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2. Au volant de la Zeekr 7GT : confortable mais dépassée par ses 646 ch…

 

Essai Zeekr 7GT (2026) : le break électrique low cost qui défie les premiums allemands !

Notre modèle haut de gamme se plaît à faciliter la vie du conducteur en fermant la porte électriquement, une fois la pédale de frein enfoncée (après l’avoir ouverte sous l’ordre d’une simple caresse de la poignée extérieure). Soit. Et pas de simagrées au moment de s’élancer : il suffit d’abaisser le commodo à droite derrière le volant vers Drive (pédale relâchée, bien sûr). La 7GT s’élance dans un silence de cathédrale avec douceur, le mode confort allégeant la direction pour faciliter la circulation à basse vitesse.

Si la suspension pneumatique se montre alors exagérément souple, en particulier sur les dos-d’ânes, le mode Sport corrige le tir tout en restant agréable : la direction gagne une consistance appréciable sur départementales sinueuses alors que les mouvements de caisse exagérés en détente disparaissent.

C’est le moment de voir ce que la Chinoise a dans le ventre. Sans grande surprise au regard du niveau de puissance instantané, il y en a trop : avec un 0 à 100 km/h exécuté en 3s3 seulement, cette 7GT catapulte comme un manège à sensations. Gare à la prise de risque pour les novices, tant en matière de sécurité que pour le permis de conduire ! Et aussi à ne pas vous froisser avec des passagers à l’estomac sensible. Heureusement, les étriers avant à 4 pistons ici assurent des décélérations efficaces.

Essai Zeekr 7GT (2026) : le break électrique low cost qui défie les premiums allemands !

Mais avec 2,4 tonnes à guider, pas de miracle dans les lacets malgré la présence d’un train avant à double triangulation chargé de plaquer les gommes Michelin Pilot Sport EV au sol : à en croire les coups de freins générés indépendamment sur les roues qui adhèrent le plus, la voiture a fortement besoin des assistances actives pour tourner.

Une véritable autoroutière malgré un bon appétit

La désactivation de l’ESP le confirme : sans béquilles électroniques, l’auto tire rapidement tout droit, non seulement en entrée de virage mais également en sortie où elle se voit débordée par la débauche de puissance. Pire : à chaque virage, la roue avant intérieure cire en relance ! Certes, le bitume lisse de notre parcours d’essai est défavorable, mais quand même ! Mieux vaut donc garder les aides en éveil… Surtout sur sol glissant.

On reproche aussi à la 7GT d’isoler totalement de la route avec une direction particulièrement avare en sensations. Dommage car elle fait preuve d’un bon équilibre en entrant sur les freins avec un arrière qui peut pivoter légèrement et délicatement pour aider à tourner, lors d’un évitement d’urgence par exemple. Une Zeekr dynamique donc, mais en aucun cas agile.

Essai Zeekr 7GT (2026) : le break électrique low cost qui défie les premiums allemands !

Et la consommation dans tout cela ? Sur un parcours mêlant départementales limitées à 90 km/h et grands axes empruntés majoritairement à 130 km/h, notre modèle a réclamé tout de même 19 kWh/100 km. Sur de longs parcours purement autoroutiers où l'appétit risque d'augmenter significativement, difficile d’imaginer plus de 390 km avec 100 % de batterie, ou 300 km avec 80 %.

Un peu décevant ? Certes. Nul doute que la version à moteur unique et pneus (un peu) moins larges (245 mm au lieu de 255 mm ici) ira un peu plus loin. Et surtout, l’auto devrait se rattraper avec ses fameux ravitaillements en 16 minutes qu’il nous tarde de vérifier. S’ils s’avèrent réalistes, ils permettraient à la 7GT de laisser sur place de nombreuses rivales lors des voyages, et en particulier les fameuses premiums allemandes prises pour cibles…

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