EN BREF

Seconde génération

540 ou 610 ch

à partir de 167 000 €


L’expertise d’Audi pour la conception de modèles sportifs est incontestable. Que ce soit en championnat du monde d’Endurance, des rallyes ou même pour des modèles de série, le savoir-faire de la marque aux anneaux fait figure de référence. Alors forcément quand la firme d’Ingolstadt est arrivée sur le marché des supersportives, certains ont eu des doutes, vite dissipés à la vue de la première R8 et de ses différentes déclinaisons. Toutefois, les années ont passé et la concurrence est très loin d’être resté immobile, bien au contraire dans un segment où les clients aisés sont friands de nouveautés. Audi l’a bien compris et réagit avec cette deuxième génération de R8.

Essai vidéo - Audi R8 : retour aux affaires

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Esthétiquement, impossible de ne pas faire la filiation, qui est évidente. Pas de rupture brutale donc mais une évolution marquée. Avec des lignes de caisse et des nervures sur la carrosserie plus marquées, la nouvelle R8 affiche un design plus acéré, plus sportif. Cette nouvelle identité s’appuie également sur une calandre plus anguleuse reprenant les nouveaux codes de la marque et de projecteurs à LED de série, qui peuvent recevoir la technologie laser en option. Parmi les autres changements, on remarquera aussi que les Side Panels sont divisés désormais en deux parties (contre une seule sur la première génération) – dommage ! Avec sa largeur renforcée (1,94 m), la nouvelle R8 semble encore plus rivée au sol. Une impression particulièrement perceptible de dos avec des feux arrière longilignes, un diffuseur arrière et deux doubles sorties d’échappement ; le tout surmonté, ici dans cette version V10 Plus d’un élégant aileron en carbone.  Plus dynamique que la précédente, cette nouvelle R8 possède donc des lignes indéniablement moins fluides que la précédente.  Reste à savoir maintenant si la clientèle la préférera à sa cousine l’Huracan, au look encore plus radical.

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Dans l’habitacle, on change tout. Comme sur le dernier TT, la planche de bord est nettement plus épurée qu’avant avec une console centrale ne regroupant sur sa partie que les commandes de climatisation. La principale nouveauté demeure toutefois l’adoption du Virtual cockpit, déjà vu sur le TT et le Q7. L’instrumentation classique est remplacée par un écran digital d’une taille supérieure à 12 pouces, sur lequel il est possible de projeter la navigation au travers d’une carte fournie par Google mais également tous les renseignements liés à la voiture (compteur, compte-tours, ….)

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Dès les premiers instants, on ne peut qu’être fasciné par cette technologie qui demeure à l’heure actuelle unique sur le marché et encore plus dans la catégorie. A l’usage, on est en revanche plus partagé. En effet, même s’il est possible de changer l’affichage proposé, il faut reconnaître que la carte, quand celle-ci est en plein écran à tendance à déconcentrer le conducteur. L’autre grief que l’on peut émettre concerne l’ergonomie. Toutes les commandes ou presque sont concentrées sur le volant. Ainsi,  sur la partie basse, on trouve désormais le bouton de démarrage et d’arrêt moteur, l’ouverture des volets d’échappement, la commande du Drive Select ainsi que celle concernant le mode de conduite (neige, mouillé et sec). Il faut ajouter à cela les touches de la radio et de la navigation. Un temps d’adaptation est donc obligatoire d’autant plus que les menus ont une architecture relativement complexe.

Enfin, on terminera par un mot sur les aspects pratiques. Strictement deux places, la R8 possède un coffre avant à la capacité toujours aussi réduite. Heureusement, il est toujours possible de caler quelques affaires derrière les baquets.