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Le permis dès 17 ans: faut-il y croire?

Dans Pratique / Sécurité

Pierre-olivier Marie

Un rapport parlementaire sur la réforme du permis de conduire, présenté ce mardi 12 février , engage une réflexion sur la possibilité de passer son permis de conduire dès 17 ans. Crédible ? Utile ?

Le permis dès 17 ans: faut-il y croire?

 

 

Passer son permis de conduire dès 17 ans, une bonne idée ? Pour Françoise Dumas, députée LREM du Gard, qui présente son rapport sur la réforme du permis de conduire ce mardi au Premier ministre, la piste mérité d’être explorée. Concrètement, il s’agirait d’« expertiser l’abaissement à 17 ans de la limite d’âge pour la délivrance d’un permis B, valable uniquement sur le territoire national » aux jeunes qui pratiquent déjà la conduite accompagnée (et peuvent déjà d’ailleurs obtenir leur permis dès 17 ans et 6 mois, sans toutefois avoir le droit de conduire seuls). Et le rapport d’ajouter qu’« il conviendrait d’expertiser si un tel permis pourrait être assorti de conditions limitatives (interdiction de la conduite de nuit…) ».

En renforçant le système de la conduite accompagnée, une telle réforme permettrait de faciliter l’accès au permis. Si le cursus de l’AAC (apprentissage anticipé de la conduite) ne représente aujourd’hui qu’un quart des permis délivrés, il affiche un taux de réussite de 74% en première présentation, contre 55% quand on suit la voie de l’apprentissage classique. Or, un permis obtenu plus rapidement est un permis qui doit coûter moins cher (compter 1 600 € en moyenne pour la formule traditionnelle).

L’AAC est de plus particulièrement bien vu des assureurs, qui réservent des tarifs préférentiels aux jeunes ayant suivi cette filière, et s’accompagne d’une réduction de période probatoire à deux ans avant de disposer de ses 12 points, contre trois pour le permis B « classique ».

Les auto-écoles mettent le warning

Le projet ne suscite toutefois pas l’enthousiasme des auto-écoles:  « c’est loin d’être une mesure importante », explique Patrice Bessone, Président du CNPA Education routière, interrogé ce mardi matin par Caradisiac. « L’AAC, c’est aujourd’hui 35% de la population, et essentiellement des classes moyennes et supérieures. Cette mesure serait donc loin de permettre une accessibilité au plus grand nombre, c’est donc anecdotique. Le vrai sujet aujourd’hui, c’est de trouver comment financer l’accès à la mobilité pour tous en rendant le permis gratuit. Son coût avoisinerait zéro euro si on affectait à la formation le 1,9 milliard de recettes généré par les radars… »

Il convient ici de préciser que les auto-écoles sont actuellement vent debout contre les réformes envisagées par le gouvernement. Au cœur des préoccupations, la réforme de l’agrément des auto-écoles qui serait délivré au niveau national et non plus départemental et ouvre une voie royale aux plates-formes permettant une mise en relation directe entre élèves et moniteurs.

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Lundi, les professionnels du secteur ont manifesté contre cette libéralisation du système, synonyme selon eux de « dumping social ». « Ce projet de réforme met à mal le modèle français d’éducation routière, avec des conséquences prévisibles pour la sécurité routière », expose le CNPA auto-écoles dans un communiqué. Jeudi, les représentants du secteur seront reçus par Edouard Philippe à Matignon.

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