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Stellantis : les premières annonces de Carlos Tavares après la fusion PSA-Fiat

Dans Economie / Politique / Industrie

, mis à jour

Carlos Tavares, qui dirige le nouvel ensemble formé par PSA et FCA, a donné une conférence de presse ce 19 janvier. Retrouvez notre live avec ses déclarations à retenir.

Stellantis : les premières annonces de Carlos Tavares après la fusion PSA-Fiat

 

Merci de nous avoir suivis.

Fin du live. Avec cette conférence, Carlos Tavares fait un rappel des bonnes bases de Stellantis, et la volonté de rassurer : pas de suppression d'emplois et d'usines. Si la fusion fait entrer le groupe dans une nouvelle dimension en matière de volumes, Tavares reste fidèle à son principe de base : la rentabilité d'abord.

On retiendra le changement de direction pour Peugeot, avec l'arrivée de Linda Jackson.

Des projets encore flous

On s'en doutait, Carlos Tavares ne rentre pas dans les détails de projets communs, qui devraient se multiplier, renvoyant notamment aux patrons de chaque marque pour les plans produits. Des annonces devraient être faites dans les prochaines semaines.

Le but est de partager un maximum d'éléments tant que cela ne se voit pas, comme c'est déjà le cas avec un Citroën C5 Aircross et un Peugeot 3008.

Les emplois préservés

Pas de suppression d'emplois. Carlos Tavares souligne que la rentabilité de la société ne se mesure pas aux emplois, qu'il y a une large majorité de la valeur d'une voiture qui ne dépend pas de sa seule fabrication. Il y a donc pour lui de nombreux leviers sur lesquels agir avant de supprimer des postes.

Opel, le bon exemple pour Fiat

Quel avenir pour Fiat ? Une reprise rapide façon Opel ? Pas de réponse précise mais Carlos Tavares donne un exemple précis : l'Opel Corsa, développée en un temps record sur la base de la 208 et qui se vend très bien ! Le but est vraiment d'appliquer les bonnes recettes de PSA chez Fiat.

A propos d'Opel, Carlos Tavares s'est dit confiant sur l'avenir de la marque, qui n'est pas menacé avec la proximité du positionnement de Citroën et de Fiat.

Le '"bouclier" Stellantis

En Italie, la fusion suscite des inquiétudes, notamment côté emplois et usines. Mais Carlos Tavares dit que Stellantis est "un bouclier", la fusion n'est "pas un risque". Il indique que l'effet volume doit aider à mieux remplir les usines et rendre rentable des modèles qui ne l'étaient pas.

Attention aux bilans carbone

Carlos Tavares répète l'importance de regarder le bilan carbone d'une voiture pour l'ensemble de son cycle de vie, et non seulement à l'usage. Il met en garde contre les mauvaises surprises de la voiture électrique, rappelant que celle-ci est poussée par les gouvernements.

Mais il souligne que PSA s'est plié aux exigences des réglementaires, en étant dans les clous de la norme européenne CAFE.

"Toute société a ses limites"

Il n'y a pas de fermeture d'usine prévue, alors que Ford a annoncé fermer ses sites brésiliens. Carlos Tavares en profite pour tacler les contraintes dictées par les politiques régionales, qui pèsent sur l'industrie automobile, comme les normes de plus en plus sévères. "On ne peut pas continuer à empiler les contraintes sur les constructeurs automobiles, à un moment ce n'est plus gérable". Il rappelle aussi que de nombreux automobilistes ne peuvent pas encore se payer un véhicule électrifié.

Quel avenir en Chine ?

Carlos Tavares est clair : "Les résultats que l'on a connus en Chine sont décevants". Et cela vaut pour les deux groupes. Pour lui, l'heure est au diagnostic, pour comprendre ce qui n'a pas fonctionné. Il n'exclut pas une relance en Chine s'il y a une opportunité.

Un nouveau patron pour Peugeot et Alfa Romeo

Ou plutôt une "patronne", puisque Linda Jackson prend la tête de Peugeot, à la place de Jean-Philippe Imparato, qui lui devient patron d'Alfa Romeo. De 2014 à 2019, Linda Jackson a dirigé Citroën.

Côté USA, Carlos Tavares veut d'abord assurer la "croissance rentable des marques déjà présentes", avant d'en introduire une nouvelle. Il indique donc qu'il n'y a pas de décision définitive pour le retour de Peugeot aux États-Unis.

Reveiller de belles endormies

Stellantis compte 14 marques. La fusion va apporter des opportunités pour certaines d'entre elles, grâce à des projets communs. Carlos Tavares laisse entendre que des labels un peu endormis vont pouvoir profiter de nouveaux investissements. On imagine déjà une belle relance pour Alfa Romeo et pour Dodge. L'heure n'est pas encore à condamner certaines marques !

