Flottes : les leasers Ayvens et Arval défient la conjoncture
Les deux champions tricolores du leasing automobile affichent une bonne santé financière. Ayvens voit son bénéfice bondir de 45 %, tandis que le résultat opérationnel brut d’Arval franchit le cap du milliard d’euros au premier semestre 2025.

Dans un secteur de la mobilité en pleine mutation et des flottes d’entreprises en pleine transition électrique, les loueurs français affichent de solides résultats.
Ayvens (filiale de la Société Générale née de la fusion avec LeasePlan) et Arval (BNP Paribas) viennent confirment la résilience du modèle de la location longue durée (LLD), même si l'euphorie post-Covid sur les prix des véhicules d'occasion commence à s'estomper.
Ayvens : le pari gagnant de la fusion
Pour Ayvens, l’année 2025 restera celle de la transformation réussie. Le groupe a vu son bénéfice net s’envoler de 45,7 % pour atteindre 996 millions d’euros.
Si la taille globale du parc géré par le leaser a reflué de 3,2 % (3,175 millions de véhicules), l’efficacité opérationnelle, elle, passe à la vitesse supérieure. Le rachat et l’intégration de LeasePlan permet au groupe de générer des synergies évaluées à 357 millions d’euros, tandis que l’harmonisation informatique est achevée dans 17 pays.
Arval : l'avancée vers le futur
En attendant ses résultats sur l’ensemble de 2025, Arval, filiale de BNP Paribas, affiche quant à elle un bilan solide, bien que plus contrasté.
Avec une forte croissance de l’activité. Arval continue d’étoffer son parc financé (+4,6 % vs 2024), franchissant la barre des 1,8 million de véhicules en circulation. Et cela va encore croître avec le rachat d'Athlon. Ses encours financiers, indicateurs clés de la valeur du business, ont bondi de 14,5%. Ce qui signifie un renforcement de la valeur du parc géré.
Si l'on ne regarde que ses revenus de location et de services, la croissance bondit de plus de 16 %. Pourtant, son bénéfice net chute presque de moitié par rapport à l'an dernier. En cause la fin de l'euphorie de l'occasion. Durant deux ans, la pénurie de voitures neuves avait fait s’envoler les prix des véhicules d’occasion. En revendant ses modèles, Arval et son concurrent Ayvens, empochaient de substantiels bonus financiers. Alors que le marché retrouve son calme, les prix baissent. Un retour à la normale qui crée mécaniquement un choc comptable sur les profits.
L'électrique nouveau moteur de croissance
Le point commun de ces deux géants ? Une conversion accélérée à l'électrique. Chez Ayvens, près d’un véhicule mis à la route sur trois est désormais 100 % électrique. Chez Arval, la flotte zéro émission a progressé de 52 % en un an.
L'heure n'est plus à la course au volume à tout prix, mais à une gestion fine et à la défense des marges. Avec un marché de la seconde main (notamment électrique) comme levier de profitabilité.















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