Prenez les cas des marques de prestige comme Ferrari ou Bugatti. Le produit dérivé est un bout du rêve inaccessible que l'amoureux des belles mécaniques aime à s'approprier ou offrir. Pas d'Italiennes rugissantes dans le garage mais une fripe frappé du cheval cabré dans le dressing, une montre au poignet et pourquoi pas carrément un sac hors de prix estampillé Bugatti qui a aussi sorti sa garde-robes. C'est l'assurance qualité et une folie assumée dont on se remettra plus vite financièrement que si l'on avait craqué pour un modèle de la gamme.


Juste en dessous- il y a le « premium » allemand toujours né sous une bonne étoile, surtout lorsque l'on s'appelle Mercedes. Là, le porte-clés est roi pour avoir la « Benz attitude » si l'on se réfère aux résultats des ventes. Et ce même si les coques pour téléphones portables se sont invitées sur ce marché qui ne souffre pas plus l'approximation que la voiture dont il s'inspire. La qualité est ici recherchée car le parallèle doit être parfait. A défaut, le constructeur se ferait plus de mal que de bien en entachant sa réputation. Le produit dérivé n'est pas qu'un reflet, c'est carrément un miroir dont il faut prendre soin.


A tel point qu'il peut aider à asseoir une image de marque. Le produit dérivé se fait donc aussi vecteur de notoriété et c'est bien sur lui que Renault a parié pour offrir une nouvelle idée de son entreprise. Le losange vient ainsi de lancer une collection de maroquinerie s'inspirant des versions les plus luxueuses du nouvel Espace et de la citadine Clio. Les sacs commercialisés entre 421 et 662 euros font partie d'une stratégie visant à montrer à un public plus large, et pas forcément automobile, que la marque change.


Cependant, que les nostalgique du temps où le produit dérivé n'était qu'un symbole innocent de l'amour d'une marque se rassurent. Ces accessoires existent toujours puisque les miniatures font toujours fureurs. Et chez Peugeot, on n'a pas stoppé la vente des célèbres moulins à poivre inventés au 19e siècle ni des lions en peluche.