Stellantis bien lancé sur l'électrification

Il y a déjà 29 véhicules électrifiés (hybrides, électriques) chez Stellantis. Il y en aura 10 de plus fin 2021. L'objectif est d'avoir une version électrifiée pour chaque modèle lancé. Le groupe vise la neutralité carbone.

Carlos Tavares rappelle l'importance de soigner la qualité des véhicules, socle de base de la confiance des clients.

Un marché en pleine transformation

La fusion se fait dans un marché et une industrie automobile en plein bouleversement. Selon Carlos Tavares, les voitures électriques pourraient ainsi représenter 35 % des ventes en 2030. Il y a aussi une progression des mobilités partagées, le développement des véhicules autonomes...

De bonnes bases

Carlos Tavares dit que Stellantis est "une entreprise avec une base forte, pour faire de grandes choses à l'avenir". Ensemble, les marques couvrent tous les segments, du généraliste au haut de gamme, de la citadine à la supercar.

Il salue les réussites passées des deux groupes. Il souligne notamment l'envolée des ventes de Jeep en dix ans, et la stratégie "pricing-power" réussie de PSA (la montée des prix).

Cinq milliards d'euros de synergies

L'objectif était connu. Ensemble, PSA et FCA veulent réaliser cinq milliards d'euros de synergies.

Ces synergies envisagées seront obtenues grâce à des stratégies avisées en matière d’achat et d’investissement, à l’utilisation optimisée des motorisations et des plateformes, à la mise en œuvre d’une R&D de pointe ainsi qu’une attention constante portée à l’efficience de la production industrielle et des équipements.

Un ensemble bien implanté dans le monde

Carlos Tavares veut bien sûr tirer profit de l'échelle, Stellantis devenant le quatrième constructeur mondial. Ensemble, PSA et FCA vendent dans plus de 130 pays, avec une présence industrielle dans plus de 30 pays. FCA est bien sûr puissant en Amérique du Nord, PSA l'est en Europe.

Extrait du communiqué : "Déjà bien implantée en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique latine, Stellantis dispose également d’un réel potentiel de croissance encore inexploité dans des marchés majeurs comme la Chine, l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Océanie ou l’Inde".

Stellantis, c'est un géant avec plus de 400.000 salariés.

Excellence plutôt que la taille

"Aujourd'hui c'est le premier jour du groupe Stellantis". Pour Carlos Tavares, c'était un "voyage intense" depuis la signature de l'accord. C'est une "aventure très excitante". Stellantis sera "une entreprise qui vise l'excellence plutôt que la taille".

Bonjour et bonsoir

"Bonjour ou bonsoir". Il est vrai qu'avec un groupe italien, américain et français, il va falloir jongler avec les fuseaux horaires !

La conférence va commencer

Un titre est donné à la présentation : "Bâtir un nouveau leader mondial de la mobilité durable".

Rendez-vous à 15h40

Un nouveau géant de l'automobile est né. PSA et FCA (Fiat Chrysler Automobiles) ont bouclé leur fusion le samedi 16 janvier. Mariés, ils forment Stellantis, quatrième groupe mondial (selon les ventes 2019), un super groupe qui compte 14 marques ! L'ensemble réuni Abarth, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot, Ram et Vauxhall.

Hier (lundi), la nouvelle société a été introduite aux Bourses de Paris et Milan, avec de beaux résultats : l'action a bondi de 6,94 % à 13,44 € à Paris, et de 7,57 % à 13,52 € du côté de Milan. L'introduction à Wall Street se fera aujourd'hui.

Ce mardi, Carlos Tavares, qui était patron de PSA, va donner une première conférence de presse en tant que directeur de Stellantis. L'homme devrait poser les bases du nouveau groupe, donner les grandes lignes de son fonctionnement et, on l'espère, évoquer les premiers projets communs, ceux qui permettront aux deux parties de dégager les milliards d'euros de synergies espérées avec cette fusion.

La conférence débutera à 15h40, nous la suivrons en direct ici.

En attendant, vous pouvez lire sur Caradisiac :

- Stellantis : d'où vient le nom ?

- Questions sur la fusion PSA-FCA

- Une fusion à parts égales... où l'un des deux est plus égal que l'autre

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Commentaires (63)

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Peugeot e108, Opel Adam-e et Citroën e-C1 sur base de Fiat 500e en préparation.

Voilà c'est tout, je coupe l'herbe sous le pied de Carlos.

