Les employés de Ferrari vont être beaucoup mieux récompensés que ceux de Stellantis
Cette année, les salariés de Ferrari sont probablement très contents que la marque au cheval cabré ne soit pas rattachée fiscalement au groupe Stellantis. Alors que ces derniers doivent se serrer la ceinture, ceux de la marque d’exception sont très bien récompensés même sans avoir battu des records de ventes.

13 752 voitures. Voilà ce qu’avait réussi à vendre dans le monde Ferrari sur l’ensemble de l’année 2024, signant un nouveau record absolu dans l’histoire de la marque. En 2025, on a cru un temps que la marque allait pouvoir battre à nouveau ce record au vu des chiffres de ventes du premier semestre. Elle échoue finalement à quelques encablures, avec 13 640 autos soit 112 de moins que l’année précédente. La baisse du marché chinois et les complications liées aux taxes douanières du marché américain pèsent, mais il n’y a vraiment rien de négatif à part ces chiffres dans le bilan de Ferrari sur l’année 2025.
C’est même tout l’inverse : Ferrari annonce un chiffre d’affaires en progression de 7 % sur cette année 2025 par rapport à 2024, avec des résultats opérationnels en hausse de 12 % pour atteindre 2,1 milliards d’euros. De quoi arriver à une marge d’exploitation de 29,5 % qui ferait fantasmer tous les autres constructeurs automobiles de la planète sans exception. De quoi ravir les actionnaires, évidemment, avec une hausse des dividendes versés, mais aussi les salariés. Ces derniers vont bénéficier d’un bonus de 14 900€ contre 14 400€ sur l’année précédente.
Des perspectives encore meilleures pour 2026
Il n’y aura peut-être pas non plus de record de vente sur l’année 2026 mais clairement, Ferrari ne mise plus vraiment sur ce paramètre et illustre parfaitement le concept du « pricing power » dont rêvait Carlos Tavares lorsqu’il dirigeait le groupe Stellantis. Ferrari vise en effet un chiffre d’affaires de 7,5 milliards d’euros en 2026 en hausse de 5 % et prévoit aussi d’augmenter ses revenus tirés de la course automobile.
Même les chiffres de ventes, d’ailleurs, pourraient rebondir grâce à l’arrivée récente de l’Amalfi sur l’entrée de gamme en plus des habituelles séries limitées comme la 296 Speciale. Difficile de prévoir ce qu’il va se passer, en revanche, pour la fameuse Luce électrique qui semblait moyennement rassurer les investisseurs. Rappelons qu’elle sera officiellement présentée en mai prochain.
Pendant ce temps, chez Stellantis…
Alors qu’ils bénéficiaient eux aussi de bonus importants en 2023 au plus fort de l’efficacité financière de Carlos Tavares (qui s’est révélée hélas comme une stratégie fonctionnant uniquement sur le court terme), les salariés de Stellantis doivent pour 2025 se passer de primes d’intéressement et de participation et se contenter d’un bonus allant de 900 à 1 700€. Les actionnaires n’auront eux droit à zéro dividendes.
Ferrari s’est séparé des autres marques du groupe FCA en 2016, devenant une entité spécifique à cette date. Elle n’a donc aujourd’hui plus rien à voir avec les résultats du groupe Stellantis et pour les salariés de la marque au cheval cabré, c’est plus que jamais une bonne nouvelle.
















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