Roues motrices, batteries, moteur : le chinois le BYD Atto3 change tout en beaucoup mieux mais ça ne se voit pas
Il est très rare de voir un SUV évoluer autant lors d’un simple restylage de mi-carrière. S’il veut redevenir attractif face aux meilleurs modèles électriques du marché, le BYD Atto3 n’avait de toute façon guère le choix : aujourd’hui, il n’existe quasiment pas chez nous.

Le BYD atto3 fait partie des premières voitures électriques commercialisées par le constructeur chinois sur notre marché lors de son arrivée sur le Vieux Continent au début de la décennie, avec la berline Seal. Mais comme cette dernière et toutes ses autos 100 % électriques ajoutées ensuite au catalogue de la marque, il n’a pas réussi à trouver son public : avec des batteries à la capacité limitée (64 kWh), une efficience moyenne et un prix élevé (plus de 38 000€ avant remises), il était tout simplement battu par les meilleurs modèles du segment.
Voilà sans doute pourquoi Byd a quasiment tout changé sur la version « restylée » de son Atto3. Esthétiquement, il n’évolue pas beaucoup que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur. Mais sous la carrosserie, c’est devenu une autre voiture.
De traction à propulsion
Vous en connaissez beaucoup, des voitures qui changent la position de leurs roues motrices à l’occasion d’un restylage ? Il y a bien eu la Polestar 2 il y a quelques années, mais il s’agit vraiment d’une stratégie extrêmement rare chez les constructeurs automobiles.

L’Atto3 passe de traction à propulsion, il reçoit un moteur différent développant 313 chevaux en version de base ou, en association avec une seconde machine placée à l’avant en variante haut de gamme, 449 chevaux en puissance totale. La batterie change aussi et grimpe à 74,8 kWh de capacité avec une chimie LFP et surtout, une architecture à 800 volts permettant d’augmenter la puissance maximale de charge à 220 volts. Désormais intégrée à la structure du châssis (façon « Blade » comme sur les autres modèles de la marque), cette batterie permet de passer de 10 à 80 % de charge en 25 minutes en courant continu. A noter que les suspensions arrière, toujours de types multibras, ont été elles aussi refaites avec un système à cinq bras au lieu de quatre précédemment.
Du mieux pour l’autonomie
L’autonomie maximale WLTP annoncée progresse à 510 km (470 km pour la transmission intégrale). Les meilleurs élèves du segment font toujours mieux (577 km pour un Skoda Elroq, 620 km pour un Renault Scénic Grande Autonomie…) mais les progrès sont notables par rapport au précédent Atto3.

Et pour quel prix ? 38 990€ pour la propulsion et 42 490€ pour la transmission intégrale, soit un niveau compétitif par rapport aux autres SUV électriques compacts familiaux de puissance inférieure (mais à l’autonomie souvent meilleure). Hélas pour lui, il n’a toujours pas droit au bonus écologique chez nous tant qu’il n’est pas fabriqué au sein de l’Union Européenne (ce qui sera bientôt le cas en Hongrie).
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