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2. Sur la route la Mini thermique reste plus enthousiasmante que l’électrique malgré ses défauts inhérents, et plus autonome !

 

Match : la Mini Cooper S électrique est-elle aussi enthousiasmante que la thermique ?

La prise en main de la Mini Cooper SE est plutôt une bonne surprise. Déjà parce qu’on trouve tout de suite cet esprit « karting » typique du modèle, avec une auto qui vire rapidement et à plat, bien aidée par une direction directe et précise.

En outre, elle n’a rien de cassante sur les dos d’ânes. Et surtout, les 218 ch et 330 Nm du moteur électrique répondent instantanément, assurant ainsi des dépassements canon, au prix de quelques pertes de motricité toutefois, ainsi qu’une facilité d’utilisation bienvenue, surtout sur une citadine amenée parfois à tailler (rapidement) la campagne.

Hélas, faute de borborygmes mécaniques, les émotions manquent, du moins pour ceux qui y sont attachés. Et ce n’est pas le bruit de navette spatiale qui sort des enceintes (heureusement déconnectable y compris en mode Sport « Go Kart ») qui risque de mettre les poils au garde-à-vous, à moins d’être avant tout fan de science-fiction…

Match : la Mini Cooper S électrique est-elle aussi enthousiasmante que la thermique ?

Donner des sensations de bombinette à une électrique n’est pas évident, et on le comprend sans mal quand on prend le volant de l’essence, plus « authentique ». Certes, la mécanique a des défauts, notamment le manque de ressource à bas régime renforcé en mode de conduite normal par la transmission auto 7 rapports à double-embrayage, qui non seulement privilégie les bas régimes en mode de conduite « normal » (pour limiter l’appétit du moteur) mais manque également de réactivité au rétrogradage, même quand on écrase soudainement la pédale de droite dans la moquette.

Sauf que ces déconvenues s’effacent une fois le mode Sport de la boîte enclenché, ou quand on agit manuellement sur ses palettes de commande au volant. Car aux environs de 3 000 tr/mn, régime alors privilégié, le 2.0 turbo sonne la charge et catapulte la barquette sans ménagement, le tout en hurlant de plaisir.

Et si le relatif déficit de puissance (204 ch) et de couple (300 Nm) laisse craindre des performances en retrait, il n’en est rien. Au contraire : grâce à ses 1 360 kg en ordre de marche, soit 320 kg de moins que la frangine, la Mini Cooper S pointe le bout de son nez devant lors d’une accélération de 0 à 100 km/h, avec un chrono en 6s6 au lieu de 6s7, et détale ensuite pour aller chercher 242 km/h en pointe (sur autoroute allemande du moins) quand la SE se limite à 170.

Consommation d’essence raisonnable contre autonomie trop juste…

Une légèreté qui profite également au comportement routier, la Cooper S se montrant encore plus vive, réactive et accrocheuse en virage que la SE. Elle se permet même quelques facéties, et notamment de légères (donc efficaces et maîtrisables) dérives du train arrière en entrant sur les freins. Un moment de bonheur à l’ancienne, hors du temps, rafraîchissant, typique d’une petite GTI thermique. Pour autant, la Mini essence n’a rien de déraisonnable à la pompe. Certes, elle peut réclamer 13 l/100 km couteau entre les dents, mais sait se contenter de 6 l/100 km sur réseau secondaire à allure cool, et de 7 l/100 km sur autoroute. De quoi autoriser environ 600 km avant de refaire le plein sur les grands axes, et donc des week-ends lointains sans arrière-pensée.

Pas si polluante que ça, la Cooper essence à allure cool !
Pas si polluante que ça, la Cooper essence à allure cool !

On ne peut pas en dire autant de la Cooper SE qui réclame rapidement des branchements faute d’une grosse batterie, la capacité nette culminant à 49,2 kWh. Après un bon quart d’heure de folie dans les lacets déjà, surtout quand il y a du dénivelé, mais aussi sur autoroute où la consommation mesurée à 19 kWh/100 km (9 °C au thermomètre) limite l’autonomie à environ 230 km avec le plein ou 180 km avec 80 % de charge. Trop juste pour de longues escapades, sachant qu’il faut patienter a minima 30 minutes pour repasser de 10 à 80 %. Soit dit en passant, si le coût d’électricité à domicile est quatre fois inférieur à celui de l’essence, il peut le dépasser lors de ces fameuses recharges « rapides » en courant continu DC.

Autonomie Mini Cooper S finition JCW Mini Cooper SE finition JCW
Système de récupération d'énergie --
  • 7
  • 7
  • 7
  • 7
  • 7
Autonomie : relevés Caradisiac (parcours mixte) --
  • 4
  • 4
  • 4
  • 4
  • 4
Autonomie : données constructeur (parcours mixte) --
  • 5
  • 5
  • 5
  • 5
  • 5
Note : -- /20 10,7 /20

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