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La recharge ultra-rapide est-elle vraiment l’ennemie jurée de nos voitures électriques ? Les résultats d’une étude bousculent certaines idées reçues

Accusée de précipiter la fin de vie des voitures électriques, la recharge à haute puissance fait l’objet de nombreuses craintes. Pourtant, une étude massive menée sur plus de 22 000 véhicules tend à prouver que nos batteries sont bien plus robustes que prévu.

La recharge ultra-rapide est-elle vraiment l’ennemie jurée de nos voitures électriques ? Les résultats d’une étude bousculent certaines idées reçues
La recharge ultrarapide serait-elle si néfaste à la longévité des batteries de nos VE ? ©BelpressMaxppp

La recharge ultra-rapide serait-elle si néfaste à la longévité des batteries des VE ? Une vaste étude menée par Geotab, spécialiste mondial des données de mobilité, sur plus de 22 000 voitures bouscule certaines certitudes.

Si la puissance de recharge joue bien un rôle, les batteries modernes se montrent bien plus endurantes que ce que l’on peut penser.

Des batteries plus robustes que prévu

Avec la généralisation des véhicules électriques sur nos routes, la question du « vieillissement » des batteries revient avec insistance. Les chiffres dévoilés par Geotab apportent un premier élément de réponse rassurant.

L’analyse de plusieurs années de données télématiques issues de plus de 22 700 véhicules, couvrant 21 marques et modèles, indique que les batteries des VE se dégradent en moyenne « de 2,3 % par an contre 1,8 % dans les résultats 2024. » Pour Geotab, « ce résultat reflète les changements observés de l’usage des véhicules électriques et notamment le recours croissant à la recharge rapide en courant continu à forte puissance. » Avec quel impact sur l’état de santé des batteries ?

Recharge rapide : un impact réel, mais mesuré

Faut-il pour autant bannir la recharge ultra-puissante ? L’étude montre que les véhicules recourant massivement à la recharge en courant continu à plus de 100 kW enregistrent effectivement une dégradation plus rapide, pouvant atteindre 3 % par an. À titre de comparaison, les véhicules privilégiant des recharges à plus faible puissance affichent des taux proches de 1,5 %. Un ratio du simple au double.

La différence est réelle, mais elle demeure loin du scénario catastrophe souvent évoqué. « La performance des batteries demeure solide, même avec une utilisation intensive et des recharges plus rapides », observe Charlotte Argue, responsable de la mobilité durable chez Geotab. Au-delà de la recharge d’autres éléments entrant en ligne de compte pour la durée de vie des batteries, avec un impact minime sur leur endurance.

Il aurait été intéressant que l’étude mentionne également le kilométrage moyen annuel des véhicules étudiés. Au-delà de la recharge d’autres éléments entrant en ligne de compte pour la durée de vie des batteries, avec un impact minime sur leur endurance.

Chaleur, usage intensif : des facteurs secondaires

Les véhicules circulant dans des climats chauds voient leur batterie se dégrader en moyenne 0,4 % plus vite chaque année que ceux évoluant dans des régions tempérées. Un écart notable, mais relativement limité.

Même constat pour l’intensité d’utilisation. Les véhicules les plus sollicités affichent une usure légèrement supérieure — environ 0,8 % de plus par an.

Quelles habitudes de recharge privilégier ?

Autre enseignement intéressant : certaines règles de recharge souvent présentées comme incontournables méritent d’être relativisées. Utiliser la batterie sur une large plage de charge — du niveau bas au niveau élevé — n’entraîne pas, en soi, une dégradation accélérée.

En revanche, la situation se détériore lorsque le véhicule reste longtemps, et de manière répétée, presque totalement chargé ou presque entièrement déchargée. Autrement dit, ce n’est pas tant l’amplitude d’utilisation qui pose problème pour optimiser sa batterie, que l’immobilisation prolongée aux extrêmes

Trouver le bon équilibre

Pour les flottes comme pour les conducteurs avertis, tout est affaire d’équilibre. « Utiliser la puissance de recharge la plus faible possible tout en respectant les contraintes opérationnelles permet de préserver la santé des batteries à long terme, sans sacrifier la disponibilité des véhicules », résume Charlotte Argue.

Loin des discours alarmistes, cette étude permet une lecture plus nuancée du vieillissement des batteries. La recharge ultrarapide a bien un impact sur la longévité de nos batteries, mais pas au point d’en signer l’arrêt de mort prématuré.

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