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Ce qu’il est absolument interdit de faire dans un camping-car sur la route, pour des raisons de sécurité

Dans Pratique / Sécurité

Cédric Pinatel

Très à la mode depuis l’essor de la « van life », les camping-cars et autres vans aménagés permettent bien évidemment de dormir à leur bord. Mais attention, il n’est autorisé par la loi de les utiliser de cette façon uniquement dans certaines conditions précises. Et ça se comprend, bien sûr.

Ce qu’il est absolument interdit de faire dans un camping-car sur la route, pour des raisons de sécurité
Voici le nouveau Volkswagen California, star des vans aménagés pour le camping. On a évidemment le droit de dormir dedans. Enfin, pas tout le temps, justement...

Vous êtes de plus en plus nombreux à rêver de ce nouveau « lifestyle », consistant à abandonner les voyages à l’ancienne et à partir sur la route au volant d’un van aménagé pour zapper totalement les nuits à l’hôtel et dormir dans son propre véhicule. Tous les grands constructeurs automobiles proposent désormais une version adaptée de leurs utilitaires pour cette nouvelle clientèle qui devient de plus en plus nombreuse, avec des modèles dont le prix peut d’ailleurs s’approcher dangereusement des 100 000€ quand on ajoute des options (le Volkswagen California actuel démarre d’ailleurs à 70 150€ tout de même).

Synonyme de liberté absolue, ce nouveau mode d’utilisation de l’automobile semble plus que jamais dans l’air du temps. Mais comme le rappellent les journalistes de Ouest-France, il n’est pas pour autant permis d’utiliser ces véhicules sans se conformer au code de la route. Qu’on parle d’un van aménagé du genre du Volkswagen California ou d’un vrai camping-car « à l’ancienne », ses usagers doivent rester dans leur siège avec la ceinture attachée.

Interdiction de dormir sur la route ailleurs que sur le siège avec la ceinture !

C’est l’article R412-1 qui le rappelle en toute lettres dans le code de la route : « en circulation, tout conducteur ou passager d’un véhicule à moteur doit porter une ceinture de sécurité homologuée dès lors que le siège qu’il occupe en est équipé en application des dispositions du livre III ».

L’Article R412-1-1 est encore plus précis à ce sujet : « Sauf dispositions contraires, les passagers d’un véhicule à moteur sont transportés sur des sièges dans la limite du nombre de places assises mentionné sur le certificat d’immatriculation du véhicule. Chaque siège ne peut être occupé que par une seule personne ». Et la présence de lits dans le véhicule ne fait évidemment pas partie des « dispositions contraires », même si le code de la route autorise bien certaines personnes à ne pas porter de ceinture de sécurité pour des raisons plus spécifiques (« dont la morphologie est manifestement inadaptée au port de celle-ci, munie d’un certificat médical d’exemption ou encore en intervention d’urgence, pour tout conducteur ou passager d’un véhicule d’intérêt général prioritaire ou d’une ambulance »). Notons tout de même qu'il existait, avant le 20 octobre 2007, des véhicules de type camping-cars homologués avec des sièges latéraux sans ceinture. Ces derniers sont interdits à l'homologation depuis.

Amende de 135€ pour les passagers non attachés

Les passagers d’un van aménagé ou d’un camping-car présents dans un lit ou un canapé du véhicule en cas de contrôle des forces de l’ordre commettent une infraction de quatrième classe, punie d’une amende de 135€.

Profitons-en d’ailleurs pour rappeler que même sur un siège dûment homologué et équipé de la ceinture de sécurité, il faut absolument conserver une position « normale » : en cas d’inclinaison trop prononcée du dossier du siège vers l’arrière ou de position des pieds sur la planche de bord, les risques de blessure en cas d’accident sont très importants.

Reste aussi le problème de l’autorisation du stationnement des camping-cars, bien sûr.

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