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Le diesel dégringole aussi sur le marché de l'occasion

Dans Economie / Politique / Marché

Audric Doche

Le diesel dégringole aussi sur le marché de l'occasion

Alors qu'il avait progressé sans discontinuer en 2017, le marché de l'occasion s'est étonnament replié sur le premier semestre. Et l'explication pourrait venir du fait que les acheteurs boudent inévitablement le moteur diesel.

La chute du diesel depuis le dieselgate touche tout le monde. Les distributeurs, d'abord, qui ont vu une énorme baisse de parts de marché de cette motorisation, comme nous l'évoquions il y a quelques jours. Et pour le moment, cette transition ne profite pas aux électriques, toujours bien trop chères pour la majorité des acheteurs. C'est donc l'essence qui se retrouve propulsé sur le devant de la scène, et la situation semble désormais s'appliquer au marché de l'occasion.

En Allemagne, les revendeurs d'occasion s'inquiètent, à raison, depuis quelques mois de l'impossibilité de vendre des voitures diesels qui vont être finalement interdites progressivement dans les grandes villes.

En France, nous n'en sommes pas encore là (même si la vignette Crit'Air écarte déjà certaines motorisations dans les cas de forte pollution et à certaines heures), mais le marché de l'occasion sent déjà les effets du neuf.

Sur les six premiers mois de l'année, les ventes de VO diesels ont chuté de 103 900 unités par rapport au premier semestre 2017. Et cela a eu inévitablement des effets sur le marché global, qui se replie (nous allons y revenir plus en détail dans un prochain article).

Et puisque les ventes de voitures d'occasion à moteur essence ne bougent pas, leur part augmente désormais à 34,5 % quand celle du diesel, toujours importante, tombe à 63,9 %. 

Là encore, comme pour le marché du neuf, la part des modèles à énergie alternative (hybrides, électriques, gaz naturel…) est faible, et même si la croissance paraît grande (+ 36 % pour l'électrique), le saut entre diesel et électrification ne se fait pas encore, faute d'offre suffisante, de prix plus bas et surtout d'une confiance des clients en la voiture électrique de seconde main très relative.

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