Le groupe Volkswagen ne sait pas trop quoi faire de Seat après 2030
Désormais limitée aux moteurs thermiques d’entrée de gamme, la marque Seat peut-elle survivre sous cette forme ? Comme nous l’expliquent les communicants du constructeur espagnol, tout va dépendre de la tournure du marché automobile européen. Il leur paraît trop risqué, pour l’instant, d’investir dans des projets au-delà de la fin de la décennie.

Mais où va Seat ? Depuis l’émergence et la très forte croissance de Cupra, marque sœur créée en 2018 qui constitue désormais la division « access premium » de Seat et lui cannibalise toutes ses versions les plus chères, c’est la question récurrente.
Il y a quelques années, d’ailleurs, on commençait à penser que Seat allait progressivement devenir une coquille vide, abandonnant potentiellement la vente des vraies voitures d’ici la fin de la décennie. Le groupe Volkswagen a tout de même tenu à assurer son avenir à moyen terme, la progression moins rapide que prévu de la technologie électrique sur le Vieux Continent correspondant parfaitement à la prolongation de la durée de vie de modèles thermiques abordables.
La citadine Ibiza et le petit SUV Arona ont ainsi été prolongés l’année dernière, toujours dépourvus de la moindre hybridation mais représentant désormais l’entrée de gamme absolue du groupe Volkswagen. Alors que le SUV compact Ateca est en train de quitter le marché, la compacte Leon doit elle pouvoir continuer sa commercialisation encore quelques années de plus grâce à une mise à jour récente.
Et la suite ? Pour l’instant, c’est trop difficile à dire !
Et après ? Pour l’instant, les incertitudes liées à l’évolution des normes européennes rendent toute planification impossible pour la marque Seat après 2030. « On ne peut pas valider de gros investissements pour Seat tant qu’on ne connait pas l’issue des tractations au sujet de la réglementation sur la vente des voitures neuves après la norme Euro7 », précise le chef du marketing et des produits de Seat et Cupra Carlos Galindo.
Cupra se focalisant sur les voitures électrifiées milieu et haut de gamme ainsi que les voitures électriques des mêmes segments, Seat n’a plus vocation à proposer ces modèles et se contente désormais de variantes thermiques d’entrée de gamme (même si la Leon existe tout de même en version hybride rechargeable). Comme l’a noté Nabil Bourassi de La Lettre de l’Automobile, Seat a par ailleurs annoncé lors de sa dernière conférence de presse sur ses résultats le développement d’une Leon profondément remaniée pour 2029, cousine d’une future Cupra Leon également améliorée.
Pas de petite électrique Seat, pour le moment
Quid d’une éventuelle version Seat de la future microcitadine électrique Volkswagen actuellement en préparation ? Même si une rivale de la prochaine Dacia Spring ou Sandero sur ce segment ferait sens pour Seat, les communicants de la marque nous affirment qu’il n’existe pour l’instant aucun projet clair de développement d’une version Seat autour de cette architecture. Il y a quelques mois, pourtant, le nouveau dirigeant de Seat France nous déclarait que la marque planchait sur le sujet. Précisons que c’est par ailleurs la division Cupra qui a dirigé la conception de toute l’architecture des nouvelles citadines électriques du groupe Volkswagen (Volkswagen ID. Polo, Volkswagen ID.Cross, Cupra Raval, Skoda Epiq), même si on doit bien la plateforme MEB+ aux équipes de Volkswagen.
Bref, Seat va se contenter de vendre les autos les moins chères du groupe Volkswagen dans les catégories de voitures citadines et compactes jusqu’à la fin de la décennie. Et pour la suite, on verra en fonction de l’évolution des normes européennes…
















Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération