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Cette fois, c'est fait : Opel fait partie du groupe PSA

Dans Economie / Politique / Industrie

Florent Ferrière

L'acquisition d'Opel (et de Vauxhall) par le groupe français vient d'être finalisée. Elle donne naissance au deuxième constructeur européen. Principal objectif pour la firme allemande : être rentable d'ici 2020.

Michael Lohscheller, PDG d'Opel, et Carlos Tavares, Président du directoire de PSA.
Michael Lohscheller, PDG d'Opel, et Carlos Tavares, Président du directoire de PSA.

On vous le disait récemment dans un dossier : en ce moment, il y a de quoi être fier des constructeurs français. Après Renault qui a su monter sur la première marche du podium mondial des ventes avec l'Alliance, PSA annonce la finalisation du rachat d'Opel et de Vauxhall à General Motors. La somme déboursée n'est pas à nouveau précisée, mais PSA avait indiqué en mars qu'elle devait être de 2,2 milliards d'euros (avec la branche GM Finance, dont le rachat sera conclu dans quelques semaines).

Ce regroupement donne ainsi naissance au deuxième constructeur automobile européen. Sur le Vieux Continent, le cumul des ventes des cinq marques représente 16,5 % de parts de marché au premier semestre 2017 (Opel/Vauxhall : 6,3 %, Peugeot : 6,0 %, Citroën : 3,9 % et DS : 0,3 %). Le duo Renault/Dacia est ainsi largement distancé avec ses 10,5 % de parts de marché. La galaxie Volkswagen reste loin devant avec 23,3 %.

Le rachat d'Opel a pu sembler étonnant dans la mesure où l'allemand ne vend qu'en Europe alors que PSA cherche à s'internationaliser. La firme à l'éclair peut donc s'apparenter à une concurrence interne gênante. Mais pour le groupe français, les cinq marques sont "complémentaires et bien positionnées". Opel aidera par exemple PSA de mieux profiter des marchés anglais et allemand.

Ce sera aussi une nouvelle source de synergies, estimées à terme à 1,7 milliard d'euros par an. L'intégration d'Opel permettra de réaliser de nouvelles économies d'échelle avec le partage des moteurs et des plates-formes. Les parties ont déjà des projets communs, comme les duos 3008/Grandland X, C3 Aircross/Crossland X et le futur trio Berlingo/Partner/Combo.

Cinq marques dans la même équipe.
Cinq marques dans la même équipe.

Carlos Tavares, à la tête de PSA, a tout de même un défi important : rendre Opel rentable. L'allemand est réputé pour être une machine à perdre de l'argent depuis une quinzaine d'années. Mais Carlos Tavares est confiant, d'autant qu'il a su remettre sur les rails PSA en un temps record. Le français annonce qu'Opel et Vauxhall sont "engagés dès aujourd’hui dans la construction d’un plan stratégique avec le soutien de PSA, dont l’objectif est de rétablir les fondamentaux économiques". Ce plan sera présenté dans une centaine de jours.

Pour PSA, il n'est cependant pas question de tout chambouler. Carlos Tavares déclare : "Opel restera allemande, et Vauxhall restera britannique". Le nouveau PDG de la firme au blitz, Michael Lohscheller, a ainsi été nommé en interne. En revanche, deux Français quittent PSA et rejoignent l'équipe de direction d'Opel à des postes importants. Remi Girardon devient directeur industriel et Philippe de Rovira devient directeur financier. Opel met en place une structure de management resserrée pour gagner en efficacité.

Les ponts ne seront pas totalement coupés avec GM, puisqu'Opel continuera à fabriquer des modèles pour Buick et Holden (la nouvelle Insignia est ainsi vendue aux États-Unis et en Australie) et GM fournira toujours l'Ampera-E à Opel.

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