Budget 2026 : pas de surprise pour les flottes, juste la confirmation des orientations fiscales déjà connues
Après quatre mois de débats, la loi de finance 2026 devrait être adoptée (sauf surprise) début février. Pour les flottes d’entreprise, il s’agit d’une confirmation de la trajectoire fiscale mise en place depuis 2024. Avec quelques changements à la marge.

Hier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a engagé une nouvelle fois la responsabilité du gouvernement sur l’ensemble du projet de loi de finances pour 2026, en recourant à l’article 49.3 de la Constitution
Le rejet probable des motions de censures déposées par la gauche (hors PS) et le RN entraînera l’adoption définitive du projet de loi de finance pour l’année en cours.
L’Amortissement Non Déductible (AND)
C’est sans doute le point le plus technique et le plus impactant pour les directions financières. En 2026, les plafonds d’amortissement déductibles restent indexés sur les émissions de CO₂ (norme WLTP), créant une distorsion majeure entre les motorisations.
Les véhicules électriques bénéficient d’un plafond fiscal d’amortissement de 30 000 € HT que les entreprises peuvent déduire de leur résultat imposable. Ce plafond n'est que de 9 900 € pour un modèle émettant plus de 160 g/km
Le Malus au poids
Depuis le 1er janvier il s’applique à tous les VP et VUL dont la masse dépasse les 1 500 kg. Le barème devient très progressif, avec des tarifs allant de 10 € à 30 € par kilo excédentaire.
Tous les véhicules électriques, écoscorés ou non, en sont exemptés.
Les hybrides rechargeables dont l’autonomie dépasse le 50 km, bénéficient d’un abattement de 200 kg. Les véhicules de tourisme de 8 places au moins se verront appliquer une décote de leur masse de 600 kg.
Le Malus CO2
Il n’y aura pas de durcissement du malus écologique à l’horizon 2028. Celui-ci suit donc la trajectoire dictée en 205 qui en fixe le barème jusqu’en 2027. Ainsi, le seuil de déclenchement du malus CO₂ passe de 113g/km à 108 g/km cette année, avant de descendre à 103 g/km en 2027.
La mutation de la TVS
L’ancienne Taxe sur les Véhicules de Société laisse place à une double taxation annuelle qui ne laisse aucun répit aux parcs anciens :
La Taxe CO₂ : Elle s’active dès 5 g/km en 2026. Elle devient quasi-universelle pour tout ce qui n’est pas 100 % électrique.
La Taxe sur les polluants, vise à bouter les modèles thermiques des parcs. La pénalité pour l’essence grimpe à 130 €, tandis que le diesel subit une hausse brutale, passant de 500 € à 650 € cette année, avec une cible à 800 € en 2027.
La Taxe Annuelle Incitative (TAI)
Touche les entreprises de plus de 100 véhicules. La TAI impose des quotas stricts de véhicules à faibles émissions (moins de 50 g CO2/km) en parc. La loi en impose 18 % en 2026, 25 % en 2027, jusqu’à 48 % en 2030.
Le non-respect de ces objectifs entraînera 4 000 € d’amende par véhicule manquant en 2026, et 5 000 € dès l’année suivante.
Une ligne claire
Le budget 2026 confirme que la neutralité fiscale n’existe plus pour le thermique. La trajectoire est tracée, et pour les gestionnaires, la marge de manœuvre se réduit à une seule option : accélérer la transition et verdir leur parc.















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