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Aides à la conduite : êtes-vous sûr de bien comprendre votre voiture ?

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

Entre jargon technique incompréhensible et un manque de formation et d’information, les conducteurs comprennent de moins en moins le fonctionnement réel des technologies embraquées de leur véhicule. Un problème pour les particuliers mais également pour les professionnels.

Aides à la conduite : êtes-vous sûr de bien comprendre votre voiture ?
72 % des utilisateurs de régulateurs de vitesse adaptatifs ignorent les limites de leur système ©L'Est Républicain Maxppp

Bien que la technologie automobile soit de plus en plus sophistiquée, les avantages des systèmes de sécurité (ADAS) ne sont pas toujours pleinement exploités par leurs usagers.

Le conducteur peine à comprendre réellement les limites de ces technologies embarquées, parfois jugées trop intrusives. In fine, l’expérience réelle au volant est souvent marquée par de l’incompréhension, voire de l’agacement.

La tour de Babel technologique et marketing

Le premier obstacle à une cohabitation harmonieuse réside dans une surenchère sémantique ubuesque. Chaque constructeur rebaptise à sa guise la dénomination d’une même technologie. L’American Automobile Association (AAA) a recensé jusqu’à 20 appellations différentes pour désigner un simple système de freinage d’urgence autonome. D’Active Safety Break (Peugeot/Citroën) à Autonomous Emergency Braking (VW), en passant par Pre-Collision System (Honda) ou Forward Collision-Avoidance Assist (Hyundai/Kia)… Difficile pour le profane de s’y retrouver dans ce maquis sémiologique.

À cette confusion s’ajoute une débauche d’ingénierie embarquée. Un véhicule moderne peut intégrer jusqu’à 70 systèmes  d’aides à la conduite (ADAS) différents. De quoi alimenter une méconnaissance de l’intérêt et de la limite de chacun.

De l’illusion d’une sécurité totale…

Près de 72 % des utilisateurs de régulateurs de vitesse adaptatifs ignorent les limites de leur système (virages serrés, obstacles fixes) rapporte l’AAA. Près de 40 % des conducteurs confondent l’alerte de collision avec le freinage automatique d’urgence. 80 % des usagers ne connaissent pas les limites de leur détecteur d’angles morts ou pensent qu’il détecte de manière fiable les vélos et les piétons. Du coup ils en oublient de regarder leur rétro avant de dépasser un véhicule ou de changer de voie. 33 % des propriétaires ignorent que les caméras et radars de ces systèmes peuvent être totalement « aveuglés » par une simple pellicule d’eau, de givre ou de boue sur le pare-brise et la calandre.

Bercés par l’illusion d’une totale prise en charge, certains conducteurs relâchent leur vigilance, allongeant son temps de réaction en cas d’urgence. D’autres portent un regard méfiant sur les ADAS.

… Aux doutes sur leur précision

L’enquête de DG Cities du printemps dernier met le doigt le décalage entre la technologie et l’humain. On y découvre qu’un quart des conducteurs n’aime pas la manière dont ces aides réagissent au quotidien. Un usager sur dix pointe du doigt les approximations du système (comme les « freinages fantômes » ou une mauvaise lecture des lignes).

L’étude révèle également une méconnaissance de ces mécanismes par des conducteurs laissés-pour-compte.

Des conducteurs livrés à eux-mêmes

Plus de 40 % des acheteurs estiment n’avoir reçu aucune explication ou alors très insuffisantes de la part du vendeur en concession, continue DG Cities. La moitié des livraisons de voitures neuves n’incluent pas de conseils sur les technologies embarquées essentielles à la sécurité, renchérit une étude de Venson Automotive Solutions. C’est encore pire pour les flottes d’entreprises.

En février, un sondage d’i247 Group montre a montré que seulement 7 % des conducteurs de voitures de fonction ont bénéficié d’une présentation complète des dispositifs de sécurité lors de la remise du véhicule. 52 % ont dû se débrouiller seuls pour comprendre le fonctionnement des systèmes du véhicule.

Résultat, seulement 17 % des conducteurs ont une « bonne connaissance » de  leurs ADAS quand une large majorité découvre les limites du système en situation réelle.

De quoi inciter les constructeurs et les gestionnaires de flottes à passer d’urgence d’une logique du suréquipement à celle de l’accompagnement.

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