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Le fonds d'accompagnement des salariés de la filière automobile vient d'être signé

Dans Economie / Politique / Social

Le ministre de l'économie Bruno Lemaire et la ministre du Travail Élisabeth Borne viennent de signer aujourd'hui la convention instituant le fonds d’accompagnement et de reconversion des salariés de la filière automobile. À la clé, 50 millions d'euros pour accompagner les mutations de cette industrie et les évolutions de carrière de ses salariés.

Le fonds d'accompagnement des salariés de la filière automobile vient d'être signé

Il avait été annoncé le 26 avril dernier, lors d'une réunion du CSF (Comité stratégique de filière). Ce fond "d'accompagnement et de reconversion des salariés de la filière automobile" vient d'être officialisé par la signature d'une convention par Bruno Lemaire, ministre de l'économie, et Élisabeth Borne, ministre du Travail, avec les autres acteurs de ce plan : Renault et Stellantis.

Il sera doté de 50 millions d'euros, des fonds apportés pour partie par Renault et Stellantis, à hauteur de 20 millions (on ne connaît pas la répartition), et pour partie par l'État pour les 30 millions restant.

 

Il va permettre d'accompagner les salariés de la filière de sous-traitance, dont les entreprises font l'objet d'une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, en particulier celles frappées de plein fouet par les mutations technologiques et environnementales rapides du secteur.

Il concernera aussi les salariés des entreprises de moins de 1 000 salariés en "procédure de sauvegarde".

Le but est d'identifier au niveau local les salariés en demande, et de traiter les dossiers au niveau national. Il s'agira alors de disposer "d’un accompagnement renforcé s’appuyant notamment sur la mise en œuvre d’une cellule d’appui à la sécurisation professionnelle, de formations qualifiantes ou de reconversions renforcées, d’aides à la création d’entreprise ou à la mobilité, ou encore d’une prime au reclassement", selon le communiqué conjoint des deux ministères.

Cet accompagnement est prévu jusqu'en juin 2023, soit dans deux ans, et sera mis en œuvre par Pôle Emploi dans le cadre du "contrat de sécurisation professionnel".

 

Pour votre information, voici les déclarations des deux ministres, retranscrites sans modification. Un discours assez langue de bois, c'est certain. Mais l'on espère que les bonnes intentions sont réelles, même si la somme de 50 millions d'euros semble bien faible face aux 8 milliards d'euros versés au secteur automobile au début de la pandémie. On ne lutte pas contre la même chose, mais le chiffre semble tout de même bien léger.

Bruno Lemaire :

"La filière automobile fait face à des transformations profondes et nécessaires pour répondre aux enjeux écologiques de notre siècle. Ces défis sont d’autant plus importants et sensibles qu’ils se posent dans un contexte de crise. Face à ces mutations structurelles, le rôle de l’État est clair : accompagner tous les acteurs de la filière, salariés, sous-traitants, constructeurs et équipementiers. Dès mai 2020, le président de la République a annoncé un plan de soutien au secteur automobile de 8 milliards d’euros. À la sortie de crise, nous continuons d’être aux côtés de la filière, notamment grâce à France Relance et à travers la mise en place du fonds d’accompagnement et de reconversion des salariés de la filière automobile. Nous voulons apporter des solutions concrètes et une sécurité supplémentaire aux salariés dont l’emploi pourrait être menacé"

Élisabeth Borne :

"Face aux mutations que connaît la filière automobile, il est important que nous nous mobilisions tous pour protéger les salariés du secteur et permettre son développement économique. Avec la mise en place de ce fonds exceptionnel d’accompagnement et de reconversion financé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion et les constructeurs, nous envoyons un message clair aux salariés : nous resterons pleinement mobilisés à leurs côtés pour leur permettre de rebondir rapidement. Ce fonds permettra en effet de leur proposer un accompagnement renforcé au travers d'aides à la mobilité et de formations pour leur permettre de se reconvertir professionnellement". 

 

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Commentaires (3)

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On va voir des Bernard Madoff de la RH apparaitre dans très peu de temps dans le secteur.

Par

Si ce fonds est versé/utilisé comme celui de l'aide au logement de 150 €/mois pendant 4 mois promis par Bordes et Cie.... Les salariés du secteur automobile peuvent s'inquiéter.

Ce sont, comme d'habitude, des annonces.... suivies d'une attribution qui ne répond pas aux critères communiqués officiellement ou renseignés officiellement sur le site du gouvernement ! En plus 50 millions d'euros ?? Désolé, mais ce n'est rien vu le revirement du marché avec les VE...... qui bénéficie de bonus alors mêmes qu'ils ne sont ni fabriqués en France ni même en Europe !!!!!!!! :mad:

Par

Avec 68% d'abstention aux élections d'hier, de toute façon, le gouvernement a carte libre pour faire désormais ce qu'il veut dans un pays où la démocratie n'est finalement plus qu'un lointain souvenir.

Mais comment en est-on arrivé là...

Une chose est certaine, le démantèlement de l'industrie automobile (et pas que) va se poursuivre en France, avec une hausse continue du chômage et des prétendants au RSA.

Bref, vivement le revenu universel (pour remplacer le RSA qui ne dit finalement pas son nom) pour cesser l'hypocrisie et se mettre de suite à la cible. :cyp:

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