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Avec le Triber, Renault accélère dans l'hyper low-cost

Dans Economie / Politique / Marché

En dehors de l'Europe, Renault se spécialise dans les modèles à bas coûts. Quatre ans après la Kwid, le Losange vient de dévoiler en Inde le Triber, un petit monospace low-cost.

Avec le Triber, Renault accélère dans l'hyper low-cost

Si PSA souffre d'une dépendance à l'Europe, le groupe Renault a réussi son internationalisation. Il réalise déjà plus d'une vente sur deux en dehors du Vieux Continent. Une proportion qui devait progresser grâce au lancement cette année de plusieurs modèles clés. En Chine, où Renault n'arrive pas à décoller, il y aura la petite citadine électrique K-ZE. En Inde, le Losange s'apprête à commercialiser le petit monospace Triber.

Ces modèles ont un point commun : ils ont un positionnement low-cost… voire ultra low-cost. Ils sont ainsi dérivés de la Kwid, la citadine à prix cassés que la marque a lancé en Inde en 2015. Alors que Peugeot mise sur une montée une gamme, pour devenir un constructeur "généraliste premium", depuis quelques années Renault se développe surtout via les modèles pas chers.

Avec le Triber, Renault accélère dans l'hyper low-cost

Que serait le groupe sans Dacia, dont la courbe des ventes ne cesse de grimper. Le label roumain a écoulé 700 000 véhicules en 2018. Il y a aussi la relance réussie de Lada, dont les ventes ont progressé de 19 % l'année dernière, frôlant la barre des 400 000 immatriculations. Ces firmes d'entrée de gamme sauvent d'ailleurs les résultats du groupe, la maison mère ayant vu ses ventes reculer de 5 %.

Mais il n'y a pas de barrière dans le groupe. Le low-cost n'est en fait pas réservé à Dacia et Lada. En dehors de l'Europe, Renault doit aussi sa croissance aux véhicules pas chers. D'ailleurs, une bonne partie de sa gamme intègre des Dacia rebadgées. En Amérique Latine, la Sandero et le Duster ont un Losange dans la calandre. À cela s'ajoutent les modèles low-cost directement lancés sous le badge Renault, à commencer par la Kwid !

Avec le Triber, Renault accélère dans l'hyper low-cost

Le constat peut inquiéter. Renault est-il devenu une marque au rabais ? On peut se rassurer en regardant les derniers lancements en Europe, avec par exemple une nouvelle Clio mieux finie et plus technologique. Mais sur les autres continents, Renault commence clairement à devenir une marque spécialisée dans l'accessible.

Est-ce un problème ? Forcément, pour l'image de marque, ce n'est pas une bonne chose. Mais Renault assume, et ne cherche pas à flirter avec le premium. Il préfère la jouer populaire et être présent sur les marchés émergents avec les bons produits.

Si le low-cost ne fait pas chic, il est en revanche très profitable, surtout que les véhicules pas chers du Losange sont globaux, proposés sur différents continents. Pensée d'abord pour l'Inde, la Kwid a réussi ses débuts au Brésil, avec 67 000 unités écoulées en 2018. Il en sera donc de même pour le Triber.

Avec le Triber, Renault accélère dans l'hyper low-cost

C'est un mini-monospace, capable d'embarquer sept personnes dans moins de quatre mètres de longueur ! Voilà un sacré tour de force. Forcément, la contrepartie est une silhouette d'armoire sur roues. La hauteur de 1,66 m est importante en rapport de la longueur. Renault a tout de même fait son maximum pour soigner le design, avec par exemple des feux qui débordent sur le hayon ou un décroché sur le vitrage latéral. Le Triber adopte une panoplie de petit baroudeur.

Bonne surprise à l'intérieur, la planche de bord n'étant pas reprise à la Kwid. La présentation est plus soignée, avec un bandeau couleur alu qui intègre les aérateurs, un écran tactile 8 pouces orienté vers le conducteur et une instrumentation digitale. L'équipement n'est pas désuet, avec caméra de recul, accès/démarrage mains libres et connectivité Apple Car Play et Android Auto.

