Pour suivre les dernières évolutions dans la bataille qui oppose la FIA, la FOTA et la FOM, il faut éviter de s'absenter pendant plus de 10 mn. Alors que la deadline du 12 juin approche (demain, la FIA annonce le nom des écuries retenues pour 2010) et que la FOTA pas dupe de la récente réponse assez floue de Mosley a en substance réaffirmé qu'ils avaient fait assez de concessions comme ça et que plus rien ne les ferait changer de position, on apprend il y a quelques minutes que la FIA va rencontrer la FOTA à Londres aujourd'hui dans une nouvelle réunion de la dernière chance.

Selon Autosport, le discours de Max Mosley serait subitement devenu moins agressif et beaucoup plus conciliant avec les demandes des représentants de la FOTA. Selon le magazine britannique, Mosley aurait accepté d'adoucir sa position et son règlement 2010 en relevant le plafonnement du budget autour de 100 millions d'euros et en supprimant le système à 2 vitesses qui autorisaient les petites équipes respectant le budget plafonné à disposer d'avantages techniques capables de leur offrir le même niveau de performance que les pointures du championnat !

Il semble que ces avantages seront dorénavant accordés à tous les concurrents et que la FIA va se concentrer sur un autre domaine permettant aux petites écuries d'être compétitives : le partage de technologies. Ainsi, pour 2010 et 2011, il semble acquis que les petites équipes auront la possibilité de disposer des technologies et des connaissances développées par les concurrents actuels de la F1.

Toutefois, Max Mosley a réaffirmé son intention de faire tomber le budget plafonné à 45 millions d'euros dès 2011 tout en ouvrant une nouvelle fois la porte à la discussion en évoquant à nouveau les exclusions à ce budget (pilotes, top ingénieurs .... etc). Concernant le projet d'accords Concorde envoyé par la FOTA, Mosley s'est dit prêt à les signer dans leur ensemble très rapidement.

En somme, Mosley s'accorderait avec une partie des demandes de la FOTA. Mais ne nous emballons pas, il reste encore le problème de la gouvernance et des revenus de la FOM à régler.

à suivre