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Hausse des taxes régionales sur la Carte grise, quel impact pour les flottes ?

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

Demain, 1er mars, le prix des cartes grises va augmenter dans toutes les régions françaises. Y compris pour les modèles électriques qui ne sont désormais plus exonérés de taxe nulle part en France. Une inflation loin d’être indolore pour les particuliers et les flottes d’entreprises.

Hausse des taxes régionales sur la Carte grise, quel impact pour les flottes ?
En 2026 le coût de la carte grise connaît une inflation moyenne de 2,4%, avec de fortes disparités régionales ©L'Alsace Maxppp

En 2026, le prix du cheval fiscal ne galope plus. Tel Pégase, il s’envole. Avec une hausse nationale moyenne autour de 2,4 %. Une ascension presque trois fois supérieure à l’inflation.

Pour beaucoup de régions, 2026 est l’année du roboratif, avec une addition qui reste en travers de l’estomac. Un tiers d’entre elles atteignent le plafond légal de 60 €/CV. À l’opposé, Guadeloupe (41 €/CV), Guyane (42,50 €), Hauts-de-France (42 €/ 43 € à partir du 1er avril) et Auvergne-Rhône-Alpes (43 €) présentent un menu fiscal plus digeste.

Coup de chaud en Corse et en Île-de-France

En Corse les taxes prennent le maquis, avec un bond spectaculaire de 10 € (53 €, + 25 %, dix fois la moyenne nationale). Mais l’île de Beauté fait pâle figure comparée à la région Capitale.

Pour financer les transports publics (merci pour eux), l’Île-de-France applique une majoration forfaitaire de 14 € sur chaque CV. Dans la torpeur dominicale de ce 1er mars, celui-ci va passer de 54,95 € à 68,95 €. Soit une hausse de presque 100 € pour une berline de 7 CV. Et les conséquences se démultiplient pour les flottes automobiles.

Une pression supplémentaire sur les parcs d’entreprises

Pour les entreprises, cette augmentation représente une charge supplémentaire. L’enjeu pour les flottes ne se calcule pas en euros, mais en dizaines de milliers d’euros. Prenons une flotte qui entend renouveler 50 véhicules d’une moyenne de 6 chevaux fiscaux (CV). En Île-de-France, leur certificat d’immatriculation va au total coûter 21 373 € soit 4 200 € de plus qu’en 2025. À Lyon, c’est 13 600 € qu’il faut débourser pour un parc identique.

L’exonération pour les véhicules électriques, c’est fini

En dehors des Hauts-de-France pour un mois encore, les voitures électriques ne bénéficient plus de la gratuité pour leur carte grise quel que soit leur lieu d’immatriculation.

Depuis mai 2025, Auvergne-Rhône-Alpes, une des deux dernières régions à ne pas taxer les certificats d’immatriculations des BEV, a supprimé l’exonération. Les modèles 100 % électrique s’y immatriculent désormais au prix fort.

Les Hauts-de-France sont la dernière région en 2026 à accorder une réduction pour ces véhicules. À partir du 1er avril, date d’entrée en vigueur des nouvelles taxes régionales, les modèles à batteries pourront bénéficier d’une exonération de 50 % (contre 100 % en 2025). Un signal contraire pour la transition écologique des flottes, notamment les plus petites (moins de 100 véhicules) non soumises aux obligations légales de la LOM.

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