Le Triber, digne héritier des voitures à vivre de Renault, met donc l'accent sur l'habitabilité et la modularité. Il promet le meilleur espace aux jambes de sa catégorie pour les trois rangées. Selon Renault, des adultes peuvent prendre place sur la troisième rangée ! Les occupants à l'arrière seront rafraîchis grâce à des aérateurs. Sous le capot, il y a un trois cylindres 1.0 de 72 ch, avec couple maxi de 96 Nm. On ose imaginer la conduite avec sept personnes à bord.

Le Triber a d'abord été pensé pour l'Inde, pays où la moitié des foyers contient plus de cinq personnes. Selon Renault, le modèle est une proposition inédite sur ce marché. Il est promis à un prix compétitif. La marque évoque déjà la possibilité d'un lancement sur d'autres marchés. Comme pour la Kwid, le Triber devrait ainsi être lancé en Amérique Latine... mais pas en Europe.

Portfolio (6 photos)

En savoir plus sur : Renault Triber

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Commentaires (76)

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dans 5 minutes, les trolls vont commencer à dire que c'est de la merde en oubliant que cette voiture n'a pas été pensée pour eux XD

Par

La future voiture de 3.0 TDi/mythoquihurle avec son rsa le pauvre il ne peut pas s'acheter autre chose...:bien:

Par

Il est peut-être ultra low cost, mais je le trouve réussi ! Certes il fait un peu plastoc mais je le trouve harmonieux et je pense qu'il y a une vraie demande sur cette catégorie dans les pays émergents. Ajoutez à celà un prix canon, un look sympa, 7 places et un intérieur qualitatif ... Honnêtement ça ne m'aurait pas choqué de le trouver en France !

Par

Il est inutile de vouloir vendre en Inde des Scénic ou des Koléos...

L'immense majorité de la population n'a pas accès à ces véhicules.

Et franchement si certains vont se moquer de Renault...des trolls...ils ne devraient pas oublier que d'autres marques essayent sans y réussir à percer sur le marché du low-cost pour ces mêmes pays.

A un moment faut faire un choix....

Soit rester absent d'un marché, soit y être ultra confidentiel, soit adapter les produits qu'on y vends aux moyens de la population sur place.

Et pas à celles qui sont à des milliers de km et à qui le produit n'est pas destiné.

Par

Autant j'aime bien l'avant, autant les feux arrières sont dégueulasses. Bel exploit de mettre 7places dans 4m.

Par

Je ne comprend pas bien pourquoi ce genre de véhicule à bas-prix n'est pas vendu en France ?

La quasi totalité des débutants, jeunes et étudiants sont obligés de rouler dans des poubelles ici, genre Clio II ou 206, à cause des prix exorbitants du neuf.

Si c'est pour ne pas faire de concurrence aux modèles plus premium, avec entente avec les autres constructeurs comme Peugeot, c'est grave.

Par

Belle performance. Qui plus est, cette voiture est plutôt jolie.

Par Profil supprimé

Pour du low cost, c'est plus qu'acceptable. Le moteur est anémique mais bon, si ca arrive à déplacer le véhicule.

Par

L'arrière fait furieusement pensé à du Ford. Mais à quel prix est proposé ce low-cost ?

Personnellement, rester dans la stratégie de la voiture accessible, comme ça a toujours été le cas chez Renault, est pour moi une bien meilleure stratégie que PSA et sa montée en gamme injustifiée. Quand Cils auront le courage de faire de Citroen une marque égale à Dacia, alors peut-être que la différentiation avec Peugeot se fera remarqué et la montée des prix des Peugeot paraîtront un plus justifié.

Par

Low-coast pour l'Europe mais pas pour l'Inde ou le Brésil. Dans ces pays pas grand monde peut se payer ce genre de véhicule. A un moment au vu de l'équipement proposé ça n'a plus rien de low-coast.

Un Scénic ou Kadjar en Inde serait trop chère.

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