4L : quand une réplique mythique du Dakar sauve à peine ce film du naufrage
Une Renault 4 de légende dans le Sahara et des comédiens costauds : sur le papier, ce film Netflix avait tout pour plaire. Mais au-delà de la nostalgie pour cette icône du Dakar, on se retrouve perdu dans un désert créatif qui manque cruellement de poussière.

Parfois, en farfouillant dans les tréfonds du catalogue Netflix, on tombe sur des curiosités, à défaut de pépites. C’est le cas de ce 4L, une production maison en provenance d’Espagne.
Le titre tombe sous le sens : il s’agit d’une histoire se déroulant à bord d’une Renault 4. Mais pas n’importe laquelle, puisque c’est celle des frères Marreau qui, en 1979, a fini, entre leurs mains, à la deuxième place du Dakar, derrière un Range Rover V8, excusez du peu.
Une R4 de course
Bien sûr, l’auto du film est une réplique qui, si les couleurs d’origine ne sont pas respectées, dispose de tout ce qui lui fait pour y ressembler, même si un Schnorkel qui court le long du pare-brise a été ajouté. Cette 4L, Joseba l’a rachetée aux enchères et l’a bichonné pendant des années avant de se retirer, avec sa femme, à Tombouctou au Mali. L’homme est mourant, alors ses vieux amis décident de lui rendre une dernière visite et de traverser le désert à bord de l’auto.
Dans l’habitacle, on retrouve Jean Reno, toujours aussi peu expansif, l’excellent comédien espagnol d’origine libanaise Hovik Keuchkerian et la fille de Joseba, interprétée par Susan Abaitua, qui mérite mieux que ce film qui n’est pas un chef-d’œuvre.
Le réalisateur Gerardo Olivares n’est pas Clouzot (le salaire de la peur) ni Oliver Laxe (Sirat) et sa traversée du Sahara en voiture manque un tantinet de poussière et de sueur, malgré la fatigue surjouée, et les coups de soleil surmaquillés des comédiens.
"Qui, de Jean Reno ou de la 4L est le meilleur acteur ?
Reste qu’il échappe aux cartes postales des dunes infinies et des Touaregs « tellement authentiques » On lui en saura gré, malgré les images au drone qui pullulent et malgré la pauvreté du scénario de son 4L (4 latas dans la version originale) qui est un tantinet à côté de la plaque de désensablage.
Du côté de la direction d’acteurs, on est là encore, en plein désert créatif. Ce qui fait dire à un internaute du site Sens critique qui a visiblement vu le film jusqu’au bout, « je me demande qui joue le mieux entre Jean Reno et la 4L ». Un long-métrage à voir donc, pour le plaisir, et la nostalgie de revoir une R4 dans le sable, seul grande qualité de ce petit film.

















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