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Essai - Peugeot Rifter Puretech 110 : l'orgueilleux

Dans Nouveautés / Nouveaux modèles

Le nouveau Peugeot Rifter a choisi de se différencier du commun des ludospaces par un look « plein air » et un standing supérieur. Ce positionnement engendre naturellement une inflation des tarifs. Est-elle justifiée ? Réponse au volant de la version essence Puretech 110.

Essai - Peugeot Rifter Puretech 110 : l'orgueilleux

En bref

A partir de 23 150 €

Malus : 53 €

5 ou 7 places

À l’heure où les SUV s’embourgeoisent et les monospaces disparaissent, les familles avec de gros besoins d’espace voient les offres de transport fondre comme neige au soleil. Le ludospace apparaît aujourd’hui comme la solution la mieux adaptée aux contraintes pratiques que peuvent rencontrer au quotidien certains foyers. Ils ne sont pas sexy pour un sou mais sont pratiques, spacieux et surtout bien moins chers.

Le groupe PSA fut l’un des premiers à exploiter le filon avec deux modèles transformés à partir d’utilitaires : le Peugeot Partner et le Citroën Berlingo. Depuis, Opel a intégré l’équipe avec son Combo pour former une triplette qui s’adresse aux particuliers comme aux professionnels. Les trois modèles sont fabriqués dans les mêmes usines en Espagne et au Portugal. Ils proposent les mêmes motorisations mais ne sont pourtant pas facturés au même prix.

Au renouvellement de la triplette qui a eu lieu début 2018, le groupe PSA a mis en place une stratégie marketing bien distincte pour chacun de ses trois ludospaces et particulièrement pour le Partner. La firme française a souhaité faire monter en gamme son modèle afin de lui décoller son image d’utilitaire. Pour y arriver, elle a déployé tous les ingrédients qui font le succès de ses modèles actuels : un design baroudeur et des finitions haut de gamme, sans oublier de le rebaptiser. Il s’appelle désormais Rifter. Un nom plus « chic et aventurier ». Les tarifs aussi sont en conséquence avec une facture plus salée (jusqu'à 2 500 €) par rapport à ses jumeaux. L’investissement en vaut-il la peine ?

Essai - Peugeot Rifter Puretech 110 : l'orgueilleux

Ce que vous paierez en plus, c’est premièrement le look. Le Rifter s’illustre de ses cousins les Citroën Berlingo et Opel Combo Life par son côté aventurier et la présence de généreuses protections autour des roues et sur les bas de caisse. La face avant diffère aussi par une calandre verticale et de nouvelles optiques avec la « griffe » lumineuse que l’on a pu découvrir sur la nouvelle 508. Le Rifter n’en demeure pas moins un ludospace à la silhouette de camionnette.

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Ce qui compte par-dessus tout, ce sont les fondamentaux (espace et modularité) ; ils sont ici préservés. Le français est équipé de portes latérales coulissantes, conçues pour optimiser les volumes et l’accès à bord et offre toujours deux longueurs de carrosseries (4,40 m ou 4,75 m). Dans les deux cas, il peut accueillir 5 ou 7 passagers avec un confort vraiment satisfaisant.

Essai - Peugeot Rifter Puretech 110 : l'orgueilleux
Essai - Peugeot Rifter Puretech 110 : l'orgueilleux
Essai - Peugeot Rifter Puretech 110 : l'orgueilleux

 

Pour contenter les familles, le Rifter répond présent ! Il dispose d’un volume de coffre XXL allant de 775 litres sous tablette pour la version courte, à plus de 3 500 litres tout sièges rabattus pour la version longue. Ce volume de déménageur est rendu possible grâce à une modularité toujours bien pensée. Ainsi, on retrouve en rang 2 trois sièges individuels - tous capables de recevoir un siège bébé –qui se rabattent simplement dans le plancher grâce à l’astucieux système « Magic flat ». L’espace aux places arrière est excellent pour l’ensemble des passagers ! Pour le chargement d'objets longs, le dossier du siège passager peut se replier et la lunette arrière s’ouvrir. Les rangements ont aussi fait l’objet d’optimisation avec par exemple l’apparition d’une vaste double boîte à gants rendue possible grâce à l’implantation de l’airbag passager dans le pavillon. Le toit « Zénith » (panoramique) très apprécié par la clientèle est reconduit et intègre également une quinzaine de litres de rangements.

