Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Téléchargez nos applications

Disponible sur App StoreDisponible sur Google play
Publi info

Retour aux 90 km/h : les présidents de département ne veulent pas assumer seuls

Dans Economie / Politique / Politique

Florent Ferrière

Retour aux 90 km/h : les présidents de département ne veulent pas assumer seuls

Les présidents de département vont pouvoir relever la vitesse maximale sur certains tronçons. Mais ils souhaitent que la décision puisse se faire en sollicitant le préfet, une manière d'impliquer l'État.

Cette semaine, le Premier Ministre a lâché du lest, se montrant favorable à un assouplissement des 80 km/h. Résultat, le débat sur la mesure est relancé de plus belle. Surtout, le dossier prend maintenant des allures de patate chaude que l'on tente de se passer ou au moins de partager.

La limitation sur le réseau secondaire resterait à 80 km/h. Mais les présidents de conseils départementaux pourraient la relever au cas par cas sur les tronçons de départementales jugés moins dangereux. Les députés ont adopté un amendement en ce sens en commission à l'occasion de l'étude du projet de loi mobilité.

Dès l'annonce de la mesure, début 2018, des élus locaux réclamaient le pouvoir de décision. Et une majorité des présidents de départements se sont déjà prononcés en faveur d'un retour aux 90 km/h sur leurs axes. Mais visiblement, certains n'ont pas envie qu'un passage de 80 à 90 km/h puisse leur causer des problèmes en cas d'accident mortel. En effet, la responsabilité pénale des élus pourrait être engagée.

Les présidents de département commencent donc à jouer la prudence et ne veulent pas vraiment être seuls en première ligne. Vendredi, l’Assemblée des départements de France (ADF) a écrit au Premier ministre pour lui demander que "la décision du président de département soit prise avec la possibilité de solliciter un avis du préfet". Ce serait une manière d'associer l'État à la prise de décision.

Dominique Bussereau, président de l'ADF, précise dans le Parisien : "Il ne s’agit pas de demander aux préfets de cosigner ou de valider cette décision. Mais nous avons besoin des données des gendarmes, de la sécurité routière, etc. pour pouvoir faire les meilleurs choix en amont".

On sent que ce feuilleton réserve encore de nombreux rebondissements.

Mots clés :

SPONSORISE

Toute l'actualité

Commentaires ()

Déposer un commentaire