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Des pièces d'occasion bientôt obligatoires chez les garagistes

Dans Pratique / Entretien

Olivier Pagès

Des pièces d'occasion bientôt obligatoires chez les garagistes

Dès le 1er janvier 2017, les garagistes vont être obligés de proposer à leurs clients des pièces de rechange d’occasion lors d’une réparation. Explications.

C’était inscrit dans le projet de loi sur la transition énergétique portée par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal en août 2015, c’est désormais une réalité avec la publication aujourd’hui de cette disposition au Journal Officiel. Ce décret prévoit ainsi que « le professionnel qui commercialise des prestations d'entretien ou de réparation de voitures particulières (...) permet au consommateur d'opter pour l'utilisation de pièces de rechange issues de l'économie circulaire à la place de pièces neuves ». À titre d’information, l’économie circulaire désigne un concept économique qui s'inscrit dans le cadre du développement durable. Elle fonctionne en boucle afin de limiter au maximum le gaspillage. En clair, cela signifie que votre garagiste devra vous donner à choisir entre des pièces neuves ou de seconde main.

Sont donc concernés les éléments de carrosserie amovibles, les vitrages non collés, les pièces optiques, et certaines pièces mécaniques ou électroniques, comme les moteurs, les boîtes de vitesses et les organes de transmission. En revanche, les pièces d'usure et de sécurité, telles que les ceintures ou les plaquettes de freins, ne figurent pas sur cette liste. Ces pièces proviendront de 1 700 centres de traitement de véhicules hors d'usage agréés, censés vérifier leurs état et qualité.

Des problèmes restent toutefois en suspens comme le délai de livraison, la disponibilité de ces pièces ainsi que la responsabilité en cas de défaut. Contre qui se retournera-t-on en cas de problème : le fournisseur ou le garagiste ? Rien n’est précisé dans la loi.

Au-delà de l’aspect environnement, cette réforme a pour but également de mettre en vente des pièces à des prix plus attrayants donc plus avantageux pour le client. Du moins en théorie, car entre la baisse des revenus et la peur de travailler sur une pièce qui ne durera pas, les garagistes vont peut-être se rattraper sur la facture comme l’avoue un professionnel à nos confrères de La Montagne, « la main-d'œuvre sera certainement majorée sur le devis de la pièce d'occasion ».

En clair, une bonne idée mais son application soulève encore bien des questions.

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