Essai - Peugeot Rifter Puretech 110 : l'orgueilleux

C’est au volant du 3 cylindres essence Puretech 110 que nous avons pu apprécier les progrès réalisés en matière de comportement routier. Le Rifter gagne en confort et en précision, c’est indéniable. L’écart entre le monde de l’utilitaire et celui des VP (véhicules particuliers) que mettent en avant les marques pour vous inciter à acheter du monospace ou du SUV est en train de se réduire. Ce bon voyageur renforce aussi de manière notable l’insonorisation qui faisait défaut pour mettre le conducteur et les passagers dans les meilleures dispositions. La position de conduite reste, à notre goût, trop surélevée avec une assise qui mériterait davantage d’amplitude dans ses réglages (surtout pour les grands gabarits). Il faudra aussi s’habituer à la fermeté de l’assise et du dossier qui peuvent, à la longue, jouer sur le confort des dos fragiles. Le fait d’opter pour le Puretech 110 vous garantit un agrément de conduite très appréciable en ville puisqu’il allie souplesse et vivacité à bas régime. Jamais à bout de souffle, ce bloc répond présent dans toutes les situations, même à 5 passagers coffre rempli. Pour les courts trajets au quotidien et les voyages occasionnels, c’est la version la plus pertinente. Si en revanche vous êtes amené à emprunter les grands axes régulièrement et avaler du kilomètre à la pelle, la voracité de ce moteur est amplifiée par une aérodynamique d’armoire normande qui n’aide pas à espacer les passages à la pompe : nous avons relevé une moyenne de 7,1 l/100 km.

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C’est aussi le design intérieur et les équipements qui font enfler les tarifs du Rifter par rapport à ses cousins. L’univers s’articule autour du désormais célèbre i-Cokpit composé d’une instrumentation surélevée ici non numérique, d’un petit volant et d’une tablette tactile. Les plastiques utilisés sur la partie haute ne sont pas moussés pour autant, mais la présentation n’a plus rien d’utilitaire. À noter que ces derniers ne diffèrent pas du Berlingo en termes de qualité. Notre version d’essai, un milieu de gamme « Allure », vendue 24 650 € avec la motorisation essence Puretech 110 BVM6, embarque de série : 6 airbags, l’allumage automatique des projecteurs, la centralisation, la reconnaissance des panneaux de signalisation, l’alerte de franchissement involontaire de ligne, le système de précollision, le régulateur/limiteur de vitesse, la climatisation automatique, le frein de stationnement électrique, les 4 vitres électriques et le système multimédia avec écran tactile 8 pouces. Autrement dit, le Rifter est plus cher de 1 000 € que le Citroën Berlingo (23 850 €) pour exactement la même motorisation et le même équipement et pratiquement de 2 500 € de plus que l’Opel Combo Life (22 850 €), qui fait certes l’impasse sur quelques agréments.

Informations techniques

Taux d'émission de CO2 :

121 g/km - malus : 53 €

Début de commercialisation du modèle :

Juillet 2018

A titre d'exemple pour la version 1.2 PURETECH 110 S&S ALLURE.

NC1,84 m
4,40 m
  • 5 places
  • 775 l / 1355 l

  • Méca. à 6 rapports
  • Essence

Portfolio (40 photos)

Mots clés :

En savoir plus sur : Peugeot Rifter

Commentaires (122)

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mais pourquoi diable vouloir "s'eloigner de l'image du Ludospace" vu qu'il en est un? Peugeot a aussi des SUV pour ceux qui ne veulent pas d'un Ludospace. Pour remplacer les Monospaces disparus de la gamme? Si c'est pour faire payer aussi cher une camionette finie comme telle...le prix me semble impossible a justifier

Par

Sympa le cadre pour les photos. Rien ne vaut une bonne décharge....

Par

Train arrière de la 405

Par

un rifter "GT Line"..... alors là, on aura tout vu....:voyons:

Par

Un moteur essence dans une caisse carrée haute sur pattes : une hérésie totale qui rapidement fera regretter le BlueHDI qui émet beaucoup moins de particules fines ... contrairement aux fake news qui circulent.

Par

Parfait en gt Line pour 207 fefeline.

Par

Il ne faut vraiment pas aimer ses gosses pour les trimballer comme des parpaings dans une camionnette de chantier qui à la sécurité d'une cercueil roulant.

Par

En réponse à anneaux nîmes.

Sympa le cadre pour les photos. Rien ne vaut une bonne décharge....

J'allais dire la même chose :biggrin:

Par

En réponse à anneaux nîmes.

Sympa le cadre pour les photos. Rien ne vaut une bonne décharge....

Une bonne camionnette pour aller à la déchet' :biggrin:

Par

En réponse à Chataigner

Il ne faut vraiment pas aimer ses gosses pour les trimballer comme des parpaings dans une camionnette de chantier qui à la sécurité d'une cercueil roulant.

avant de dire à peu près n'importe quoi, la base est une plateforme EMP2 identique aux 308/3008/expert IV et autres Picasso... donc équipée des mêmes éléments de sécurité (6 airbag au passage...).

Si tu veux un exemple de stabilité : km77.com c'est en espagnol mais c'est édifiant...

Beaucoup de compactes GTi peuvent aller se rhabiller face aux "camionnettes"...

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