
Les cours du pétrole ont de nouveau dévissé en ce début de semaine. Dans les stations, les prix des carburants continuent de baisser.

Les cours du pétrole ont de nouveau dévissé en ce début de semaine. Dans les stations, les prix des carburants continuent de baisser.

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En mars, la consommation des carburants en France a baissé de 25 %. Et sur les derniers jours, la baisse des achats dans les stations est même de 75 à 80 % !

Le bras de fer entre la Russie et l'Arabie Saoudite s'est enfin interrompu à l'occasion de la réunion de l'Opep et de la Russie. Les deux géants ont trouvé un accord pour réduire la production et limiter la casse en ces temps de crise. En toute logique, les prix devraient remonter à la pompe.

Une étude du ministère des affaires économiques finlandais, à l'origine destinée au gouvernement finlandais, explique qu'une crise sur le pétrole est à venir, avec une industrie du brut qui se pose la question de la rentabilité des réserves.

BNP Paribas, comme d'autres banques, ont des actifs dans le domaine de la pétrochimie. Mais cette étude va finalement à contresens de l'activité financière de la banque, qui estime que la compétitivité du pétrole est mise à mal à cause d'une nouvelle donnée : l'énergie "utile" utilisée par les véhicules, en rapport à l'investissement initial pour produire cette énergie.

Alors que les prix des carburants ont bien baissé ces derniers jours en France, l'actualité chamboule tout avec une hausse brutale de 4 % du baril de pétrole ce matin. La cause ? De nouvelles attaques contre des pétroliers dans le Golf d'Oman.

Toujours en conflit avec l'Iran, Donald Trump a décidé de mettre à exécution ses sanctions avec un embargo sur le pétrole iranien qui pourrait avoir pour conséquence une nouvelle baisse de la production et une hausse du prix du baril, qui a déjà bien augmenté depuis janvier.

En fin de semaine dernière, l'Opep (organisation des pays exportateurs de pétrole) se réunissait à Vienne pour négocier la réduction de la production. Elle a été difficilement votée mais bien actée, afin de faire remonter le cours du baril, qui repart déjà à la hausse.

Tensions entre Arabie Saoudite et Qatar sur fond de terrorisme, opposition entre USA et Opep sur le dossier de la production de pétrole et départ du Qatar de l'Opep, autant dire que la situation est plutôt compliquée en ce moment au sein de l'organisation. Les négociations de cette semaine en Autriche pourraient tout de même amener à une hausse du baril… et des carburants en 2019.

Avec des négociations entre pays de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) qui n'ont pas abouti hier, l'Arabie Saoudite a décidé de faire cavalier seul. Le royaume a pris sa propre décision en réduisant les exportations de 500 000 barils par jour, pour enrayer la chute du prix du brut. Vous pensiez votre carburant cher ? Vous n'avez peut-être rien vu.
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