Motorvalley : Sant’Agata, Modène et Maranello, valaient une bien meilleure série
Consacrer une série de fiction entière au triangle d’or de la voiture italienne était une excellente idée. Malheureusement, Motorvalley pèche par son scénario creux et le degré zéro de sa direction d’acteurs.

C’est la terre sainte de tout amateur de voitures italiennes. Car dans ce coin d’Émilie-Romagne, entre Maranello, Modène, Sant’Agata et Imola sont nées et se sont exprimées les piu belle macchine transalpines et donc, forcément, de la planète. Alors, lorsqu’une série nous plonge dans cette région d’Italie, on se jette sur le canapé, on colle le téléphone en mode avion et on allume la télé.
En plus, ce Motorvalley, est une pure production italienne en 6 épisodes de 45 minutes. De quoi se régaler au long cours avec cette fiction qui vient tout juste d’arriver sur Netflix.
Une histoire cousue du fil blanc des combinaisons des pilotes
Sauf que l’on s’ennuie ferme. Passé les premiers moments d’exposition des personnages et le temps que l’on se rende compte de la faiblesse du récit, on décroche et on raccroche les gants et le casque. L’histoire ? Après la mort du patriarche, une grande famille de l’automobile s’empoigne autour de sa scuderia engagée en championnat italien de Gran Turismo.
Tous les clichés sont dispos et on nous les sert en antipasti d’un menu pas vraiment à la hauteur de la cuisine italienne. Du frère félon à la sœur rebelle en passant par l’ancien pilote fauché et revenu de tout, mais qui reprend le flambeau pour sauver le garage de son père, les clichés s’empilent. Sans compter la jeune pilote surdouée mais hostile à toute autorité, qui va forcément casser la baraque.
Mais passons sur la pauvreté du scénario. Les comédiens sont peut-être à la hauteur de l’enjeu après tout. Mais non seulement ils doivent se démener avec des dialogues insipides, mais en plus, leurs expressions se limitent à faire des gros yeux (lorsqu’ils sont effrayés) et à froncer les sourcils (lorsqu’ils sont contrariés). Sont-ils peu doués ou le créateur – réalisateur de la série Matteo Rovere s’en est-il allé déguster un ristretto pendant les prises ?
Restent des Lamborghini et des Ferrari sur le Muggelo, Monza, Imola, et même Vallelunga. Entre les images extraites de véritables couses, et celles tournées pour la série, cet aspect est plutôt cohérent, et, histoire de varier les plaisirs, les créateurs nous offrent aussi quelques cascades en ville, sur des circuits de glace et sur la route, en voiture de série et en moto.
Maisi on est à des années-lumière de la maestria de F1 ou, mieux encore, Rush et de l’impression que ces derniers films font naître et qui installent le spectateur à même le baquet.
Mépris ou niaiserie ?
Motorvalley est donc une série de plus, permettant à la plateforme de combler ses besoins de production locale. Elle peut même occuper lle spectateur le temps d’une longue soirée d’hiver. Mais cette série pose aussi une question : pourquoi tant de films, téléfilms et série consacrés à l’automobile sont-ils si souvent médiocres ?
Certains cinéastes, méconnaissant la chose automobile, seraient-ils un tantinet méprisants envers ses aficionados ? Ou bien ces derniers seraient-ils tellement niais qu’ils ne seraient pas capables de regarder une œuvre un peu plus aboutie que ce Motorvalley ? La réponse est assez évidente.
















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