Par

En réponse à pechtoc

Peugeot e108, Opel Adam-e et Citroën e-C1 sur base de Fiat 500e en préparation.

Voilà c'est tout, je coupe l'herbe sous le pied de Carlos.

Imparato lui a déjà coupé l'herbe sous le pied , les 208 et 2008 dans 5 ans ne seraient plus déclinées qu'en électrique .

Par

Il va causer du monstre gadin des ventes PSA Monde le souriant Carlos :

Carrément -27,8%, dont un - 57,7% en Chine...

PSA enchaîne son troisième exercice consécutif de volume qui plouffent ... plus que 2,5 millions d'unités vendues, ce qui ne pèse vraiment plus très lourd pour un groupe qui se voulait dominant chez Stallantis.

Alors, la marge, c'est bien, mais à terme, vendre des caisses en quantité significative, c'est pas mal non plus à moyen terme pour faire tourner les réseaux, et vendre des pièces d'entretien ou de réparation suite accident avec cette fois marges XXL....

Par

En réponse à roc et gravillon

Il va causer du monstre gadin des ventes PSA Monde le souriant Carlos :

Carrément -27,8%, dont un - 57,7% en Chine...

PSA enchaîne son troisième exercice consécutif de volume qui plouffent ... plus que 2,5 millions d'unités vendues, ce qui ne pèse vraiment plus très lourd pour un groupe qui se voulait dominant chez Stallantis.

Alors, la marge, c'est bien, mais à terme, vendre des caisses en quantité significative, c'est pas mal non plus à moyen terme pour faire tourner les réseaux, et vendre des pièces d'entretien ou de réparation suite accident avec cette fois marges XXL....

Concernant l'entretien des voitures, peu importe les ventes, ça dépend surtout du nombre de véhicules en circulation.

Perso, ma Saxo a plus de 18 ans et je me rends à minima tous les 2 ans chez mon concessionnaire Citroën. Ce qui ramène donc forcément de l'argent au Groupe.

Par

une saxo de 18 ans (le raison serait idem pourun clio une 106, une Fiesta) je l’emmena pas chez le CC de la marque :nanana:

mais chez un BON garage indépendant (gge AD expert par exemple) qui sera aussi bon (voir meilleur) et des prix à -30% sur le consommable

pour une auto recente, encore sous garantie, naturellement c'est pas la même chose

Par

je serais surtout TRES curieux de voir ce que le Carlos va annoncer pour

DS - Alfa - Lancia

juste pour rire :ddr::ddr:

Par

En réponse à fedoismyname

Concernant l'entretien des voitures, peu importe les ventes, ça dépend surtout du nombre de véhicules en circulation.

Perso, ma Saxo a plus de 18 ans et je me rends à minima tous les 2 ans chez mon concessionnaire Citroën. Ce qui ramène donc forcément de l'argent au Groupe.

Sauf que ce n'est pas tout le monde qui fait l'entretien de sa bagnole qui a 18 ans d'âge dans le réseau du constructeur :biggrin:

Par

En réponse à pechtoc

Peugeot e108, Opel Adam-e et Citroën e-C1 sur base de Fiat 500e en préparation.

Voilà c'est tout, je coupe l'herbe sous le pied de Carlos.

"Peugeot e108, Opel Adam-e et Citroën e-C1 sur base de Fiat 500e en préparation."

Même si l'idée est intéressante, il a été annoncé qu'il n'y aura pas de descendante aux C1/108/Adam (déjà abandonnée), fusse en électrique.

Par

Sinon il y'a un détail qui m'interpelle à chaque fois pourquoi les PDG des multinationales (surtout françaises ) ne portent pas un joli costume sur mesure pourtant ce n'est pas ça qui manque en France (Cifonelli, etc....) :bah:

Par

En réponse à ze_cat

une saxo de 18 ans (le raison serait idem pourun clio une 106, une Fiesta) je l’emmena pas chez le CC de la marque :nanana:

mais chez un BON garage indépendant (gge AD expert par exemple) qui sera aussi bon (voir meilleur) et des prix à -30% sur le consommable

pour une auto recente, encore sous garantie, naturellement c'est pas la même chose

t'as raison. mais encore faut-il avoir un tel garage près de chez soi.

ensuite, si dois faire 10 bornes pour amener ma caisse, il me faut en retour une voiture courtoisie, rarement proposée par un petit garage indépendant.

je peux toujours prendre un taxi, mais c'est moins pratique.

enfin, je n'ai pas de problème de trésorerie, alors, je dirai: peu importe si ça me revient plus cher. d'autant que l'entretien de cette Saxo n'est pas coûteux.:bah:

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