La vanlife en hiver, c’est avant tout une question de normes
VANLIFE - Un classement, contenu dans un texte de Bruxelles, permet de connaître le degré d’isolation et les capacités de chauffage des camping-cars. Utile lorsque l’on achète un tel engin pour partir à la neige.

Ils nous submergent parfois et on veut les simplifier souvent. Et pourtant, les normes ont parfois leur utilité pour les vêtements low cost importés de Chine comme pour les camping-cars fabriqués chez nous. Pour ces derniers, elles répondent au joli nom d' EN 1646-1 et EN 1646-2 et définissent notamment la résistance au froid d’un van ou d’un camping-car. Une donnée qui peut avoir son importance si l’on veut passer les fêtes de Noêl en van, à Mouthe dans le Jura et son record français de température à -36,7°.
Cette norme ne mesure pas ses capacités à rouler, mais le confort qu’il offre en hiver pour y vivre sans mourir de froid. De fait, elle n’est pas éliminatoire, et la marque qui n’a pas de bonne note n’est pas interdite mais c’est un bon indicateur sur l’isolation de l’engin et la puissance de son chauffage.
Un van dans un caisson frigorifique
La norme en question établit trois classifications et la première, le grade 1, n’offre pas la moindre possibilité d’aller au ski en hiver, à moins d’empiler les pulls et les doudounes façon oignon et de ne jamais s’en défaire.
La deuxième, ou grade 2, est plus intéressante pour tenir durant les quatre saisons, à condition d’éviter le cercle polaire. Elle indique que le van à passer de 0 à 20 degrés en l’espace de deux heures.
Mais comment ce grade a-t-il été établi ? C’est assez simple : les techniciens de Bruxelles enferment un camping-car, portes et fenêtres ouvertes, dans un caisson à 0°, jusqu’à ce que la température de l’habitacle soit similaire à celle de l’extérieur. Ensuite, ils referment les portes, allument le chauffage et chronomètrent.

Le grade 3 est, quant à lui, encore plus costaud à atteindre. Pour y parvenir, les hommes de l’UE font baisser la température du caisson jusqu’à -15°. Lorsque l’intérieur du van est ainsi congelé, les portes sont fermées et le chauffage est lancé. Si cet habitacle est mesuré à 20 degrés au bout de quatre heures, l’engin est homologué en grade 3 et peut s’aventurer dans la froidure. Évidemment, 4h c'est long et le vanlifer a le temps d'attraper des engelures, mais un habitacle atteint rarement cette température en arrivant à l'étape.
Ces normes et ces grades sont donc utiles lorsque l’on achète un camping-car neuf ou d’occasion, mais attention : certains vendeurs de concessions que nous avons contactés, comme des particuliers qui se séparent de leur engin, ne connaissent même pas la règle en question, et encore moins le niveau atteint par le ou les produits qu'ils vendent. Il est donc utile de contacter le fabricant qui, quant à lui, est évidemment au courant.
L’isolation, oui, les réservoirs d’eau, non
Attention aussi aux éléments qui ne sont pas normés. Car si l’isolation du van, ses parois comme son plancher, est évidemment prise en compte pour permettre une mise en température ambiante, tout comme la puissance du chauffage (au gaz ou au gazole), d’autres protections ne le sont pas. Ainsi un camping-car peut tout à fait être apte au grade 3 et voir sa réserve d’eau propre et usée, geler, car non protégés contre les températures négatives.
Une bonne norme et des réservoirs isolés permettent donc, sans souci, de s’envoler vers les stations de sport d’hiver en plein hiver. Du moins si l’on dispose des bons pneus, ou de chaînes, et que l’on ne craint pas l’humidité produite par les combis de ski de toute la famille qui sèchent dans un habitacle de 12 m2.















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