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Dans un marché des flottes à la dérive, l’électrique nage à contre-courant

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

En février le marché des flottes a plongé de 10,2 %. Seules les ventes de véhicules 100 % électriques évitent de passer par le fond, sans que cela ne permette à l’ensemble de surnager.

Dans un marché des flottes à la dérive, l’électrique nage à contre-courant
En février, l'électrique représente 28 % du marché des flottes ©Belpress Maxppp

Le marché des flottes n’en finit pas de sombrer. Février 2026, y ajoute même une touche de noirceur supplémentaire. Selon AAA Data, les immatriculations sur les canaux des flottes (loueurs longue durée, sociétés et administrations) affichent une baisse de 10,6 % en ce deuxième mois de l’année, avec à peine 55 420 unités mises à la route dans le mois

Depuis le début de l’année 2026, le marché B2B avance tel un scaphandrier. Lesté de chiffres en plombs (104 631 mises à la route, contre 116 144 un an plus tôt) il s’enfonce un peu plus vite dans les abysses (-10,69 %).

L'électrique près de 30% du marché 

En février 2026, les voitures particulières (VP) ont vu leurs livraisons reculer de 13,9 % sur les canaux BtoB, à 34 178 unités. Dans cette lente brasse coulée, l’électrique évite de sombrer. Les BEV ont, le mois dernier, représenté 37,6 % des immatriculations avec 12 905 unités écoulées (7 954 en février 2024). Soit une hausse de 62,2 % en l’espace d’un an. Ainsi, en février 2026, plus d’une voiture particulière sur trois (37 %) vendue chez les flottes était une électrique.

Si on y ajoute les VUL, où les BEV progressent de 22,7 %, les véhicules à batteries affichent une ascension de + 58,4 % pour s’adjuger plus de 28 % de parts de marché flottes.

Un score élogieux, mais en trompe-l’œil. Toutes les voitures à batterie ne sont pas logées à la même enseigne. Pendant que les modèles écoscorés paradent, les chinois tiennent le cap et les autres avancent cahin-cahan en ordre dispersé.

Peugeot emporté par le courant

Aux trois premières places, trois marques françaises tiennent le haut du pavé du VP. Mais avec une dynamique différente. 

Citroën (3 276 unités) affiche un étonnant rebond (+ 87 %) et monte sur la troisième marche des marques les plus acquises via le canal B2B. Pas de quoi pousser des hourras de joie. La marque revient de loin (-43 % l’année dernière) et croise les doigts pour que cela dure.

Sur la seconde marche, Peugeot (5 526 immatriculations) se fait emporté par le fort courant du marché société (-38 %) tout comme Renault (-13 %) en tête des constructeurs préférés du B2B avec 8 095 exemplaires écoulés en février. Dacia (-63 % /479 unités) malgré un trou d’air, échoue juste au pied du podium.

20 mois sans lumière

Côté énergie les hybrides refluent et les thermiques perdent carrément pied. Depuis le début de l’année l’essence est en recul de -41,5 % /9 759 unités VP + VUL et le diesel de -14,3 % /32 394 immatriculations). Des modèles fiscalement désespérants dans un marché très très attentiste.

Février signe un vingtième mois sans soleil pour le canal des entreprises. Depuis juin 2024 le marché des flottes automobiles avance à tâtons dans une nuit poisseuse. Sans connaître la moindre éclaircie, le moindre mois positif. Y parait que c’est bientôt le printemps.

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