Ejecté de son Audi S5 au compteur bloqué à 290 km/h et au moteur arraché, il risque désormais la prison
Le conducteur a perdu le contrôle de sa GT allemande alors qu’il roulait à très grande vitesse sur une portion de route nationale limitée à 80 km/h. Il a eu beaucoup de chance compte tenu de la violence de l’accident et les gendarmes veulent le faire passer devant le tribunal.

Les images, publiées notamment sur Facebook, sont absolument surréalistes. Elles montrent une Audi S5 noire de première génération, posée dans un champ près de la route nationale 21 à Beaugas dans le Lot-et-Garonne. Le coupé allemand ne possède plus du tout de face avant, complètement arrachée sous la violence du choc. Son moteur, un V8 atmosphérique de 4,2 litres développant 354 chevaux sorte de version dégonflée du très beau bloc des RS 4 et autres R8 de la même époque, trône à quelques mètres de là.
C’est la scène découverte par les sapeurs-pompiers et les gendarmes le 14 février dernier vers 16h30, comme le rapportent les journalistes de Sud-Ouest. Le conducteur, un homme d’une trentaine d’années, était lui aussi allongé dans le champ avec une grave blessure au bras. Il a été éjecté de la voiture au moment de l’accident et évacué immédiatement vers l’hôpital le plus proche.
Compteur bloqué à 290 km/h
Détail qui explique probablement la violence de l’accident, le compteur de vitesse de la voiture est resté bloqué sur « 290 km/h » d’après les gendarmes. Tout porte à croire qu’il roulait à très haute vitesse sur une route limitée à 80 km/h mais possédant une longue ligne droite, sur laquelle le conducteur a perdu le contrôle de sa machine peut-être en rebondissant sur des bosses. Pour l’instant, on ignore s’il possédait bien sa ceinture de sécurité au moment des faits. A-t-il été arraché du siège malgré le bouclage de cette dernière sous la violence du choc ?

En principe, d’ailleurs, l’Audi S5 de première génération était électroniquement limitée à 250 km/h. Mais ici, on est sans doute en présence d’un exemplaire débridé et il n’est pas impossible non plus que l’auto ait été préparée. Le bilan de l’accident paraît en tout cas assez miraculeux au vu de tous ces éléments.
De la prison pour « mise en danger de la vie d’autrui » ?
La gendarmerie a immédiatement ouvert une enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui », consciente qu’un tel comportement aurait pu avoir des conséquences dramatiques si d’autres automobilistes avaient été pris dans sa sortie de route. D’après l’article 223-1 du Code pénal, il risque jusqu’à un an de prison et 15 000€ d’amende.


















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