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Strasbourg : toutes les voitures diesels bannies en 2025 !

Lundi 23 septembre, la ville de Strasbourg a officialisé l'interdiction de tous les véhicules diesel sur son territoire à l'horizon 2025. En tout, une quinzaine d'agglomérations françaises sont concernées par des mesures similaires.

Strasbourg : toutes les voitures diesels bannies en 2025 !

Et hop, encore un coup derrière la tête du diesel ! Lundi 23 septembre, le conseil municipal de la ville de Strasbourg a adopté une délibération visant à terme une interdiction pure et simple des motorisations gazole en 2025.

Il s’agira de l’ultime étape de la mise en place d’une Zone à faibles émissions, ou ZFE, qui s’étendra à toute la ville (et non plus son seul centre historique) à partir du 1er janvier 2021. A l’image de ce qu’il se passe dans d’autres villes où une telle zone a été créée, comme Paris ou Grenoble, les interdictions vont crescendo. Ainsi, seront d’abord interdits les véhicules non éligibles à une vignette Crit'Air, puis des vignettes de catégorie 5 en 2022, 4 en 2023, 3 en 2024 et 2 (soit tous les véhicules diesel) en 2025. Et la mairie de préciser dans un communiqué que « l’objectif final est la sortie des pastilles Crit'Air 2 au 1er janvier 2025. »

Au moins les choses sont-elles énoncées clairement, avec un calendrier finalement assez serré, mais auquel la majorité des automobilistes devrait pouvoir s’adapter (il n’y aura de toute façon pas le choix). En retour, il faut aussi espérer que les pouvoirs publics profitent du délai pour renforcer davantage encore une offre alternative, avec par exemple des parkings en périphérie et des transports en commun plus étoffés.

Le maire de la ville Roland Ries, cité par France Bleu, précise que le calendrier a fait l’objet de longues discussions : "Certains souhaitaient que l'horizon soit 2030. Moi sur Strasbourg, très franchement, je suis sous la pression d'associations qui militent puissamment et qui m'envoient des mails. Ils me disent : faites quelque chose " […] "certains vont être critiques. Ils vont dire qu'ils ne peuvent plus aller au travail. Mais nécessité fait loi. C'est obligé de le faire dans un calendrier rapproché, c'est mon point de vue".

Il faut espérer que la personne qui succèdera au maire actuel, qui a annoncé qu’il ne se représenterait pas en 2020, ne remettra pas en cause une démarche visant, selon l’exécutif strasbourgeois, une réduction de 20% des émissions de NOx et de 40% des émissions de PM10 d’origine routière.

Des valeurs qui semblent toutefois un peu optimistes. Ainsi, un document édité par le ministère de la transition écologique et solidaire à l’automne 2018 estimait que la mise en place des ZFE permettait d’espérer des réductions de concentrations dans l’air de NO2 et PM10 jusqu’à 12 % et celles des PM 2,5 (les particules ultra-fines) à 15%.

Ce qui est déjà louable dans la mesure où l’Agence Santé publique France estime que la pollution de l’air provoque 48 000 décès prématurés chaque année.

Quoi qu'il en soit, cette disposition prise par Strasbourg n’est pas vraiment une surprise : la ville a toujours fait figure de pionnière en matière de lutte contre la pollution automobile, avec notamment depuis le 1er mars 2018 la création d’une ZFE dans son centre historique, de façon à en limiter l’accès des véhicules des véhicules de livraison les plus polluant. A l’horizon 2021 (demain, donc), plus un seul utilitaire diesel ne pourra d’ailleurs y accéder.

A ce jour, une quinzaine de territoires  sont engagés à déployer (ou renforcer) une première ZFE d’ici fin 2020. Outre Strasbourg, Paris et Grenoble, citons le Grand Lyon, le Grand Reims, les métropoles de Nice, Aix-en-Provence, Marseille, Toulouse, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, Rouen ou Fort-de-France.

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