps et Filipinetti.

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