Conflit au Moyen-Orient : des hausses de prix de l’essence quasi avérées, mais le danger de pénurie écarté
Alors que les tensions militaires s’intensifient en Iran, le blocage du détroit d’Ormuz provoque une onde de choc sur les marchés pétroliers. Mais si l’envolée des prix à la pompe est inévitable, la France dispose non seulement de stocks stratégiques mais a diversifié ses approvisionnements, bien au-delà des pays du Golfe au centre du conflit.

Si elle paraît inévitable, elle ne devrait pas être immédiate, ni susceptible de vider les cuves des stations-service, la flambée du prix des carburants n’est même plus questionnée. Les experts du monde du pétrole ne se demandent plus si elle aura lieu, mais quand est-ce qu’elle aura lieu. Et combien du temps elle durera.
Car non seulement les échanges de tirs de drones et de missiles continuent entre l’Iran et ses adversaires américains et Israéliens, mais en plus, la République islamique a bloqué le détroit d’Ormuz et, histoire de bien signifier aux pétroliers aventureux qu’il fallait éviter cette zone, l’Iran a ouvert le feu sur deux d’entre eux dans la journée du 1er mars.
L’OPEP + tente de calmer la flambée
De quoi calmer les ardeurs de MSC, Maersk et CMA CGM, les tauliers mondiaux du transport maritime qui laissent leurs bateaux à l’abri, suivant les conseils de l’Organisation maritime internationale (OMI) qui a appelé les compagnies maritimes à « éviter » la région.
Ce sont ainsi entre 8 et 10 millions de barils qui manquent à l’appel chaque jour en raison de la fermeture de ce chenal de 50 km de large emprunté par 20 % du trafic mondial du pétrole.
L’onde de choc provoquée par ce blocage n’a pas tardé à se propager et le cours du baril, qui plafonnait à 73 dollars vendredi 27 février, atteint 77 dollars dès l’ouverture ce lundi 2 mars.
Une grimpette qui ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin puisque des hausses jusqu’à 80, voir 100 dollars sont envisagées. Et la décision de l’Opep +, si elle peut ralentir le processus, ne peut pas l’arrêter.
Car les huit participants à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole vont augmenter sa production d’ici un mois. Mais ce ne sera que de 206 000 barils par jour, une goutte d’eau au milieu des millions de barils qui transitent par Ormuz chaque jour et doivent dorénavant en passer par le cap de Bonne Espérance.
Une essence chère mais toujours abondante
Une nouvelle donne qui va fortement ralentir le transport de l’or noir et le rendre plus cher, mais nullement le stopper et créer de pénurie. Car la France, comme de nombreux pays, dispose de stocks stratégiques lui permettant de tenir 90 jours sans panne sèche. En plus, les pays du Golfe, dont le pétrole est ralenti par la crise, sont loin d’être les seuls fournisseurs de l’hexagone qui achète plus de 20 % de son pétrole aux États-Unis, et près d’un tiers en Afrique.
Reste que ces autres pays producteurs affichent le même prix au baril que ceux qui sont coincés dans le Golfe, d’où une flambée des tarifs à la pompe plus que prévisible. L’essence sera chère, mais toujours disponible.















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